NDLR: Et nous ne ferons que mentionner la dernière arnaque du Hamas, qui a consisté à couper lui-même le courant à Gaza pour que la communauté internationale blame... Israël. Ca a marché à 100%, comme d'habitude ! Lire également dans la foulée "L'Europe se prépare à son avenir musulman" (Liberty Vox)

Par Claude Bensoussan

Les premiers conflits les plus graves de ce nouveau siècle, en Afghanistan, Irak, Soudan, Palestine, Liban et depuis peu Somalie, ont un point commun, c'est qu'au moins l'un des protagonistes est une organisation ou un pays musulman.

Il est souvent aussi admis qu’Israël est la cause de la violence qui règne au Moyen Orient.

Mais quelle responsabilité peut être imputée à Israël pour les centaines de milliers de morts de la guerre entre l’Irak et l’Iran ou dans l’invasion du Koweït ?



Israël joue t-il le moindre rôle dans le massacre des populations chrétiennes et animistes du sud du Soudan (2 millions de victimes généralement citées), par les maîtres musulmans du pouvoir à Khartoum ; si l’intervention de l’ONU dans ce pays est bloquée, la responsabilité n’en revient-elle pas à la Chine, plutôt qu’à Israël ?

Quel lien peut-on trouver entre les massacres de civils en Algérie par des Algériens et la politique israélienne ?

La mainmise impitoyable des Talibans sur l’Afghanistan avait-elle un lien avec le conflit israélo palestinien ?

La guerre civile actuelle en Irak, qui rend impossible toute reconstruction du pays, n’a-t-elle pas pour cause principale une lutte sanglante pour le pouvoir entre groupes religieux d’obédience musulmane ? Et si la crise en Irak engendre une crise plus grave entre pays voisins partisans de l’un ou l’autre groupe, pourra-t-on en rejeter la faute sur Israël ?

Que ne pourrait-on dire encore à propos de l’instabilité au Nigeria, au sud des Philippines ou de la Thaïlande, voire en Côte d’Ivoire ?

Depuis combien de temps ne connaissons-nous plus d’autre terrorisme dans le monde que de source musulmane revendiquée ?

Il existe certes des pays musulmans pacifiques comme Oman. Mais combien sont à l’abri de la vague déferlante de l’Islamisme ?

Bien au-delà de ces régions en crise ouverte, nous voyons les relations internationales de plus en plus marquées par l’activisme islamiste et son interférence dans les affaires internes des pays occidentaux : Attentats du 11 septembre, de Londres, de Madrid (ou plus ancien, celui du boulevard Saint-michel en 1995), sans compter ceux qui ont eu lieu dans d’autres régions du monde et ceux qui ont été déjoués. Au-delà de ces actes de violence perpétrés dans le secret, nous voyons surgir des menaces plus officielles :

Fatwa contre Salman Rushdie dont le gros roman, d’une grande médiocrité, ne méritait pas tant d’honneur, même si quelques pages donnaient une présentation blessante pour les musulmans, du personnage de Mahomet.

Affaire des caricatures au Danemark : l’humour n’est sans doute pas la chose du monde la mieux partagée. Plus de 100 personnes sans rapport avec l’affaire, sont mortes au cours des protestations violentes qui ont suivi. Quelques mois plus tard Téhéran organisait au sein de son musée national une présentation de caricatures visant à nier l’holocauste, que le président iranien qualifie de mythe, ce qui ferait l’objet de poursuites dans certains pays d’Europe.

L’affaire Robert Redeker mérite peut-être d’attirer l’attention sur un point : l’article est paru dans le Figaro du 19 septembre dernier. Le 20 septembre, le Cheikh Youssef al Qaradawi désigne à la radio le professeur Redeker comme l’Islamophobe du moment. Le lendemain, l’intéressé reçoit sur Internet, une dizaine de menaces de mort. Moins de 48 heures s’étaient écoulées. Des foules manifestent ensuite jusqu’en Indonésie.

Parmi tous ces acteurs, qui, à part le Cheikh al Qaradawi (de réputation modérée !), avait eu le temps de lire l’article incriminé ? Nous sommes en présence d’une condamnation à mort sans jugement et sans délai. Si tel n’était pas le vÅ“u du Cheikh, n’avait-il pas tout le temps de s’excuser ?

