La situation se serait-elle détériorée dans la bande de Gaza depuis qu'Israël a quitté la région ? C'est ce qui semble ressortir du dernier rapport établi par des organisations des "Droits de l'Homme" qui, en dénonçant la "crise humanitaire" à Gaza, laissent entendre malgré elles que les Palestiniens vivaient mieux sous la tutelle israélienne.
Le Jerusalem Post en anglais indique qu'un collectif regroupant huit organisations des "droits de l'homme" basées en Grande Bretagne a publié un rapport prétendant que "la situation dans la bande de Gaza avait atteint le point le plus critique depuis qu'Israël avait conquis la région en 1967". Le document précise que "1,1 millions de personnes, c'est-à -dire 80 % des résidents de Gaza, dépendent de l'aide alimentaire alors qu'elles n'étaient "que" 63 % en 2006, le chômage touche 40 % de la population et près de 70 % des 110 000 travailleurs, employés dans le secteur privé, auraient perdu leur emploi". Le rapport rappelle également qu'Israël est condamné par la communauté internationale en raison de ses opérations contre les terroristes palestiniens de Gaza, suite aux nombreux tirs de roquettes. "Israël a le droit et le devoir de défendre ses citoyens", a tout de même admis la directrice d'Amnesty international au Royaume-Uni, Kate Allen, dont l'organisation fait partie du collectif. "Mais en tant que "pouvoir d'occupation" à Gaza (?), il a également le devoir légal de permettre aux résidents d'avoir accès à la nourriture, à l'eau potable, à l'électricité et à des soins médicaux". Elle a en outre estimé qu'il ne fallait pas "punir toute une population en lui refusant ses droits élémentaires".
Le rapport, sponsorisé par un certains nombre d'organisations basées au Royaume Uni, a adressé un appel au gouvernement britannique, lui demandant d'exercer des pressions sur Israël et de modifier sa politique à son égard étant donné qu'il refusait de négocier avec les dirigeants de Gaza. Le ministère de la Défense israélien a rejeté toutes ces accusations en rappelant que la direction du Hamas était seule responsable de la situation humanitaire catastrophique dans la bande de Gaza.
Le porte-parole du ministère, le major Peter Lerner, a précisé : "Le principal responsable des événements à Gaza, depuis le retrait de Tsahal et le démantèlement des implantations, est l'organisation du Hamas et c'est à elle qu'il faut adresser toutes les plaintes". En outre, il a souligné qu'aucune restriction n'était imposée dans l'acheminement de médicaments et d'équipements médicaux qui arrivaient régulièrement dans la bande de Gaza. Un observateur des organisations non gouvernementales, basé à Jérusalem, a réagi aux attaques de ces dernières contre les opérations israéliennes, en leur demandant de cesser d'exploiter à des fins politiques le Droit international. Il a notamment cité un communiqué de presse d'Amnesty dans lequel l'organisation accusait Israël de "riposter aux attaques en faisant preuve d'une indifférence répréhensible face aux pertes civiles". Gerald Steinberg, professeur à l'université de Bar Ilan et directeur de l'organe surveillant les ONG, a déclaré : "Les organisations non gouvernementales et les groupes défendant les droits de l'Homme doivent mettre un terme à leur exploitation irresponsable et immorale de la rhétorique légale". Et d'ajouter: "Amnesty International et le mouvement des Droits de l'Homme tournent en dérision le droit international en faisant des déclarations fausses parlant de la force disproportionnée d'Israël et en dénonçant les punitions collectives".













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