Bioéthique
Acquittement de Lydie Debaine : l'euthanasie n'est plus un meurtre Présent
Posteur: nicolas | 13 avr 2008 à 21:16 | 778 mots | lu 1148 fois | 18 commentaires





Une « euthanasie » acquittée
A coups de larmes et d’émotion…
Même les jurés pleuraient, mercredi, à la cour d’assises du Val-d’Oise, en écoutant le récit des souffrances de Lydie Debaine, 65 ans, accusée du meurtre avec préméditation de sa fille Anne-Marie, le 14 mai à Groslay. Anne-Marie avait 26 ans. Née prématurée, victime d’une double méningite mal soignée, la jeune fille avait un âge mental de 5 ans ; elle souffrait de plus en plus de maux de tête insupportables, de crises d’épilepsie, de vomissements. Sa mère la soignait nuit et jour depuis son retour à la maison, à l’âge de 22 ans, faute de place dans une de ces structures spécialisées où elle avait pu être accueillie depuis quatorze ans. Lydie Debaine avait quitté son emploi, renoncé à toute sortie, pour rester auprès de sa fille. Les médecins lui disaient qu’il n’y avait aucun moyen de la soulager. Peu à peu, la mère sombra dans la dépression. Le jour où elle passa à l’acte, elle fit avaler des anxiolytiques à Anne-Marie (et en absorba elle-même) avant de la noyer dans la baignoire, pour ne pas « abîmer son corps », et de tenter de se suicider en l’y rejoignant.
Histoire poignante, tragédie dont l’horreur reste entière, témoigne Lydie Debaine en expliquant que sa fille lui « manque tous les jours ». Histoire d’une dissociété où rien ni personne n’a été en mesure de soulager le fardeau porté à plein temps, sans répit, par celle qui a donné la vie et qui ne voit dans cette vie que souffrance et horreur. Histoire d’un désarroi augmenté par cette solitude : une place s’était libérée pour Anne-Marie dans une structure d’accueil, en 2004, mais Lydie avait refusé, de peur que la jeune fille ne s’y fasse violenter. « Si elle avait pu rentrer dans une structure qui lui corresponde, je n’aurais pas accompli mon geste », a-t-elle expliqué mardi devant la cour.
Pour juger un tel acte il serait inhumain de ne pas prendre en compte tout cet aspect subjectif ; injuste de ne pas souligner cet aspect objectif qu’est l’abandon réel ou redouté de nombre d'handicapés pour lesquels il n’y a décidément plus de place dans notre société.
Le problème est ailleurs. Il est dans la revendication, par Lydie Debaine, d’avoir accompli un « acte juste ». Il est (bien malgré elle sans doute, mais pas malgré son avocat, Caty Richard) dans la manipulation de l’aspect subjectif qui a conduit les jurés à répondre « non », à plus de huit sur douze, à la question de savoir si Lydie Debaine avait commis un « homicide volontaire ». C’est ce qui a rendu possible la décision d’acquittement, inattendue, encore rarissime dans ce genre d’affaires – et injuste.
Il n’y a pas de doute : nous sommes dans l’après-Chantal Sébire, l’« opinion », dirigée, programmée par les médias et le lobby de la « mort choisie », s’habitue à l’idée d’exception d’euthanasie, elle se l’approprie, jusqu’à en perdre le sens de la réalité. La réalité est pourtant là, criante, inévitable : même si elle affirme avoir accompli un « acte d’amour » (pour arriver à survivre avec cette atroce réalité), Lydie Debaine a tué sa fille. C’est ce qu’a dit l’avocat général, en réclamant une « peine de principe » (trois ans d’emprisonnement avec sursis) : « La pire des sanctions, Lydie Debaine la vit déjà avec la perte de celle à qui elle a consacré son amour et sa vie. (…) Elle est coupable du crime qui lui est reproché. Elle a tué sa fille avec préméditation. Elle était consciente de ce qu’elle faisait. (…) Elle a refusé toute aide extérieure. Elle était dans une relation fusionnelle… »
L’acquittement de Lydie Debaine signe une terrible évolution de la jurisprudence. Le précédent acquitté (en 1994) dans une telle affaire était René Urvoas, dépressif, qui avait poignardé son fils de 19 ans pendant son sommeil : on n’avait pas alors osé parler d’« acte d’amour »… Tout change maintenant qu’une cour d’assises a non seulement absous ou excusé un « meurtre par pitié », mais l’a considéré comme n’ayant jamais existé. C’était donc un acte juste…
Ce faisant, à travers sa justice, la société à fait pire que de justifier un acte coupable, quelle que soit la compréhension dont on puisse entourer son auteur. Elle a refusé d’assumer son devoir, qui est de défendre la vie. Elle s’en est lavé les mains. Elle s’est solennellement déculpabilisée des abandons à venir ; elle justifie ainsi tous les abandons à venir, puisque plutôt que de venir en aide aux plus malades, elle justifie le fait qu’ils soient éliminés.
