Tout a débuté par une récente demande, acceptée par le Tribunal local de Jérusalem, visant à restaurer une maison du quartier de Réhavia, et qui annonce une vive controverse dans un quartier d’ordinaire si paisible.
La raison en est simple : la requête a été formulée par l’association Nétivia, affiliée au mouvement des Juifs messianiques. Car derrière cette restauration se cache la volonté d’ouvrir un nouveau Centre public pour cette secte messianique. En réaction, le conseil des résidents locaux cherche tous les moyens possibles pour faire échouer une telle tentative. Il est même question d’organiser des manifestations publique ou de s’en remettre au Bagats, la Cour Suprême israélienne, et plus haute instance juridique du pays.
"C’est comme construire une synagogue en plein quartier d’Um El Fahem (un village arabe) !", déclare un habitant du quartier, outré par une telle perspective. "C’est annoncé comme le premier Institut des Juifs messianiques à fonctionner ouvertement dans le pays", ajoute t-il. Un autre résident a déclaré que l’ouverture d’un Centre de Juifs messianiques constituerait une véritable "guerre ouverte", précisant même : "Nous ne nous soucions pas de la présence d’une mosquée ou d’une église ici. Mais, en aucun cas, nous n’accepterons l’activité de missionnaires messianiques ici, à Jérusalem !".
La crainte majeure qui anime la plupart des résidents est le risque évident d’influence sur le quartier, tant sur les adultes que sur les enfants qui y habitent. Joseph Shulam, président de l’association Nétivia, et l’un des principaux représentants du mouvement messianique en Israël, se déclare quant à lui "habitué à de telles menaces". Il y a dix ans, deux cocktails Molotov avaient même été lancés devant son domicile. "J’ai payé un prix lourd pour mes convictions", ajoute t-il. Shulam argue que son association opère depuis de longues années dans Réhavia, "au profit d’actions caritatives, avec la coopération de certains habitants du quartier".
En attendant une décision officielle, l’une des actions entreprises à Réhavia pour combattre cette initiative a été la signature conjointe, de représentants du quartier et de membres du Parti National Religieux, d’une pétition officielle, adressée au Planning National de Construction.
La réponse de la Cour Suprême est attendue dans les prochaines semaines
NDLR: Je ne connais pas la tendance de ces messianiques Juifs, mais la décision de la cour Suprême d'Israël peut être décisive pour plus de liberté pour nos frères messianiques aujourd'hui persécutés.













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