NDLR: Merci à Eliane Colard pour cette exhortation.

Apocalypse 2/ 12 : « Ecris à l’ange de l’église de Pergame : voici ce que dit celui qui a l’Epée aiguë Ã  2 tranchants : Je sais où tu demeures, je sais que là est le trône de Satan. Tu retiens mon nom et tu n’as pas renié ma foi, même aux jours d’Antipas mon témoin fidèle, qui a été mis à mort chez vous, là où Satan a sa demeure. Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu as là des gens attachés à la doctrine de Balaam qui enseignait à Balak à mettre une pierre d’achoppement devant les fils d’Israël pour qu’ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles et qu’ils se livrent à l’impudicité. De même toi aussi tu as des gens attachés pareillement à la doctrine des Nicolaïtes, ce que je hais. Repens-toi donc ; sinon je viendrai à toi bientôt, et je les combattrai avec l’Epée de ma bouche. Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux églises. A celui qui vaincra je donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc ; et sur ce caillou est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n’est celui qui le reçoit ».

Les vainqueurs sont ceux qui courent jusqu’au bout pour tâcher de remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ en courant selon les règles : Paul le dit en Philippiens 3/ 12 à 15 : « Car ce n’est pas que j’ai remporté le prix ou que j’aie atteint la perfection ; mais je cours pour tâcher de le saisir puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus-Christ. Frère je ne pense pas l’avoir saisi mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ ». Est-ce une vision élitiste ? Il semblerait que ce soit en tout cas le dessein de Dieu pour l’Eglise puisqu’au verset 17 Paul nous exhorte à être en cela ses imitateurs. Le modèle à imiter en cela est ceux qui marchent selon le principe de la Croix.

La vraie Manne c’est Jésus-Christ le Pain du ciel.
Jean 6/ 32- 35 : « En vérité en vérité je vous le dis, Moïse ne vous a pas donné le pain du ciel ; mais mon Père vous donne le vrai pain du ciel, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. Ils lui dirent : Seigneur donne-nous toujours ce pain. Jésus leur dit : je suis le pain de vie, celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif ». Jean 6/ 48- 51 : « Je suis le pain de vie. Vos pères ont mangé la manne dans le désert, et ils sont morts. C’est ici le pain qui descend du ciel ; afin que celui qui en mange ne meure point. Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain-là, il vivra éternellement ; et le pain que je lui donnerai c’est ma chair, que je donnerai pour la vie du monde ». Cette parole si merveilleuse a été une pierre d’achoppement à la fois pour les Pharisiens de la Synagogue (V 52 : cette parole les a scandalisés) et pour les propres disciples du Seigneur (V 60: « plusieurs de ses disciples après l’avoir entendu, dirent : cette parole est dure ; qui peut l’écouter ?). Et le verset 66 dit : « et dès ce moment là, plusieurs de ses disciples se retirèrent. Nous noterons que ceux qui se sont retirés étaient aussi pourtant des « disciples ». C’est alors que Jésus demanda à ses plus proches disciples si eux aussi ne voulaient pas s’en aller. Pierre lui répondit Verset 68 : « Ã  qui irions-nous, tu as les paroles de la vie éternelle.

