Didier Gasser[1] ; décembre 2007

Il est très intéressant de constater que les scientifiques évolutionnistes opposent souvent la définition de la Science aux scientifiques créationnistes dans le but de les dénigrer quant à leur science. Alors prenons une des définitions dans les rangs évolutionnistes et voyons-la de plus près. Nous prendrons pour se faire celle de Hervé Jamet, (Qu'est-ce que la Science ?) faite au mois d'Août 2003, qui nous est parfois proposée :

La démarche n'étant pas si simple, nous resterons dans les fondements ou la base des explications concernant la Science, l'Evolution et la Création :



Hervé Jamet :
LA SCIENCE Qu'est-ce que la Science ? D'après le dictionnaire, la Science est la connaissance relative à des phénomènes obéissant à des lois et vérifiés par des méthodes expérimentales. ”


Commentaire :
D'ores et déjà, à moins de pratiquer de la désinformation à outrance, on peut constater que l'Evolution que l'on veut nous imposer, c'est à dire la Macro-Evolution, n'est pas la Science, ou plutôt ne fait pas partie de cette dernière ! La Macro-Evolution n'est vérifiées par aucune méthode expérimentale et n'obéit à aucune loi existante. La Science véritable implique toujours l'observation. Et puisqu'il ne peut être question d'observer le vol du premier oiseau ou l'apparition de la première cellule, toute la question des origines ne peut faire partie de la Science ! Mais pour tous les courants de pensée issus du Siècle des Lumières, ce genre d'affirmation est anathème car pour maintenir la légitimité du système évolutionniste de croyances, il faut une explication matérialiste (appelée “ scientifique ”) des origines. La Science véritable n'exige pas cela... . De même, outre que de nombreuses évidences viennent la corroborer au niveau de son fondement, la Création ne peut être vérifiée par des méthodes expérimentales ni n'obéit à des lois, ces dernières faisant partie de la dite Création.. Les deux théories sont donc au même titre des hypothèses de travail et nous avons affaire dans les deux cas à une déclaration de foi.


Hervé Jamet :

“ Cette définition définit les bases de ce qu'est la Science. Nous allons ici regarder de plus près ces trois composantes de la science : l'observation, l'expérimentation et les lois. ”


Commentaire :
Ce qui nous montre à la base déjà que nous ne pouvons pas parler de l'une des théories comme étant la Science. Mais continuons :



Hervé Jamet :
“ L'observation
Tout travail scientifique commence par des observations. L'observation la plus célèbre de l'Histoire de la Science est sans conteste celle de la chute d'une pomme faite par Newton, qui lui donna l'idée de sa théorie de la gravitation universelle. Même si cette histoire n'est peut-être qu'une légende, elle illustre admirablement la démarche scientifique : on observe un phénomène, parfois surprenant, mais bien souvent banal, et on se pose la question : pourquoi ? ”


Commentaire :
D'une part, c'est exactement ce que font les scientifiques dans le cadre de la théorie de la Création. D'autre part c'est aussi exactement ce que font la plupart des scientifiques, tout en notant que plus de 90% de la recherche scientifique n'a que faire de la théorie de l'Evolution ou de la Création dans ses investigations. On peut penser aussi à cette citation d'Adam S. Wilkins, dans une note parue dans la revue de recherche prestigieuse BioEssays (revue technique pour chercheurs en biologie, dont il est l'éditeur), où il reprend la déclaration de Dobzhansky et la met sens dessus dessous. De manière subliminale, il souligne par ailleurs son importance mythique (2000: 1051): “ Le sujet de l'évolution occupe une place particulière et paradoxale dans l'ensemble de la biologie. Tandis qu'il est probable que la grande majorité des biologistes admettraient l'affirmation de Dobzhansky qu'en biologie rien ne peut se comprendre sans la lumière de la théorie de l'évolution, la majorité font leur travail sans se référer particulièrement aux concepts évolutionnistes. La notion d'évolution serait donc, à la fois, un concept unificateur indispensable et un concept tout à fait superflu. ” (WILKINS, Adam S. (2000) Intro (issue on Evolutionary Processes) pp. 1051-1052 BioEssays vol. 22 no.12 December).



Hervé Jamet :
“ L'observation se doit d'être la plus objective et la plus précise possible. Elle ne doit pas se laisser influencer par une possible explication, qui risquerait de la biaiser. ”


Commentaire :
C'est précisément sur ce point qu'intervient l'objection du Créationnisme à l'encontre de l'Evolutionnisme. Ce dernier ne se contente pas d'observer la découverte, mais prétend l'expliquer quant à son fondement ou à son origine avant même d'avoir considéré toutes les explications possibles ; on sort donc du cadre scientifique. Une pratique très connue en Science (Kim J. Vicente, William F. Brewer; La Mémoire trompeuse des Scientifiques; La Recherche 258, octobre 1993, volume 24), à commencer en recherche fondamentale où les dites théories n'ont aucune influence, mais présente de façon subtile voire outrancière dans le cadre de l'Evolutionnisme. Il s'est laissé influencé par un tel enchevêtrement d'explications possibles, où tout et son contraire peut être utilisé comme “ preuves ”, qu'il ne voit plus que la base ou le fondement même de l'édifice peut être remis en question et que les mêmes découvertes peuvent être expliquées dans le cadre de la théorie de la Création.



Hervé Jamet :
“ L'observation doit de plus en plus souvent s'aider d'instruments. Ces instruments sont parfois indispensables pour effectuer cette observation : l'observation de l'espace nécessite des télescopes de plus en plus puissants, alors que l'observation de l'infiniment petit utilise des microscopes. ”


Commentaire :
C'est exactement ce que mettent en pratique les scientifiques Créationnistes dans leurs investigations. À noter que les instruments ont leur limites respectives, au-delà desquelles on court le risque de tomber dans le piège décrit ci-dessus. Mais pour les penseurs issus des Lumières il est inconcevable que la Science puisse être limitée ! Cependant il faut s'y faire. Ce n'est pas un hasard qu'au XXe siècle l'avancement en philosophie de la Science s'est fait presque qu'exclusivement par des anglophones ou des gens travaillant en milieu anglophone où l'influence des Lumières a été bien moins profonde. En France le débat est resté à la remorque des progrès faits en milieux anglophone. Et c'est encore le cas, à preuve du contraire. L'influence des Lumière a aveuglé les penseurs sur le rôle idéologique qu'on tente de faire jouer à la Science chez les francophones ... .




Hervé Jamet :

“ Même en cas de phénomènes directement observables, des instruments permettent de rendre cette observation plus précise ; ainsi, une caméra permettra de mieux comprendre des phénomènes rapides, tel par exemple le galop d'un cheval. ”


Commentaire :
C'est exactement ce que mettent en pratique les scientifiques Créationnistes dans leurs investigations. À noter que les instruments ont leur limites respectives, au-delà desquelles on court le risque de tomber dans le piège décrit ci-dessus.



Hervé Jamet :