JEANNE SMITS

Encore un enfant mis à mort par ceux qui l'ont mis au monde. Il semble que Baal Moloch ait fait des émules jusque dans nos pays soi-disant "civilisés".
"Ils répandirent le sang innocent, Le sang de leurs fils et de leurs filles, Qu’ils sacrifièrent aux idoles de Canaan, Et le pays fut profané par des meurtres..." (Ps 106. 38.)
Si Israël a été jugé sévèrement pour cela, la France le sera malheureusement aussi si elle ne se repend pas!
Jean-Luc
Au-delà du geste (à quelle extrémité de souffrance doit-on arriver en tant que maman pour faire cela ?) mon coeur pleure pour cette maman qui maintenant doit vivre avec cela et peut-être est-ce à nous chrétiens de nous repentir, car dans certaines situations il n'y a que la présence de Dieu qui nous aident à supporter, et nous devrions faire preuve d'un zèle dévorant pour que le plus grand nombre Le connaisse.
cher Jean Luc j'aurai aimé lire dans votre commentaire un peu de compassion pour cette mère.
Personne n'a le droit de juger cette maman, car personne, à part elle - même, ne peut savoir ce qu'elle a vécu.
Ce serait une hypocrisie de la condamner à une peine avec sursis.Il est regrettable que l'on trouve des désinformations partout et pour tout. Dans ce cas présent, j'ai lu que cette maman affirmait que son geste était sans aucun rapport avec la possibilité ou l'impossibilité de mettre sa fille dans une structure. Bien évidemment que la vie est sacrée, mais qu'est - ce que la vie ? Cet enfant pouvait - elle vivre sans sa mère ? ET tant de souffrances, au nom de quoi ?
Tu as tout à fait raison Odile.
En Christ
MJ
Cette mère a bénéficié de tellement de compassion que la "justice" a décidé de fermer les yeux sur le crime qu'elle a commis.
En quoi cette décision du tribunal doit être considérée comme juste ?
Notre Dieu est un Dieu de compassion mais aussi de justice. Pensons-nous, chrétiens, qu'Il approuve une telle décision de justice ?
Nous ne pouvons être insensibles à la souffrance endurée non seulement par la fille de son vivant, mais aussi par la mère.
Mais si on reconnaît le caractère sacré de la vie, alors au nom de quoi se permet-on de la profaner de cette façon ?
La souffrance de la fille n'existe plus. Mais à quoi aura servi l'acte commis par la mère puisque sa souffrance à elle est visiblement plus importante que lorsque sa fille était en vie.
En commettant cet acte, cette mère cherchait-elle plus à mettre un terme aux souffrances de sa fille ou sa première motivation était-elle de mettre fin à ses propres souffrances causées par l'état de sa fille ?
L’acquittement des hommes apaisera t'il sa conscience ?
Manquerai-je de compassion à son égard si je dis que la meilleure des choses qu'elle puisse faire désormais, c'est de reconnaître sincèrement sa culpabilité devant Dieu et d'implorer son pardon parce qu'il est le Seul capable de la délivrer de ce lourd fardeau si elle croit en l'oeuvre accomplie à la croix (souffrance sacrificielle volontaire pour donner la VIE et non la mort) par Jésus-Christ ?