D’une toute autre envergure est le scandale provoqué par le discours du pape Benoît XVI à Ratisbonne le 12 septembre 2006.

Le discours de Ratisbonne était bien éloigné des diatribes antioccidentales et « anti-croisés » dont sont coutumiers les médias musulmans, la station d’Al-Jazira en particulier. Le Pape présentait l’importance du lien entre la foi et la raison dans la religion chrétienne, en s’appuyant sur l’héritage de la philosophie grecque : le corollaire était le rejet de toute violence dans la démarche religieuse, notamment dans la recherche de la conversion : « La violence est en opposition avec la nature de Dieu et la nature de l’âme ». Au XIIIème siècle, Saint-Thomas d’Aquin avait dit en d’autres termes « La lumière de la raison et celle de la foi viennent toutes deux de Dieu et ne peuvent se contredire ».

Le Pape critique aussi le relativisme occidental également rejeté par le monde musulman et souligne l’absolue transcendance de Dieu dans la doctrine musulmane : Sa volonté n’et liée à aucune de nos catégories, y compris celle du raisonnable, selon notre approche humaine.

Surtout il insiste sur la nécessité d’un dialogue franc et ouvert, avec l’Islam : Peut-il y avoir un dialogue sérieux et productif, si on évite d’aborder ce qui fâche ?

Le 6 octobre 2006, Benoît XVI affirme, lors de la réunion annuelle des théologiens catholiques : « Parler pour obtenir des applaudissement, parler dans le sens de ce que les hommes veulent entendre, parler en obéissant à la dictature des opinions communes, est considéré comme une sorte de prostitution de la parole et de l’âme. » Cette déclaration ne pourrait-elle intéresser d’autres secteurs de la société ?

Rappelons qu’un souci légitime du Vatican, déjà bien avant Benoît XVI, est la situation de plus en plus difficile des chrétiens dans les pays d’obédience musulmane. Même si la presse occidentale se fait plutôt discrète sur ce sujet, de plus en plus fréquemment les prétextes les plus divers justifient des agressions de plus en plus graves, contre les personnes et les lieux de culte. Certes les chrétiens ont, en pays musulman, un statut de citoyens de seconde zone, mais ces contraintes « légales », engendrent à leur égard un comportement de la majorité et des pouvoirs publics, un déni de justice, qui va beaucoup plus loin. On ne saurait trop recommander sur ce sujet, la lecture du livre mesuré de Mgr Jean Benjamin Sleiman, archevêque de Bagdad, « Dans le piège irakien ».

Si l’on compare les propos du pape aux invectives et aux menaces quotidiennes prononcées contre l’Occident par les médias arabes et musulmans et émanant d’autorités importantes, on peut s’interroger sur les mobiles de cette mobilisation. Ce sont généralement les plus violents qui ont protesté le plus fort contre l’accusation de violence contre leur religion, alors qu’ils en sont la meilleure illustration. De façon surprenante, on trouve aussi parmi les protestataires les plus acharnés, l’association musulmane chinoise, habituellement fort discrète dans son propre pays. Les meneurs visent autre chose, c’est l’intimidation et l’humiliation de l’Occident. Ils y réussissent de mieux en mieux. Ne voit-on pas, entre autres, même sans menace précise, disparaître de l’affiche un opéra de Mozart que son ancienneté devrait mettre à l’abri de semblables fantaisies, ou une pièce de Peter Hanhke. On cite même des sapins de Noël retirés des entreprises ! Cette autocensure est-elle inspirée par la tolérance « par un souci d’apaisement » ? Regardons plutôt en nous-mêmes et reconnaissons que nous nous sommes mis en marche, de nous-mêmes, vers la soumission, vers la dhimmitude imposée aux chrétiens en terre musulmane.

Laissons la parole au maître réel de l’Iran Rafsandjani : « Il est devenu clair que les musulmans sont maintenant conscients de leurs puissance et sont prêts à se défendre ».

Certes, il existe de nombreux musulmans pacifiques, imams ou simples croyants, nous leur reprochons un peu trop de ne pas intervenir pour témoigner mieux des valeurs de l’Islam en désavouant les pratiques des fanatiques. Nous oublions qu’ils sont bien plus menacés que nous par les procédés expéditifs des islamistes et que l’exemple de démission pour ne pas dire de lâcheté que nous leur donnons, ne les encourage guère. Il est urgent d’arrêter cette évolution, avant que l’aggravation de cette situation ne provoque une crise plus grave.