La manne cachée symbolise quant à elle, une nourriture spéciale tenue en réserve pour un temps spécial comme une famine. Une sorte de provision pour temps de disette. Amos 8/ 11 nous indique que c’est parfois Dieu qui envoie ce type de famine « Voici les jours viennent dit le Seigneur l’Eternel, où j’enverrai la famine dans le pays, non pas la disette du pain et la soif d’eau mais la faim et la soif d’entendre les paroles de l’Eternel. Ils seront alors errants d’une mer à l’autre du septentrion à l’orient. Ils iront ça et là pour rechercher la parole de l’Eternel, et ils ne la trouveront pas. En ce jour là les belles jeunes filles et les jeunes hommes mourront de soif ». De fait, notre réalité actuelle est que les chrétiens ont faim alors que Jésus est le Pain de vie. Les chrétiens ont soif alors que Jésus est la source d’eau vive dont il a été dit à la Samaritaine que celui qui boirait de cette eau n’aurait plus jamais soif. Jésus est le pain de vie censé nous nourrir et nous rassasier selon ce que dit la Parole de Dieu. Et pourtant des signes nous montrent que nous vivons depuis quelques années un temps de famine spirituelle dans le Corps de Christ. Comment le voyons-nous ? À la façon dont les gens errent en allant de lieux en lieux, de rassemblements en rassemblements comme une foule languissante à la recherche d’une nourriture, comme si celle-ci se trouvait à ces endroits là. Ceux qui passent de lieux en lieux le font parce qu’ils n’ont encore trouvé ni pâture ni repos. On a du mal à comprendre cela car tout devrait normalement fonctionner si nous cherchions là où la bible dit de chercher ; mais faisons nous cela ? Jésus a dit en Jean 10 que celui qui passait par lui (la porte), trouvait pâture. Mais il est un fait incontestable que nous resterons sur notre faim si nous refusons de recevoir la seule nourriture que Dieu a prévu de nous donner sous prétexte qu’elle est trop dure à digérer. C’était la réaction de ceux des disciples qui se sont retirés et pour qui la parole de Jésus, au niveau de son tranchant radical, était devenue une occasion de chute. Mais nous resterons aussi sur notre soif si nous nous éloignons de la seule source d’eau capable d’étancher notre soif : Jérémie 2/ 13 : « Car mon peuple a commis un double péché : ils m’ont abandonné, moi qui suis une source d’eau vive pour se creuser des citernes, des citernes crevassées qui ne retiennent pas l’eau ». Nous mourrons également de soif si nous refusons de boire la coupe que le Seigneur nous propose au prétexte qu’elle semble amère. Souvent nous voulons être transportés dans les choses du royaume des cieux (nous avons en nous cette soif qui est juste car elle vient de Dieu) et voir plus de la gloire qui accompagne la présence de Dieu, mais boire la coupe est parfois le chemin pour soulever le voile et être plus proche du trône de Dieu : souvenons-nous de la demande des fils de Zébédée à Jésus et de la réponse qui leur fut faite.

Pourtant à la vérité, en ce moment peu de gens ont l’impression d’être privés de nourriture. C’est même l’époque où nous avons une profusion de nourriture de toutes sortes à tel point que certains proposent des menus à la carte au choix du consommateur qui décidera de prendre ce qu’il veut et de laisser de côté ce qui ne lui conviendrait pas, en fonction de ses désirs ou humeurs du moment. Il existe en effet toutes sortes de nourritures dites spirituelles qui n’ont parfois qu’un rapport très lointain avec la pure Parole de Dieu. Parfois un verset sera sorti de son contexte pour permettre de bâtir toute une doctrine qui mènera en finalité à la mort. D’une façon générale, la Bible nous parle de 2 types de doctrines : celle de Christ et celle des démons. La doctrine c’est la nourriture qui donne la force de marcher spirituellement dans une direction ou une autre ; celle qui donne la foi qui génère le mouvement. Ainsi la nourriture spirituelle que nous allons manger va déterminer la direction dans laquelle nous allons marcher ou nous mouvoir : Doctrine de Christ ou doctrines de démons, où allons-nous placer notre foi ? Il y a d’un côté la doctrine de Christ, vrai Pain de vie qui communique et enseigne.la vraie piété par une mise à part radicale pour Dieu. De l’autre côté, il y a la doctrine des démons qui constitue la viande sacrifiée aux idoles : c’est une nourriture empoisonnée.

