Reporters sans frontières dénonce les mesures d’intimidation et de censure prises récemment à l’encontre de la presse privée par les gouvernements du Tchad et du Soudan, après que des rebelles, que N’Djamena accuse d’être à la solde de Khartoum, ont lancé une offensive contre la capitale tchadienne.
“Proie facile, bouc émissaire systématique et défouloir opportun en cas de crise, la presse fait, une fois de plus, les frais des tensions qui règnent entre le Tchad et le Soudan. A N’Djamena, le gouvernement maintient une chape de plomb menaçante sur les journalistes, tandis qu’à Khartoum, la police politique continue d’empêcher la circulation d’opinions embarrassantes pour le gouvernement. Ces attitudes sont désolantes”, a déclaré l’organisation.
L’état d’urgence a été instauré au Tchad le 15 février 2008 sur toute l’étendue du territoire, selon un décret du président tchadien Idriss Deby Itno. Aux termes de ce dernier, un couvre-feu a été instauré sur le territoire, ainsi que le “contrôle de la circulation des personnes et des véhicules”, les “perquisitions à domicile et le contrôle de la presse publique et privée”.













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