Vendredi, la veille de Pourim, un adolescent de 15 ans de la ville de Ariel en Cisjordanie a ouvert un colis qu’il pensait être un cadeau que l’on envoie traditionnellement à l’occasion de la fête. Le colis était piégé. L’adolescent, grièvement blessé, a été transporté à l’hôpital Beillison de Petah Tikva. Le jeune a été opéré toute la nuit mais les médecins ont du procéder à l’amputation d’un de ses membres et ils luttent toujours pour sauver ses yeux. Il est arrivé à l’hôpital dans un état très grave et ses jours étaient en danger.

Selon la police, il est plus que vraisemblable que ce colis piégé ait été envoyé à cette famille juive parce qu’elle était messianique. Leurs voisins racontent qu’ils étaient souvent harcelés parce qu’ils étaient connus comme juifs croyant en Jésus. Les parents, David et Léa, travaillent en milieu palestinien. Ils avaient reçus des menaces de mort de la part de musulmans les accusant de faire de la mission. De plus, le couple est à la tête d’une petite communauté d’une douzaine de membres à Ariel. Des photos de la famille avaient circulé dans leur voisinage les dénonçant comme « dangereux parce que croyant en Jésus. »

Certains membres des communautés de Juifs messianiques sont de plus en plus inquiétés par des Juifs orthodoxes et par certaines organisations juives et musulmanes, depuis des incendies contre leur lieu de réunion comme à Arad ou à Jérusalem (voir : Incendie criminel contre l’église baptiste), des appels téléphonique au milieu de la nuit, des lettres de menace, des violences verbales...

Avi, un juif messianique de la région de Tel Aviv confie à Un écho d’Israël : « Nous savions tous que ce genre d’attentat arriverait un jour, nous l’attendions avec une certaine angoisse. » Ce Juif messianique a été forcé il y a près de 4 ans à quitter le moshav où lui et sa famille habitaient. L’organisation juive orthodoxe « Yad LeAhim » les a dénoncé aux responsables du moshav comme chrétiens et les enfants ont été renvoyés immédiatement de l’école. « Nous ne faisions absolument pas de mission mais, on a dû nous apercevoir dans une assemblée messianique » explique Avi. « Nous savons que nous sommes surveillés mais nous croyons qu’Israël est un état démocratique et que la liberté de foi et d’opinion n’est pas quelque chose de fictif. » Il espère que la police trouvera les coupables de cet acte tout en ne se faisant pas d’illusions : « Personne n’a jamais été jugé parce qu’il cassait du Juif messianique. »