Dans cette église de Pergame, nous sommes en présence de deux types de doctrines-nourriture en confrontation avec la doctrine de Christ qu’elles cherchent à étouffer. Ce texte qui parle de la manne cachée réservée aux vainqueurs met en effet en lumière, à côté de celle qui sort de la bouche de Dieu, une nourriture impure considérée comme de la viande sacrifiée aux idoles. Il est question ici de 2 doctrines démoniaques (celle de Balaam et celle des Nicolaïtes) dont Jésus dit qu’Il les détruira avec l’Epée qui sort de sa bouche. À cette église connue pour tolérer ces 2 doctrines de démons, Jésus se révèle comme celui qui a l’Epée à 2 tranchants : Parole de Dieu, doctrine véritable, vrai Pain de vie et seule vraie nourriture pour de vrais disciples qui veulent le rester jusqu’au bout. La Doctrine de Balaam est une nourriture qui enseigne le mélange dans le temple de notre vie en principe réservé à Dieu seul. Et dans ce cas de figure, nous en arrivons à croire que c’est l’or qui sanctifie le temple (dans le sens où certains en arrivent à penser que peu importe l’état du temple, qu’ils marchent ou non dans l’obéissance à la Parole, l’essentiel étant qu’ils aient un jour accepté Jésus (l’or) dans leurs vies). Ces doctrines sont subtiles car elles réussissent à faire croire qu’un peu d’erreur mélangée à la vérité pure ne peut pas faire de mal ; qu’il ne faut pas tout rejeter en bloc au risque de devenir sectaire et de manquer d’amour. Mais ceci est la séduction des derniers temps. C’est le levain qui ajoutée à la fine fleur de farine de la pure parole de Dieu aurait pour vocation de la rendre plus digeste afin de la présenter à ceux du monde qui pourraient la rejeter à cause de sa pureté et sa dureté. En effet, le pain sans levain est dur à digérer. Mais le levain spirituel, ce sont toutes ces doctrines étrangères qui en rendant la parole plus légère amènent aussi une pourriture rapide qui empoisonne le corps. Les questions que pose la présence de ces doctrines de démons dans l’église sont multiples : du genre de celle de savoir si nous pouvons à la fois manger à la table du Seigneur et à celle des démons sans en être incommodés dans notre santé spirituelle. Ou de savoir ce qui se passe lorsque nous désertons la table du Seigneur pour chercher la subsistance ailleurs. Ou encore ce que fait Dieu lorsque son peuple rejette la saine doctrine. 2 Thessalonissiens 2/ 10 répondant à cette dernière question, nous dit que dans ce cas, Il le livre à l’égarement : « Parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés ; aussi Dieu leur envoie une puissance d’égarement, pour qu’ils croient au mensonge, afin que tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité.. soient condamnés ». Et c’est ainsi que le peuple de Dieu se retrouve à manger de la viande sacrifiée aux idoles, nourriture empoisonnée, au lieu de la manne céleste nourriture précieuse et saine qui lui était dédié à l’origine pour une bonne santé spirituelle qui procure la vie. On rejette la pureté de la Parole de Dieu car elle fait de nous des radicaux qui refusent le relativisme spirituel ambiant, et on concocte à la place un potage où l’on rajoute des ingrédients étrangers qui vont rendre la nourriture attrayante, moins triste et plus digeste pour ceux qui la trouvent amère et dure. Mais ce procédé provoque la mort. Un passage illustre bien ceci c’est 2 Rois 4/ 38 : « Elisée revint à Guilgal et il y avait une famine dans le pays. Comme les fils des prophètes étaient assis devant lui, il dit à son serviteur : mets le grand pot et fais cuire un potage pour les fils des prophètes. L’un d’eux sortit dans les champs pour cueillir des herbes ; il trouva de la vigne sauvage, et il y cueillit des coloquintes sauvages plein son vêtement. Quand il rentra, il les coupa en morceaux dans le pot où était le potage car on ne les connaissait pas. On servit à manger à ces hommes ; mais dès qu’ils eurent mangé du potage ; ils s’écrièrent : la mort est dans le pot homme de Dieu ! Et ils ne purent manger. Elisée dit : prenez de la farine. Il en jeta dans le pot, et dit : sers à ces gens et qu’ils mangent. Et il n’y avait plus rien de mauvais dans le pot ». Ce passage est prophétique pour notre temps car cette scène symbolise le poison ingéré suite au mélange dans la doctrine au milieu du peuple de Dieu ; il s’en suit la mort si le miracle de l’assainissement ou de la purification du potage ne se produit pas à temps.

La manne cachée

Cette farine jetée dans la soupe par Elisée symbolise la manne cachée. C’est la nourriture céleste tenue en réserve pour les vainqueurs des temps de la fin, le reste qui refusera de manger la nourriture mélangée, avariée ou empoisonnée : ces viandes sacrifiées aux idoles qui sont les doctrines étrangères ajoutées à la doctrine de Christ pour empoisonner le Corps tout entier en y introduisant la mort. Elle commence par une intoxication spirituelle (souvent presqu’imperceptible), puis il se produit peu à peu une contamination des divers membres qui finit par faire entrer la mort dans tout le corps.
