Les chimpanzés sont moins semblables aux humains que prévu, selon des anthropologues de l'Université Harvard, parce qu'ils n'ont pas de ménopause.

En comparant la fertilité de six populations de chimpanzés et celle de chasseurs-cueilleurs (humains) n'ayant pas accès à un système médical, ils ont découvert qu'elle décroît de manière similaire après la quarantaine. Mais contrairement aux femmes, les femelles chimpanzés meurent peu longtemps après avoir atteint la fin de leur fertilité.

La ménopause, caractéristique très rare chez les mammifères, constitue une énigme parce qu'elle semble contredire la théorie de l'évolution et son insistance sur la nécessité pour chaque individu de maximiser ses chances de reproduction.

Détail intéressant, contrairement aux hommes, les chimpanzés mâles préfèrent se reproduire avec les rares femelles qui demeurent fertiles dans la cinquantaine, plutôt qu'avec des plus jeunes. La fertilité chez les femelles âgées serait ainsi une indication de bons gènes et d'une bonne constitution.