Marquons la limite fermement, sans crainte, sans remords et sans haine, en commençant comme le Pape nous en a montré la voie, par appeler officiellement les choses par leur nom, ce serait un premier acte de courage.

Chers amis « guyseniens », avouez que ce texte, dans sa quasi intégralité, aurait pu être celui de l’un de nos articles. Et bien, je vous avoue que, l’ayant lu, je n’ai pas résisté au plaisir de vous le faire partager.

Ecrit il y a deux mois, dans le bulletin trimestriel de la revue de l’Association Nationale des Officiers de Carrière en Retraite, par le Général (2S) Charles Mainguy, Président du Cercle d’Etudes et de Réflexion sur la Défense.

Général de l’armée de l’air.

Comme quoi, la Grande Muette n’a pas sa langue dans la poche lorsqu’il le faut…

Dans un « manifeste des 521 », Charles Mainguy écrivait il y a quelques temps, avec 520 autres généraux de l’Armée Française,

« Officiers ayant servi en Algérie de 1954 à 1962, en notre nom et au nom de tous les hommes que nous avons commandés, morts et vivants, nous voulons apporter notre témoignage sur le rôle de l'armée à cette époque. Cela dans le double but de dépassionner les débats et de rétablir la vérité historique, masquée aussi bien par les provocations que par leurs exploitations médiatiques.

En Algérie, l'armée française s'est trouvée aussi confrontée à une forme de guerre radicalement nouvelle, directement issue de la pratique marxiste-léniniste. Celle-ci consiste en particulier à prendre en otage la population civile et à la mettre en première ligne. Non seulement elle ne distingue plus les combattants des civils, mais elle contraint par la terreur les civils à dissimuler, protéger, assister les combattants et à les faire adhérer à la cause de leurs bourreaux.

Face à cette menace mortelle, les autorités politiques ont confié à l'armée la charge de réduire l'adversaire et de protéger la population par tous les moyens et dans les délais les plus brefs. Sans aucune autre directive, l'armée française a mené son combat avec une totale efficacité dans l'honneur et la dignité. Certains, pendant la bataille d'Alger en particulier, ont été confrontés à un dilemme: se salir les mains en interrogeant durement de vrais coupables ou accepter la mort certaine d'innocents. S'il y eut des dérives, elles furent marginales et en contradiction même avec les méthodes voulues et les objectifs poursuivis par la France et son armée; alors que c'est au nom de leurs principes de guerre que les terroristes et même les combattants du FLN mutilaient et massacraient par l'attentat et l'assassinat femmes, enfants, population civile tant algérienne qu'européenne.

Les enjeux du débat d'aujourd'hui dépassent largement ceux d'une simple page controversée de notre histoire.

La question en effet demeure au-delà des polémiques: face au terrorisme, au chantage, aux mafias de toutes sortes, quelles armes la démocratie veut-elle employer pour défendre ses citoyens? Quelles solutions pour ne pas laisser grandir sans fin le nombre des victimes? Qu'est-ce que garantir les droits de l'homme, si c'est l'innocent désarmé qu'on laisse détruire et le coupable que l'on préserve. C'est de notre avenir qu'il s'agit. Celui-ci ne peut se construire ni en reniant l'exemple des aînés, ni en refusant les leçons de l'expérience, ni en laissant le prisme de l'idéologie déformer notre passé et donc notre jugement. »

Ce texte peut s’appliquer en entier à Israël et à Tsahal, en remplaçant juste FLN ou terroristes par Fatah, Hezbollah ou Hamas.

Il va sans dire que « toute ressemblance avec des situations ou des personnages existants…. »

  • Dhimmitude : statut inférieur mais assorti de garanties accordé par l’islam, aux Chrétiens et aux Juifs. Un « Dhimmi » est un Chrétien ou un Juif vivant sous le régime de la Dhimma (réf. Dictionnaire Larousse).

« L’autopsie de l’histoire montre que les grandes civilisations meurent par suicide et non par meurtre ».

Arnold Toynbee, dans « Etude de l’histoire ».