Non Yapo, je dirais au contraire que pour arriver à dire ça malgré le "politiquement incorrect" d'une telle pensée en ces temps,forcément ton cœur doit être touché et ton esprit assez secoué par rapport à la détresse et la souffrance "actuelle" de cette mère, souffrance parfois moins tangible à la vue (parce que l'objet physique de cette souffrance n'est plus visible), mais malgré tout souffrance réelle et aux conséquences éternelles (qui sera à supporter seule, sans la foule des supporters qui disent amen en la comprenant avec réelle empathie).
Mais à quoi bon le dire , ce qui compte, c'est le court terme, le maintenant, le tout de suite (dans l'appréhension et la compréhension de la souffrance), c'est le temps qui veut ça et il faut vivre et évoluer avec son temps, c'est ainsi.
J'ai même entendu dire que l'enfer ne serait pas vraiment éternel ( mais court et bref) car Dieu est trop bon pour permettre un tourment éternel. Si c'est vrai on peut pas non plus chercher à être plus royaliste que le Roi... Mais si c'était pas vrai ?...
Mon message n'étant pas passé la première fois, je tente une deuxième....
Peut être aurions nous pu lui éviter de porter ce fardeau.
Où étaient les chrétiens quand elle supportait seule cette situation? Qu'avons nous fait? Quand sommes nous intervenus comme le bon samaritain, pour lui donner NOTRE temps, NOTRE argent, NOTRE attention, CHRIST en nous? Y a t'il eu des chrétiens pour la remplacer auprès de sa fille, afin qu'elle puisse souffler? Y a t'il eu des chrétiens pour l'aider au quotidien dans tous les actes qu'entraîne une telle situation? Une chaîne de solidarité chrétienne s'est elle mise en place pour l'accompagner la soulager, la porter vers Christ?
Facile de dire "Oh la vilaine", les premiers vilains c'est nous, les chrétiens, prompts en paroles et jugements mais timides en actes.
Avant de voir son péché, il nous faudrait peut être voir le notre : nous n'étions pas là, quand il fallait la soutenir, mais nous sommes là quand il s'agit de l'accuser. Les Pharisiens faisaient de même en leur temps "mettant sur le dos des hommes des fardeaux, qu'il ne voulaient pas soulever du petit doigt".
Elle a péché: OUI, mais nous avons péché plus qu'elle, car nous n'avons pas rempli le rôle que Christ nous demandait. Vous pouvez voir son péché et refuser de voir le notre.
Moi je ne le ferai pas. Nous sommes coupables tout autant qu'elle, et ce n'est que lorsque nous serons présents dans de telles situations supportant et partageant avec ceux qui souffrent, que nous pourrons en parler.
Et j'en reviens au point crucial, ce n'est pas une loi humaine qui règlera les choses, ce sont des chrétiens engagés dans le monde pour annoncer l'évangile en parole et en actes ce qui sera accompagné "de prodiges et de miracles" comme il nous l'a été demandé.
En Christ
MJ
Bonjour MJ,
Je suis totalement d’accord avec toi que la solution aux problèmes du monde passe par la conversion au Christ et à la marche par l’Esprit. Mais j’aimerais que tu me dises de quelles sources fiables tu as appris qu’il n’y a pas eu de chrétiens autour de cette mère pour lui témoigner de leur aide et l’entourer de leurs prières ? Parce que tu portes des graves accusations en disant que nous sommes coupables de ce qu’elle a accompli et j’espère que tu as des faits solide pour appuyer ton réquisitoire.
J'ai l'impression que ta conception du "libre arbitre" et de la responsabilité qui va avec ne concernent pas cette mère, ni ceux qui l'ont acquittée, ni ceux qui ont applaudis à cette décision de « justice »!...
Jean-Luc
lorsque j'ai appris cette nouvelle sur les médias, j'ai eu peur. Je ne juge pas l'acte de cette dame car cela ne m'appartient pas. Mais où va le monde ? N'importe qui aujourd'hui peut pratiquer de telles choses sans inquiéter la justice.