La manne cachée est une provision de Dieu pour les temps de famine où, comme nous le voyons dans ce passage de 2 Rois 4 le risque d’empoisonnement est facile. Car ayant faim, on ramasse de tout ce qui se présente et qui ressemble un tant soit peu à de la nourriture. Mais le texte d’Apocalypse nous révèle aussi que cette manne est réservée aux vainqueurs faut-il le repréciser ? Ce sont ceux qui vont rechercher Christ avec passion et ardeur en courant vers le but pour tâcher de remporter le prix de la vocation céleste de Dieu. Il s’agit de ceux qui voudront dire avec Paul : je ne veux connaître que Christ et Christ crucifié, scandale pour les religieux et folie pour les païens mais puissance et sagesse de Dieu pour tous ceux qui sont appelés (1 Cor 1/ 23- 24). C’est cette sagesse que Dieu veut révéler à ceux qui vont persévérer à chercher cette manne, là où elle est tenue en réserve. Sa source ne se trouve pas sur terre mais au ciel : c’est une manne céleste et non terrestre. Elle sera donnée à ceux qui délaisseront les choses de la terre pour chercher avec persévérance les choses d’en haut là où Christ est assis à la droite du Père. Mais lorsque cette manne est relâchée sur la terre elle ne peut être récupérée qu’à un endroit précis pour servir de contre-poison dans les temps de famine. Et cet endroit se trouve être « Guilgal » comme nous le voyons en 2 Rois 4/ 38. Parce que c’est de là que se produit ce miracle de la purification du potage alors que la nourriture que l’on trouve à manger en ces temps fâcheux est empoisonnée.
Or Guilgal nous rappelle aussi le lieu de la circoncision du peuple avant qu’il n’entre en possession du territoire promis en passant par les eaux de séparation du Jourdain. C’est le lieu où les prépuces ont du être coupés. Et cela symbolise pour nous la circoncision de notre cœur par l’Esprit de Dieu qui vient en couper les excroissances. Ce miracle de la purification du potage qui se produit à Guilgal nous renvoie à l’action de la Croix de Christ dans nos vies. Cela nous parle d’un travail en profondeur de l’Epée de l’Esprit et nous ramène à la façon dont Jésus se présente à cette église de Pergame connue pour être le trône de Satan à cause de ces mauvaises doctrines. Il s’y présente comme celui qui a l’Epée aigüe à 2 tranchants. Et à ceux qui enseignent ces 2 doctrines démoniaques, Jésus dit qu’Il viendra les combattre avec l’Epée de sa bouche s’ils ne se repentent pas.
Cette Epée qui combat l’Esprit de Balaam avait déjà exercé un jugement au milieu du peuple d’Israël lors de l’épisode où il est dit que Balaam avait poussé le peuple d’Israël à l’idolâtrie et à l’impudicité avec les filles de Moab (Nombre 25/ 6- 13). On pourrait appeler cela l’onction de Phinnées ou des « fils de Levi » qui doivent se lever au temps de la fin pour rétablir l’autorité et la pureté de l’alliance avec Dieu comme il est dit en Malachie 2. Phinnées, de la tribu de Levi (Jean le Baptiste était plus tard issu de cette même tribu), s’est levé au milieu du peuple ; et pour arrêter la plaie il a enfoncé une épée dans le bas ventre d’un couple qui s’était formé selon un principe de mélange que Dieu réprouvait. Au travers de ce geste, Phinnées exerçait un jugement spirituel contre le mélange qui s’était introduit en Israël en désobéissance à l’ordre du Seigneur. Il s’agit ici pour nous d’ombres terrestres figuratives de réalités spirituelles plus profondes qui doivent nous parler. C’est pourquoi nous ne devons pas nous figer sur la violence des images projetées par l’ombre des choses souvent manifestées dans l’ancienne alliance (Dieu s’en sert comme pédagogie pour nous enseigner sur les réalités divines). Nous devons donc plutôt nous attacher à saisir la réalité qui se trouve cachée derrière pour montrer comment fonctionne le royaume céleste dans lequel nous sommes censés avoir été introduits.
