Se faire avorter quand on a le ventre déjà bien rond parce qu'un test génétique a révélé un handicap, parce qu'on espère un garçon et que c'est une fille, ou encore parce qu'on ne savait pas où aller ou que faire. Vingt ans après la décriminalisation de l'avortement au Canada, l'avortement tardif est le fait de quelque 2200 avortements par année au Québec. Un sur 14. Et c'est là l'ultime tabou.



Au Québec, l'an dernier, 2277 avortements tardifs ont été effectués entre la 14e et la 23e semaine de gestation. Après cela? Aucun. Après la 23e semaine, ironiquement, les femmes sont automatiquement envoyées aux États-Unis, ce pays dont on dit pourtant qu'il est le haut lieu du conservatisme.

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