Il y a quelques semaines, des milliers d'handicapés ont manifesté à Paris pour réclamer des droits légitimes. Doit on leur enlever la vie et les éliminer de la terre pour avoir la paix ?
La souffrance dans le corps est une dure épreuve, personne n'en doutera et personne ne pourra nier qu'elle agace tous nos sens quand elle se prolonge, quand on ne la comprend pas, et quand le corps est lié par toutes sortes de douleurs.
Moi la première, j'ai beaucoup de mal à supporter les handicaps que je vois chez les autres, que ce soit chez les enfants ou chez les adultes qui ne peuvent rien y changer. Ca me donne souvent des larmes...
Mais derrière le corps déformé par la maladie, ou derrière peut-être un esprit "arriéré" qui nous semble inadapté à la vie sociale (et j'ai eu l'occasion de travailler dans ce milieu) , il y a dans la personne même LA VIE ET DES SENTIMENTS. Cette vie que Dieu donne, ce souffle imperceptible mais bien réel.
RESPECTONS-LA.
Nous on voit la misère des uns et des autres, mais Dieu voit autre chose "vous aurez toujours des pauvres avec vous".
Souvenons nous en. L'handicap peut être à vie mais il donne en tout cas un autre sens, celui d'établir le véritable amour qui n'est plus établi sur l'apparence mais sur les critères divins. C'est là où l'Evangile a tout son pouvoir, la Parole de Dieu qui est Jésus connaît avec efficacité toutes ces situations. Que l'on soit chrétien ou non (d'ailleurs il y a des non chrétiens qui sont pour vivre) le souffle de vie est le même. Et DIEU RESTE LE MEME.
C'est encore une grande leçon à apprendre.
Bonne journée à tous dans le Seigneur.
mon comementaire n'avait pas pour but de dire que l'acte était juste mais que je trouvais peu de compassion (en fait pas un iota de compassion dans le commentaire précédent) et de me dire qu'il faut être totalement à bout de ressource pour en tant que maman faire un tel geste et lorsque je lis "En commettant cet acte, cette mère cherchait-elle plus à mettre un terme aux souffrances de sa fille ou sa première motivation était-elle de mettre fin à ses propres souffrances causées par l'état de sa fille ?" je frémis là pour moi c'est prendre la place de Dieu qui seul peut juger les motivations profondes de l'homme. MJ je vais dans ton sens.
Bonjour Odile,
Je ne pense pas que tu ais pris toute la mesure des conséquence de ce jugement. Pourrais-tu me dire par exemple si tu trouves un iota de compassion dans les paroles que le Seigneur prononce dans Luc 13. 1 à 5 ?
Si la France et les français ne se repentent pas eux aussi de tout le sang innocent répandu sur leur sol (IVG et meurtres de toutes sortes) le jugement va les atteindre !
Quand il commencera à s'abattre sur notre pays, tous les apitoiements compassionnels ne le détourneront pas de sa rigueur !
Il est effectivement vrai qu'en France en ce moment on a plus facilement de la "compassion" pour les coupables que pour leurs victimes... mais est-ce vraiment la pensée de Dieu?
Jean-Luc
je suis entièrement daccord il nous faut changer de vie, revenir à Dieu, respecter sa loi pour moi pas de problème avec cela, mais j'ai l'impression en lisant certains post que l'on veut encore plus enfoncer cette femme alors qu'elle doit déjà se sentir écrasée. peut-être a-je mal compris et que je réagis avec les tripes d'une maman mais dans la Parole lorsque Jésus a des paroles très sévère sur jérusalem il pleure aussi sur elle, alors j'ai envie de pleurer et de prier pour cette femme que le Seigneur s'approche d'elle et la touche avec tout son amour désolée mais je ne peux pas jeter la première pierre car aux yeux de Dieu je suis peut-être pire qu'elle c'est tout !
bonjour odile, je ne vous connais pas mais à la limite du mépris pour ceux qui défendent la vie, vous dites que je n'ai pas de compassion parce que je ne dis pas mon avis sur la mère de l'enfant handicapé.
