(ou les projets du Nouvel Ordre Mondial pour la France) par Nicolas Gasparoni

C'est sans surprise que la Commission pour la libération de la croissance, instituée il y a quelques mois par le président Sarkozy (et présidée par M. Attali, ancien conseiller spécial du président socialiste François Mitterrand), a rendu publique une proposition de mesures qui, sous couvert de "libération de la croissance", ne visent qu'à la désintegration pure et simple d'un Etat-nation clé de l'espace européen, la France.

En quoi les propositions "Attali" menacent-elles un grand pays comme la France?

Que les lecteurs se rassurent, il n'est pas question d'entrer ici en détail dans l'ensemble de ces "propositions", l'auteur de ces lignes ne pouvant que trop difficilement contenir son exaspération à leur simple évocation. En effet, je crois fermement que le catalogue des 314 "propositions" pour la "libération de la croissance" n'est rien d'autre, vous me passerez l'expression, qu'un immense "foutage de gueule" néoconservateur pour faire passer en douce, sous une apparence dynamique et moderne, un canevas d'idées funestes dont le but ultime est la perte complète de repères de la société française. Un peuple solidaire et uni est une menace pour les aspirants dictateurs. Il convient donc de procéder, à marche forcée, au chamboulement de l'ordre, des valeurs, pour affaiblir, atomiser et dominer le citoyen. Tout cela est vieux comme le monde : diviser (le peuple), pour mieux régner.

Les néoconservateurs (qu'ils soient américains ou français) sont des adeptes d'un ancien prof d'extrême-gauche de l'université de Chicago, Léo Strauss, qui était lui-même un admirateur de Léon Trotsky, criminel bolchévique, fondateur de l'Armée rouge, et promoteur de la théorie de "Révolution permanente". Sarkozy, c'est la révolution (médiatique) permanente. Son but? Chambouler les valeurs, faire perdre leurs repères aux citoyens, faire la politique qui devra conduire à l'avènement du Nouvel Ordre Mondial, en remplacement des valeurs judéo-chrétiennes que nous connaissons depuis 2'000 ans.

La rupture de Sarkozy, c'est la rupture avec la république française, construite - que cela plaise ou pas - sur un modèle jacobin (centralisateur), seule garantie de cohésion nationale. La nation est construite avant tout sur une histoire, des valeurs républicaines communes, plus que sur un éthnicisme ou un tribalisme quelconque. La rupture de Sarkozy, c'est la rupture avec ce qui a fait l'histoire et la grandeur de la France, une rupture avec les valeurs traditionnelles du peuple et - but ultime - le réalignement de nos contrées sur l'agenda supranational du malfaisant Nouvel Ordre Mondial.

Deux des 314 "propositions" de Jacques Attali illustrent parfaitement ce point : la relance de l'immigration et la suppression des départements, qui avaient été créés à la Révolution, en 1789.

Concernant le complot immigrationniste du Nouvel Ordre Mondial, tout à commencé il y a quelque chose comme trente-cinq ans, au moment où s'achevaient, avec le faux "choc pétrolier" (en réalité fabriqué et voulu par les USA), ce que l'on appelle communément les "trente glorieuses" (années allant de 1945 à 1973). En 1967 déjà, la contraception (pilule) avait été autorisée en France (loi Neuwirth), sous couvert d'avancée sociale et de promotion du "droit" de la femme à une "séxualité libérée". Soit. Puis, en 1975, Madame Simone Veil, ministre de la Santé, a libéralisé ce que, en language politiquement correct, on appelle "Interruption volontaire de la grossesse" (IVG). Je préfère le terme d'avortement.

Aujourd'hui, en 2008, la commission Attali nous explique que la France ne procrée plus suffisament, que l'on manque de naissances (malgré le taux de natalité très élevé des population immigrées d'origine africaine). Pour résoudre ce problème de déficit démographique qui menace l'avenir de l'économie il faudrait donc, plutôt que de réfléchir à relancer la natalité (en restreignant par exemple le droit à l'avortement), ouvrir toutes grandes les portes de la France (parce que ce n'est pas encore le cas?) et accepter l'afflux de populations provenant des quatre coins du globe. Des populations qui ne seront d'ailleurs pas encouragées à s'intégrer, et qui préfèreront rester en petites communautés, fragmentant, divisant la population qui sera d'autant plus facile à dominer.

Et oui, car la plus sûre manière de déposséder un peuple de ses droits (et donc de gouverner à l'encontre de ses intérêts) est de le diviser en une multitude de petites communautés hétéroclites cloisonnées (vivant séparement). Les gouvernants états-uniens aux ordres du Nouvel Ordre Mondial l'ont compris depuis près d'un siècle, ce qui explique le grand "boom" communautariste dans ce pays au XXe siècle.

Aux Etats-Unis, les coréens vivent dans des quartiers exclusivement coréens, les noirs vivent dans des quartiers noirs, les italos dans des quartiers italos, les latinos dans des quartiers latinos, les blancs dans des quartiers blancs etc. Avec ce "modèle américain", le peuple est désuni et les gouvernants, qu'ils soient républicains ou démocrates, peuvent le manipuler facilement, en dressant si nécessaire telle communauté contre telle autre communauté (e.g. les émeutes de Los Angeles en 1992).