C’est donc cette même Epée de la Parole qui descend pour sonder la semence qu’il y a en nous dans notre matrice là où la vie peut être enfantée. La foi vient de ce qu’on entend et alors à partir de ce que nous entendons comme doctrine, il y a en nous comme un enfantement qui va produire un fruit, il ne faut pas négliger cela. Et lorsque cette Epée touche du poison, elle détruit ce poison qui est injecté dans le dedans de notre intimité. C’est l’Epée de la Parole qui vient séparer, et couper par la circoncision de l’Esprit. Il faut comprendre que Moab signifie semence issue de la fornication, du mélange. L’esprit de Balaam sévit dans le territoire de Moab c'est-à-dire toujours là où il y a le mélange : l’un attire l’autre. De la même façon, bien avant Phinnées, Levi dont Dieu rappelle l’alliance en Malachie 2, avait lui –même exercé un jugement similaire par l’épée. C’était une circonstance qui ressemblait à la provocation de Moab envers Israël survenue plus tard : cette volonté qu’il y ait des mélanges par la fornication charnelle et spirituelle entre le peuple mis à part par Dieu et ceux des alentours considérés comme incirconcis par Dieu. Comparons ainsi l’épisode du peuple de Moab (nombre 25/ 6- 1 » et celui du peuple de Sichem Genèse 34/ 8- 10. Ces histoires semblent cruelles quand on considère que notre Dieu est un Dieu d’amour. Mais ce Dieu d’amour n’a pas changé entre les deux alliances quoi que nous en pensions. Et toutes ces choses de l’ancienne alliance sont des types importants qui nous parlent d’une réalité céleste profonde dans laquelle le Père n’a de cesse de vouloir installer ses enfants légitimes qui se laisseront corriger. Et tous les textes du nouveau Testament, s’ils nous révèlent profondément l’amour de Dieu, nous montrent aussi que Dieu n’a pas changé dans sa nature de sainteté et sa volonté de mise à part totale pour son peuple : c’est une constance en Sa personne et sa Parole en témoigne largement. Sinon pourquoi ce jugement impitoyable sur des doctrines symbolisant le mélange impur ? Ce Dieu d’amour qui se manifeste comme un berger au cÅ“ur doux est le même qui enverra ses anges déverser des coupes de colère sur les habitants de la terre, sur la Prostituée et ceux qui auront bu de son vin de fornication.

Cependant avec cette Epée, Jésus ne vient pas s’attaquer uniquement à la doctrine de Balaam, Il vient aussi juger en la combattant, celle des Nicolaïtes bien installée au milieu de son peuple. Il s’agit ici d’une classe de prêtres érigée en clergé et qui vole la sacrificature au peuple que Dieu s’était mis à part au prix du sang de son Fils Jésus pour être un peuple de sacrificateur selon Apocalypse 1/ 6. Ce sont ceux qui sous prétexte de l’exercice d’un ministère, se sont érigés en chef du peuple n’amenant jamais le troupeau de Dieu à maturité. L’église de Pergame est ainsi celle où cette caste cléricale se distingue par son habileté à cacher la révélation de la sagesse de Dieu aux disciples en leur bloquant l’accès direct à la connaissance de la vérité et le privant ainsi de l’exercice d’une sacrificature directe et personnelle. C’est l’église du Nicolaïsme clérical qui a dérobé la clé de la connaissance pour empêcher au peuple d’avoir un libre accès à la vraie manne du ciel. Luc 11 / 52 : « malheur à vous maître de la loi ! Vous avez pris la clé permettant d’ouvrir la porte du savoir : vous n’entrez pas vous-mêmes et vous empêchez d’entrer ceux qui le désirent ». Cette église n’a de cesse de dérober cette vraie manne au peuple de Dieu. À la place, elle lui sert une nourriture empoisonnée et dangereuse qui mène à la mort car c’est satan qui dirige cela depuis son trône en son sein. C’est bien simple, il se produit la même chose qu’aux premiers jours de la création où l’homme a été mis en présence des deux arbres symboles ici de nourriture. Satan détourne notre attention de l’arbre de la vie pour la porter sur un autre arbre qui semble avoir belle apparence, mais lorsque nous mangeons de son fruit nous mourons. Et pourtant il réussit à convaincre certains d’en manger en leur disant que leurs yeux seront ouverts. Ceci est un mensonge qui comporte pourtant une vérité. Les yeux s’ouvrent en effet, mais l’autre vérité est qu’ils se ferment aussi et cette vérité est la plus conséquente car les résultats sont dramatiques. En effet, lorsque nous mangeons de ce fruit de la connaissance qui ne vient pas de la manne du ciel fruit de l’arbre de la vie, nos yeux s’ouvrent sur une réalité tout en se fermant sur une autre. Ceux qui mangent de ce fruit se trouvent dans une certaine lumière en ce qui concerne les choses de la terre, mais se trouvent aussi enveloppés dans de grandes ténèbres en ce qui concerne les vraies révélations du ciel de Dieu. Mais ces ténèbres ressemblent par endroit à une apparence de lumière : une sorte de lumière noire ; et alors il devient impossible à celui qui se trouve dans cette lumière noire de