Prémièrement, par rapport à ce que la Bible m'a enseigné, donner la mort, même par amour, n'est jamais sans conséquences puisque la loi de Dieu (qui est aussi écrite dans les coeurs des hommes)nous l'interdit et si elle nous l'interdit, c'est parce qu'il y a derrière quelque chose qui n'est pas bon et qui risque de nous alièner encore plus , de nous éloigner de Dieu et de nous charger d'un fardeau bien plus conséquent, la peur et la culpabilité.
Deuxièmement, j'ai tout autant de compassion pour la maman même si je n'en ai pas parlé. Mais je crains que ces situations de juriprudence ne se multiplient si on ne fait rien contre.
Que Dieu vous bénisse en cette journée.
en effet vous ne me connaissez pas car j'ai bcp de défauts mais pas celui d'être méprisante! grâce à Dieu!, mes remarques ne concernaient absolument pas votre post!!!!! pardonnez moi mais je ne l'avai pas lu relisez mon post et vous verrez que j'adhère à ce que la loi de Dieu nous dit mes remarques concernent une femme, une mère qui a besoin de nos prières, et je le redis de notre compassion, aux yeux de Dieu nous sommes tous meurtriers mais Il a eu compassion de ces créatures et Il attend la même chose de nous en nous demandant de ne pas confondre le pécheur avec le péché.
pour ma part j'arrête là, il est tj très difficile de communiquer sur des sujets aussi graves par le biais d'un clavier et cela risque de générer encore plus de choses que le Seigneur ne peut pas agréer.
que Dieu vous bénisse ous
toutes mes excuses, Odile, effectivement il n'est pas facile de dire derrière un clavier ce que l'on voudrait dire. Et j'ai cru que vous me "visiez" puisque mon commentaire était précédent au vôtre. Je retire donc mes propos sur le mépris si cela vous a froissée...
Prions pour cette maman et qu'elle se souvienne de Dieu, c'est bien à cela que je pense aussi !
Que Dieu vous bénisse.
Décidément certains posts ont du mal à passer, je tente donc de renvoyer une deuxième fois, le message d'hier soir...
Bonsoir à tous,
Jean Luc pour qu'il y ait conversion à Christ, il faut que nous soyons sut le terrain autour de personnes qui vivent de telles situations, pour pouvoir les soutenir, les amener à Christ et ensuite partager avec elles le fardeau qu'elles portent.
C'est ce qu'a fait jésus avec les pécheurs.
Dans mon post, lorsque je dis "Quand sommes nous intervenus comme le bon samaritain, pour lui donner NOTRE temps, NOTRE argent, NOTRE attention, CHRIST en nous?"
et plus loin : "Avant de voir son péché, il nous faudrait peut être voir le notre : nous n'étions pas là, quand il fallait la soutenir, mais nous sommes là quand il s'agit de l'accuser. Les Pharisiens faisaient de même en leur temps "mettant sur le dos des hommes des fardeaux, qu'il ne voulaient pas soulever du petit doigt".
Je parles de nous, ceux qui discutent en ce moment, qui prennent position, sans finalement n'avoir rien su de ce qui se passait dans la vie de cette femme et sans avoir rien fait.
Mais peut être étais tu avec cette femme, peut être l'as tu aidé au quotidien, en paroles et en actes. Si c'est le cas dis le nous.
Moi je n' étais pas auprès de cette femme, je ne la jugerai pas, cela appartient à Dieu. Elle a commis un péché, oui, est ce que je dois condamner l'acte? oui, mais le pécheur c'est à Dieu de le condamner, car lui connaît toutes choses.
Quand j'ai dit "Y a t'il eu des chrétiens pour la remplacer auprès de sa fille, afin qu'elle puisse souffler?" Je ne condamne pas, je pose une question. Y a t'il eu des chrétiens autour d'elle? Moi je ne le sais pas, mais peut être que toi tu les sais, alors si c'est le cas dis le nous.
