
Ils sont tous là qui farfouillent dans leurs souvenirs de grec ancien, pour savoir ce qu'elle a bien pu vouloir dire avec son agapè, la nouvelle première dame de France, Carla Bruni-Sarkozy.
En arrêt maladie depuis plusieurs jours, j'ai eu le loisir pour me distraire de zapper un peu sur la télévision, chose que, je l'avoue, je ne faisais plus guère depuis un moment. J'ai été effaré de voir que le système breveté RFA, célèbre entreprise de formatage bas-niveau des esprits, la trilogie Ruquier-Fogiel-Ardisson tenait encore et toujours le haut du pavé. Il est de bon ton en ce moment, puisqu'eux l'ont donné, de tourner en ridicule la nouvelle première dame, qui fut autrefois des leurs, c'est à dire de la gauche caviar, en mimant le bruit que ferait Carla Bruni, c'est à dire aucun, pour signifier son insignifiance.
Lorsque j'écoute ces élites tellement cérébrales, tellement bien pensantes et tellement toujours du même bord politique s'envoyer des fleurs, je ne puis m'empêcher de penser que les choses ne vont aller qu'en empirant dans notre beau pays de France, dont le gouvernail médiatique est livré à ces gens sans éthique. Et je n'ose parler des politiques, et toc.
Notre époque peut instantanément mettre la main sur les plus merveilleux outils de savoir, les plus fantastiques moyens de communications, mais paradoxalement, ce sont des pensées toutes faites qu'elles impose, de petits mots abrégés qu'elle envoie, et qui finissent parfois jetés en pâture à la curiosité publique. Une réaction en appelle une autre encore plus indignée et il faut que la plus sage, ou disons que la plus fraîchement institutionnelle des deux, avant que l'amidon du costume ne la change en statue, se fende d'excuses pour les avoir traités de Judas. Excuses qui en revanche chez les autres ne viendront jamais, ou sous la contrainte.
C'est ainsi que, répondant à la question "Y a-t-il des figures politiques que vous admirez?", elle en vient à citer un terme grec, celui d'agapê. Inapproprié dans le contexte me semble-t-il, mais ce qui m'a semblé intéressant, c'est que les commentateurs se sont empressés d'ouvrir leurs dictionnaires de grec ancien pour retourner à ... leur Bible !
J'aimerais exhorter nos amis politiciens, journalistes et hommes de médias, pour 1 euros et cinquante centimes, à lire les récits de celui qui fut l'Incarnation suprême de cet agapê, Jésus-Christ. Ils y gagneront tous en grandeur d'âme, en humanité et y liront cette parole d'une grande puissance: "Que servirait-il à un homme de gagner le monde entier s'il perdait son âme?"
Alors mes amis, vous voulez la définition du mot agapê? La voici: il n'y a pas 2, mais 3 termes qui désignent l'amour. Il y a l'amour charnel, physique, eros. Puis il y a l'amour émotionnel, phileo, le même qui fait que l'on nomme pédophiles ceux que l'on devrait nommer pédérastes, mais que l'on a remisé au tiroir pour ne froisser personne. Et enfin, il y a l'amour suprême, inconditionnel, absolu, l'amour humain qui tend vers le divin... ou l'idolâtrie de soi, de son rang ou de sa position: agapê.
A nos amis Parisiens, je rappellerai que les Pharisiens, que fustigeait sans cesse Jésus, aimaient d'un amour agapê... les premières places dans les synagogues. Ils aimaient être vus, salués, et ils faisaient pour l'apparence quantité de choses qui, en réalité, les laissaient seuls, vides et désabusés au final.
A la fin de vôtre vie, amis Parisiens bourgeois et bohêmes, quand vous aurez consommé votre Moi, vos loisirs, vos amants, vos drogues et vos enchantements, il n'y aura plus que le regret et la solitude de ce que Jésus, encore lui, nomme "le ver qui ne meurt pas", le remord éternel. Pensez-y.
Et dans l'intervalle, pesez vos mots car, vous prévient Jésus: "Au jour du Jugement dernier, les hommes rendront compte de toute parole vaine qu'ils auront prononcée". En lisant la Bible, ce livre millénaire, vous découvrirez peut-être ce mot mystérieux que Jésus écrivit sur le sol, au lieu de se joindre à la foule qui lapidait la femme adultère, et qui se retira, accusée par sa conscience. Quel est ce mot? Au fond de vos consciences, vous le connaissez déjà , il vous suffit de faire demi-tour et de changer de chemin...
Comme Carla dans sa musique, je déteste le bruit et je préfère le silence et ses vertus, que vous tournez en ridicule parce que vous ne le pratiquez pas. Comme Carla, en musique, je préfère désormais les valeurs sûres et intemporelles comme... Bach, Bach ou encore... Bach. A vous le clinquant, puis les tourments, et à moi, le repos, éternellement.













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