considérer que sa lumière est ténèbres et que sa lampe ne brille plus. Il ne s’en rend compte que lorsqu’il se trouve à nouveau confronté à la vraie lumière de Dieu qui seule lui permet de découvrir son vrai dénuement. C’est ce qui s’est passé pour Adam et Eve : sitôt qu’ils ont mangé de ce fruit, leurs yeux se sont ouverts sur leur être terrestre, leur état terrestre mais ils n’ont pas tout de suite compris les conséquences sur leur être spirituel et son état de dénuement voire sa déchéance. Ils ne l’ont compris que lors de la confrontation avec Dieu. La relation avec le céleste fut coupée et ils furent jetés hors du paradis de Dieu avec les conséquences dramatiques que nous savons sur la création et les créatures qui souffrent en attendant le temps de la rédemption finale où toutes choses seront nouvelles après la destruction définitive des anciennes qui ont été souillées. La doctrine des Nicolaïtes qui vole la sacrificature du disciple de Christ en le privant d’une relation directe avec le Père céleste, sera donc aussi jugée par l’Epée qui sort de la bouche du Seigneur.

Jésus dit vouloir juger cette église au sein de laquelle il reconnait pourtant la réalité de l’existence d’un attachement et d’une foi fidèles. Mais cela ne suffit manifestement pas. La présence au sein de cette église de ces deux doctrines, empêche à Jésus d’en être le Seigneur : c’est satan qui l’est en fin de compte étant donné qu’l y a son trône ; c’est inquiétant non ? Pourtant ceci est bien écrit au verset 13 à moins que nous considérions que ce livre de l’Apocalypse a été ajouté à tort au canon des écritures. Pergame est la seule des 7 églises dont il est dit que satan siège en son sein. Elle est la « synagogue » (assemblée) de satan dont le Seigneur parle aux églises de Smyrne et Philadelphie. Ces deux églises qui sont les seules à ne pas avoir reçu de reproches de la part du Seigneur et qui sont décrites comme étant dans la douleur et la faiblesse, pauvres humainement quoique riches spirituellement. Ce sont aussi les 2 seules dont il est dit qu’elles sont persécutées, détestées et calomniées par cette assemblée ou synagogue de satan remplie de fausses doctrines démoniaques et qui est une préfiguration de la prostituée qui sera jugée cruellement plus tard. Ces deux églises, Smyrne et Philadelphie, seront persécutées, calomniées et détestées non seulement par le monde impie, mais par ces « synagogues » de satan dont les membres qui se disent juifs ne le sont pas réellement. Nous voyons cela aux versets 9 des chapitres 2 et 3. À l’église de Smyrne il est dit au verset 9 : « je connais ta détresse et ta pauvreté, mais en réalité tu es riche ! Je sais le mal que disent de toi ceux qui se prétendent juifs mais ne le sont pas : ils sont une « assemblée de satan ». Et à l’église de Philadelphie, il est dit au verset 9 également du chapitre suivant : Voilà ce que je ferai des gens de l’assemblée de satan, ces menteurs qui se prétendent Juifs mais ne le sont pas ». Il est singulier de constater que ces mêmes choses sont dites à ces deux assemblées sans reproches, aux mêmes versets 9 de deux chapitres différents qui les concernent respectivement. Peut-on croire à un heureux hasard ? Pas sûr car la sagesse de Dieu et sa science sont hautement élevées et Il ne laisse rien au hasard. Le chiffre 9 évoque l’abandon et la mort dans notre humanité. C’est ainsi, à la neuvième heure que Jésus a dit (Matthieu 27/ 46) : Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? ». Plus que l’abandon, cela évoque aussi la mort, mais la mort de l’homme charnel qui meurt aux rudiments du monde afin d’entrer dans le ministère de la résurrection. Cela signifie pour nous l’abandon de notre vie propre à Guilgal pour hériter la couronne de victoire dans la terre promise en échappant à la seconde mort (récompense de l’église de Smyrne). C’est le moment où en ce lieu de la circoncision due à la cognée de l’Epée au lieu de son intimité souillée (prépuce de son cÅ“ur qui recèle les impuretés), l’homme dans sa « triple » humanité souillée et déchue (âme, corps et esprit), entre en jugement avec le Dieu « trois fois saint » (Père, Fils et Saint Esprit) : 3X3. C’est cette confrontation salutaire qui lui permet d’entrer dans la rédemption de ce qui était pour la mort. Ce chiffe 9 nous rappelle aussi les calices du chandelier du Tabernacle qui sont au nombre de 9 de chaque côté. Ce sont ces calices qui sont chargées de recevoir l’huile qui va permettre au chandelier de briller. Or cette huile nous parle de la nécessité de passer par la mort pour voir le jaillissement de la vie, comme Jésus se présente à l’église de Smyrne : celui qui était mort et qui est revenu à la vie. L’huile du chandelier était de l’huile d’olives concassées. Ceci est synonyme d’un brisement qui parle de l’œuvre de la Croix dans la vie du disciple pour la manifestation au travers de son être renouvellé, de la lumière d’en haut.
