NDLR: En lisant cela, on ne peut pas ne pas penser à ce texte bien connu...

L'école prépare-t-elle les dictateurs de demain ? C'est ce que l'on pourrait craindre à la lecture d'un article de Michel Segal, professeur en ZEP. Suite à des réunions informelles ne réunissant qu'une minorité d'élèves, une centaine de lycées ont étés interdits de cours pendant plusieurs jours.

Le "blocage" de l'établissement se réalise avec la complicité du proviseur qui cède à la menace de désordres en cas de refus, et coopère à sa mise en place. L'auteur dénonce l'irresponsabilité des directions qui valide et annonce de graves dysfonctionnements démocratiques. D'une part, par leur "immense faiblesse", elles enseignent l'incivisme aux enfants, "encouragés et initiés au fascisme", sur fond de démagogie.

D'autre part, la raison invoquée pour le blocage est le refus d'une loi pour l'université que tous les recteurs soutiennent. Les lycéens appliquent ainsi deux principes illusoires devenus des fondamentaux de l'école : « l’enfant est le mieux placé pour juger de l’éducation dont il a besoin, et toutes les paroles se valent ».

Michel Segal y voit le parachèvement de la destruction du principe d'autorité, craignant d'avoir " bientôt à négocier avec des enfants de treize ou quatorze ans, qui auront décidé de bloquer leur collège parce qu’une loi votée par la représentation nationale ne leur plait pas."