Quand je dis plus loin :
"Elle a péché: OUI, mais nous avons péché plus qu'elle, car nous n'avons pas rempli le rôle que Christ nous demandait. Vous pouvez voir son péché et refuser de voir le notre." Ceux qui aujourd'hui interviennent étaient ils là au moment de l'épreuve de cette famille? Le Seigneur nous demande non seulement d'agir mais aussi d'être juste, le sommes nous quand nous condamnons sans savoir? sans connaissances personnelles de ce qui c'est passé?
Toi même dans ton message sur l'église tu cites Proverbes 21:3 : « La pratique de la justice et de l’équité, Voilà ce que l‘Éternel préfère aux sacrifices. »
Où est la justice, où est l'équité dans la position de ceux qui condamnent sans savoir? Maintenant je le redis, peut être que tout ceux qui sont intervenus ont aidé cette femme, moi ce n'est pas mon cas.
Dieu me demandera compte de toute parole vaine. Je peux condamner l'acte, mais pas la personne, ce serait une parole vaine n'ayant pas la connaissance et le vécu pour le faire.
Quant au libre arbitre, si aucun chrétien ne s'est manifesté, elle ne l'avait pas puisqu'aucune autre solution valable ne lui a été proposée....Si des chrétiens l'ont entourée, et qu'elle a fait ce choix, c'est son libre arbitre et elle en porte la responsabilité.
Mais peut être que si tu as été présent auprès de cette femme, tu as plus d'éléments que nous.
En Christ
MJ
Odile a écrit : "et lorsque je lis "En commettant cet acte, cette mère cherchait-elle plus à mettre un terme aux souffrances de sa fille ou sa première motivation était-elle de mettre fin à ses propres souffrances causées par l'état de sa fille ?" je frémis là pour moi c'est prendre la place de Dieu qui seul peut juger les motivations profondes de l'homme."
J'estime légitime le fait de s'interroger sur les profondes motivations qui amènent une personne à commettre un tel acte.
Je n'ai fait que m'interroger, sans apporter une réponse tranchée.
Je ne crois pas que cela soit anormal. Dans bien d'autres situations, on procède aussi à ce genre de réflexion sachant qu'on n'aura pas forcément une réponse claire à notre interrogation.
Je ne me mets donc pas à la place de Dieu, d'autant plus que Dieu ne se poserait pas ce genre de question puisqu'Il connaît déjà les motivations de cette femme.
Je tente une troisième fois de faire passer la réponse de vendredi soir.
Bonsoir Yapo
Tu as tout à fait raison dans la position que tu prends. Nous avons le droit de nous interroger, sans que cela soit perçu comme une condamnation.
C'est vrai que tu ne posais qu'une question, et qu'il n'y avait pas de réponse dans ta question, donc pas de condamnation.
Je pense personnellement, mais cela n'engage que moi, que cette "mal compréhension" entre toi et Odile, vient d'une difficulté que nous connaissons en tant que chrétien. D'une par nous haïssons le péché, et c'est ce que Dieu nous a demandé. D'un autre coté nous nous adressons à des pécheurs, ou des gens blessés où interpellés (Odile je ne dis pas ça pour toi, mais je parle d'une manière générale) et là notre haine du péché, nous amène à avoir un langage qui peut obtenir l'effet inverse de celui que nous cherchons.
J'ai souvent constaté au début de ma conversion, que mes paroles étaient mal interprétées, parce que lorsque je les disais, je ne pensais pas à l'autre, mais à moi, à mon désir ou besoin d'exprimer ma pensée. Et là c'était le klash, que je ne comprenais pas d'ailleurs.
Avec le temps j'ai appris à penser en deux temps. D'une part ce que je voulais dire, d'autre part, comment l'autre allait l'interpréter. En faisant une place à la perception de l'autre dans ce que je voulais dire, j'ai appris à formuler ma position, sans la dénaturer, mais en évitant qu'elle apparaisse comme une condamnation pour celui qui écoutait. L'impact de mes paroles a beaucoup changé depuis :-)
Mais je le répète, cela ne vaut peut être que pour moi, et comme vous le constatez tous, je n'ai pas fini cet apprentissage :-O)
En Christ
MJ