Mais revenons à ce que Jésus dit à ces deux églises sur l’assemblée de satan : Il la définit comme constituée de ceux qui se disent Juifs mais ne le sont pas. Il nous faut bien comprendre ce qui est dit ici, car il est question de données spirituelles et non humaines ou charnelles. Il nous faut revoir ce que Paul dit du « Juif » pour saisir pleinement ce que veut dire le Seigneur dans ce passage du livre de l’Apocalypse. Romains 2/ 28- 29 : « Le juif ce n’est pas celui qui en a les dehors ; et la circoncision ce n’est pas celle qui est visible dans la chair. Mais le Juif c’est celui qui l’est intérieurement ; et la circoncision est celle du cÅ“ur selon l’Esprit. ». Puis Philippiens 3/ 2-3 : « Prenez garde aux chiens, aux faux circoncis. Car les circoncis c’est nous qui rendons un culte à Dieu par l’Esprit. Ainsi, il apparait que ce qui est épinglé ici par ce terme de synagogue ou assemblée de satan composée de faux juifs, ce sont des faux circoncis qui ne le sont pas en réalité, mais qui se font passer pour tels à cause d’une apparence de circoncision. C’est une prétendue vie chrétienne sans la marque de la Croix ou encore une piété dépourvue de ce qui en fait la force, c’est à dire des vraies paroles de la vie éternelle.
Du fait que la circoncision porte sur une partie secrète et intime de notre être (le prépuce des cÅ“urs), on serait tenté de croire qu’elle est difficile à déceler dans ses effets extérieurs de telle sorte qu’il en devienne presque impossible de discerner la vraie circoncision de la fausse. Mais en réalité il n’en est rien car notre type de circoncision est manifesté par le lieu de notre attachement et l’objet de notre affection. Ainsi donc, un vrai circoncis spirituel sera attaché au ciel car il aura appris à s’affectionner aux choses d’en haut là où Christ est assis à la droite du Père ; et c’est pourquoi il sera aussi dans la bonne position pour recevoir la manne cachée réservée aux vainqueurs, car celle-ci est céleste et non terrestre dans sa nature. Par opposition, le faux circoncis spirituel s’attachera à la terre et à la satisfaction de ses désirs terrestres et charnels ; son affection sera pour la cité d’en bas qui n’a pas de fondation éternelle. Paul parle de cela aux Philippiens dans tout le chapitre 3 où il est question des vrais et faux circoncis.

Ceux qui, à Pergame, se laisseront sonder par cette Epée à deux tranchants, se qualifieront pour être de ces vainqueurs recevant la manne cachée qui ne sera pas donnée à tous, mais uniquement aux vainqueurs de ces 2 fausses doctrines. Et qui sont-ils, sinon ceux qui prendront les mesures pour ne plus laisser souiller le temple de leur corps par la consommation de ces nourritures impures.
Le reste de Pergame, ceux qui ne se seront pas repentis au jour de la confrontation avec l’Epée du Seigneur, sera châtié au jour de la colère de Dieu déversée sur la Prostituée. On s’imagine toujours être en dehors de la Prostituée et pourtant des signes sont donnés dans la Parole pour savoir où nous en sommes par rapport à elle sans pouvoir nous illusionner avec ce qu’il nous plairait de croire.