Le multiculturalisme ne permet pas l'échange comme on nous le dit si souvent, mais plutôt le prohibe. Pour ne pas heurter son interlocuteur qui n'a pas forcément la même religion parce qu'il vient d'un autre continent, on n'ose plus parler de Noël, de sa foi (surtout si on est chrétien) bref, on ne se confie plus. Au plus, on va parler de la pluie et du beau temps, de ce que l'on pense faire pendant les vacances, de l'augmentation du prix de l'essence ou du dernier clip de Britney Spears, mais en aucun cas nous n'allons oser échanger sur des questions de fond, sur nos aspirations, sur nos valeurs. Sous le régime du communautarisme, on n'échange plus, on se contente de communiquer. Voilà donc, pour la pauvre France, le programme de la commission Attali en matière d'immigration.

Pour ce qui est de l'autre proposition perverse de Jacques Attali, la suppression des départements, il faut, pour faire court, rappeller que la France est subdivisée en quatre échelons administratifs que sont les communes, les départements, les régions et l'Etat-nation. La commission Attali prétend que cet échelon administratif qu'est le département est dépassé et source de nombreux gaspillages. En clair, supprimer les départements, ce serait donc faire des économies et rendre l'Etat plus performant. Noble intention. Mais malheureusement il ne s'agit que d'un prétexte, car l'objectif est ailleurs.

La vérité, qui transparaît assez nettement, est que Jacques Attali et ses acolytes néoconservateurs préparent la destruction de la nation. Ces adeptes de la mondialisation, de l'intégration dans l'espace européen, mais aussi du centralisme démocratique et de la révolution permanente chère aux néoconservateurs américains (leurs mentors) pensent qu'entre le citoyen et la toute puissante administration bruxelloise non-élue, il ne devrait y avoir que deux échelons, la commune et la région. Le département et l'Etat national doivent donc disparaitre.



On voit donc que dans le Nouvel Ordre Mondial, il n'y a plus de place pour le concept d'Etats-nations. L'objectif de la suppression des pays est l'avènement, à terme, d'un gouvernement mondial qui règnerait sur environ un millier de régions.

Quel est l'avantage pour le futur gouvernement mondial de régner non sur 200 nations, mais sur 1'000 régions?

Un des théoriciens du régionalisme, un certain Léopold Kohr, a dit dans les années 1950 que "small is beautiful". Des territoires de la taille des nations actuelles peuvent survivre de manière indépendante, ils peuvent assurer leur autodétermination, et s'organiser - en interne - pour contrer une éventuelle menace impérialiste à leurs frontières. Bref, une nation peut survivre même lorsqu'elle est entourée de voisins hostiles. Ces notions d'autodétermination des peuples, d'indépendance et de souveraineté nationales déplaisent fortement aux tenants du Nouvel Ordre Mondial qui ont, eux, bien l'intention d'instaurer un gouvernement dictatorial planétaire, et donc de régner sans partage sur l'ensemble du globe. Il n'est pas question pour ces néoconservateurs d'accepter que tel ou tel territoire puisse leur résister. L'objectif est donc d'affaiblir au maximum les territoires de la planète, en démantelant les Etats-nations, car il est évident que dix régions "souveraines" de 10'000 km2 comptant trois millions d'habitants chacune sont bien plus faibles pour résister à un impérialisme extérieur qu'une nation de 100'000 km2 comptant trente millions d'habitants. Comme toujours, diviser (les populations) pour régner.

Diviser (les populations) pour régner, voici ce qui explique donc l'essor des revendications régionalistes que l'on constate actuellement non seulement en Europe (notamment flamandes en Belgique, albanaises en Serbie, catalanes en Espagne, écossaises en Grande-Bretagne, bretonnes et corses en France) mais aussi dans d'autres pays, je ne citerai à ce titre que la menace actuelle d'implosion de la Bolivie - dont le gouvernement déplaît souvainement aux néconservateurs de Washington - et sa fragmentation probable en plusieurs régions.

Je crois que l'on peut parler d'un complot régionaliste à l'oeuvre actuellement, aux quatre coins du monde. Les sentiments patriotiques ne pouvant être gommés, le Nouvel Ordre Mondial a donc renoncé à instaurer une grande nation mondiale, sorte de fusion de tous les pays actuels en une supernation planétaire de 7 milliards de citoyens. Il y aurait trop de révoltes, les passions identitaires (tribales, éthniques) seraient impossible à éteindre. Avec la régionalisation, le Nouvel Ordre Mondial peut donc démanteler les nations et régner sur la planète toute entière, tout en contentant les sentiments d'appartenance éthnique et tribale de chacun. Un Kosovo ou une Flandre indépendants justifieront en outre parfaitement la mise en place d'un "vrai" gouvernement européen, tout en créant un précédent pour la Catalogne, la Bretagne, la Transylvannie, l'Istrie ou encore l'Ecosse qui à leur tour demanderont "l'indépendance". L'objectif ultime du Nouvel Ordre Mondial étant de constituer une Europe, non plus des 27 nations, mais des 75 régions (voir la carte, éloquente, dans une nouvelle fenêtre web en cliquant ici). Ce sera la fin du concept d'identité nationale, et c'est précisément ce à quoi travaillent des Jacques Attali.

Il est du devoir de chaque citoyen de la nation de se soulever contre cette tentative de francicide manifeste! RESISTONS!

Pour approfondir (site indépendant de discernement.info) Une France sans départements?

NDLR:Vous pouvez aller sur le site et retrouver cet article en reprenant le titre et y voir des cartes et des tableaux intéressants. SITE