Notre Seigneur Jésus va redonner aux vainqueurs des temps de la fin dont Daniel parle en son chapitre 12, la manne tenue en réserve pour ce temps précis ; c’est pourquoi elle est dite cachée. C’est la nourriture secrète et fraîche réservée aux temps de la fin pour être révélée à ceux qui ont faim et qui persévèrent pour la trouver là où elle est cachée et réservée : dans les lieux célestes et non sur la terre. Il s’agit du Pain du ciel dont Jésus a parlé en Jean 6/ 32- 35 et Jean 6/ 48- 51. Elle se trouve là où le voile se déchire pour nous sur les secrets de Dieu. Il s’agit du lieu très saint où se trouve l’Arche de l’alliance et du témoignage entre les chérubins de la gloire. Le tabernacle réalisé par Moïse, ne l’oublions pas, n’était qu’une image des choses célestes, du Véritable Tabernacle qui existe dans les lieux célestes. Le Souverain sacrificateur Jésus-Christ en a inauguré la route pour nous au travers de son sang. Il a traversé dans les cieux le Tabernacle Céleste pour aller s’asseoir à la droite du Père dans le Saint des saints et y rester jusqu’au moment où tout étant rétabli, il reviendra chercher Sa promise (je parle de ce travail de rétablissement dans le livre : « Ainsi vous serez consolés »). En attendant, les choses sont dans les lieux célestes comme montrées à Moïse, sauf que le voile est déchiré. Cependant, les éléments du lieu très saint dans la présence glorieuse de Dieu sont encore voilés pour beaucoup, et il y a une raison à cela. Le lieu très saint est un lieu de toute sainteté, de toute beauté, et de toute gloire et c’est pourtant le lieu où se trouvent les choses les plus essentielles pour nous permettre de vivre correctement de la vie d’en haut en étant encore sur la terre dans notre humanité. Il se trouve dans l’arche, les tables de la loi qui témoignent que Jésus ayant pleinement satisfait la justice de Dieu, la loi de l’Esprit de vie se trouve inscrite sur les tablettes des cÅ“urs de ceux qui sont au bénéfice de l’alliance dans le sang de Christ l’Agneau de Dieu immolé pour nous. Puis il s’y trouve aussi la verge d’Aaron qui avait bourgeonné et qui est symbole de résurrection et gage de notre éternité avec Dieu. Enfin, il s’y trouve un vase d’or contenant de la manne. C’est cette manne précieuse conservée dans un vase précieux à la base de son trône de gloire et de majesté que Dieu réserve dans sa forme spirituelle la plus pure aux vainqueurs de Pergame.

Je crois que nous sommes dans un temps où nous avons besoin de faire le point sur le type de nourriture que nous ingérons : c’est le temps dont Paul parle à Timothée : 2 Timothée 4/ 3 : Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ; mais ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité et se tourneront vers les fables ».
La seule nourriture de Jésus était de faire la volonté de son Père : cette marche d’obéissance doit être aussi la nôtre car elle nous prépare aux temps difficiles qui vont venir où plusieurs qui n’auront pas mangé de la manne du ciel broncheront faute de force spirituelle produisant une vraie piété.
Jésus a dit en Jean 6/ 57 : « Comme le Père qui est vivant m’a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui « me mange » vivra par moi ». Jésus sur la terre vivait par son Père parce qu’il avait une communion intense avec lui. Il se retirait constamment en sa présence pour recevoir de Lui nourriture et donc force. La Manne Cachée pour nous, la vraie nourriture céleste non souillée par la terre et ses Å“uvres charnelles, ce pain qui descend du ciel de la part du Père qui nous aime et qui ne laissera pas dans la famine et la mort ceux qui cherchent sa vraie nourriture, cette manne donc sera donnée à ceux qui se retireront constamment en la présence du Père pour manger à sa table et ainsi recevoir des forces renouvelées pour les temps difficiles qui s’annoncent. À ceux-là, le Seigneur dit : « Invoque-moi et je te répondrai ; je t’annoncerai de grandes choses, des choses cachées que tu ne connais pas ». Ceux qui relèveront le défi de chercher l’Eternel là où Il se trouve, ne feront pas partie des déçus dont parle Amos 8/ 12, ni des réprouvés d’Amos 8/ 13 et 14. Mais au contraire, les trésors du royaume des cieux leur seront donnés. Ils tireront sans cesse du bon trésor de leur cÅ“ur des choses nouvelles et des choses anciennes : Matthieu 13/ 52.