Dans un communiqué rendu public à l'issue de la cérémonie des voeux présidentiels aux représentants des cultes, jeudi 17 janvier en début de soirée, le président de la République a, de nouveau, donné une définition de la laïcité telle qu'il la conçoit, mettant cette fois l'apport des religions et des Lumières sur le même plan.
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M. Sarkozy envisage de faire entrer les religions au Conseil économique et social Le Monde.fr
Posteur: christian PF | 18 jan 2008 à 16:27 | 81 mots | lu 1242 fois | 9 commentaires
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1. Le 18 jan 2008 à 16:53, par NG :: site
Sarkozy nous fait le coup du Concordat de 1801. Vous savez, Bonaparte. Honnie depuis la Révolution de 1789, la religion faisait son retour sur la scène publique, et revenait en grâce auprès des instances dirigeantes du pays.
Cela signifie-t'il que Bonaparte avait quelque sentiment religieux ou spirituel que ce soit? Personnellement j'en doute, et j'accorde du crédit à la thèse, générallement partagée, selon laquelle il reconnaissait à la religion le mérite de "générer l'ordre" et admettait que les personnes religieuses étaient plus respectueuses des autorités. De son autorité.
Pour faire clair, Bonaparte a instrumentalisé, à son profit, le sentiment religieux, pour séduire les citoyens religieux (et se les mettre dans la poche), stabiliser le pays (après la période révolutionnaire) et asseoir son pouvoir (il sera couronné empereur par le Pape trois ans après).
Toute ressemblance avec un président de la République actuel n'est peut-être pas le fruit d'une coincidence fortuite...
La loi sur la laïcité de 1905 avait mis un terme au Concordat de 1801. Cherche-t'il à son tour à mettre fin à la loi de 1905 et à établir un Nouveau Concordat? Si oui, à quelle fin?
Respectons certes nos autorités (et prions pour elles) mais ne nous laissons ni séduire ni instrumentaliser...
2. Le 18 jan 2008 à 17:43, par YvesD
Je ne suis pas loin de faire mien le commentaire de NG...
De plus, le pouvoir mondial de l'Antéchrist s'appuiera sur ces forces "respectueuses" des autorités que sont la plupart des religions (je dis bien "la plupart"...) pour asséner son diktat. Alors s'il doit y avoir nouveau Concordat...
3. Le 18 jan 2008 à 17:59, par Nicosono :: site
Jusqu'Ã aujourd'hui, l'Alsace n'a jamais souffert du concordat, bien au contraire.
La branche alsacienne de la sécurité sociale n'est pas en déficit, nous avons deux jours fériés supplémentaires (Vendredi Saint et Saint-Etienne), la religion est enseignée dans nos écoles...
Et dire que certains voudraient remettre en cause le concordat...
4. Le 18 jan 2008 à 19:28, par NG :: site
Nicosano : le problème est que le Concordat institutionnalise le spirituel et le transforme en religion. Le Concordat de Bonaparte n'était qu'une manoeuvre politique.
Pilate a lui-même établi une sorte de Concordat avec Hérode et les pharisiens... sur le dos de Jésus (méditez Luc 23:4-12).
Au passage, je conseille la lecture de "La subversion du christianisme" de Jacques Ellul.
On y lit notamment en quoi l'alliance du trône et de l'autel représente des dangers.
5. Le 18 jan 2008 à 21:42, par Nicosono :: site
Le concordat alsacien n'a rien à voir avec la situation d'Israël aux temps de Pilate. L'Alsace n'est pas sous une domination étrangère, la France ne reconnaît ni ne finance aucun culte.
Rome avait jugé, dans son propre intérêt, de ne pas interdire l'exercice du Judaïsme pour préserver la sécurité des provinces sous contrôle romain. La plupart des Juifs croyait d'ailleurs que Yeshoua allait les délivrer de cette oppression, notamment dans le Temple, avec l'impôt dû à César. D'un autre côté, le culte des romains tournait essentiellement autour de l'empereur. On conviendra que ces deux religions n'avaient rien de compatible.
Dans toute l'histoire d'Israël, lors des périodes d'oppression, les israélites purent toujours exercer leur culte à Adonaï. L'Egypte, les philistins, les perses, Babylone... Il y a quelques exemples où ce fut l'inverse, notamment dans le livre de Daniel où les conseillers du roi firent que les Juifs n'eurent plus le droit de prier en direction de Jérusalem. Seulement voilà , les Juifs préfèrent mourir plutôt que d'être idolâtres.
Pour en revenir au sujet, il n'y a de toute manière que la foi en Jésus-Christ qui ne puisse pas être définie comme religion. Néanmoins, nous avons à apprendre du Judaïsme, la matrice de notre foi en Yeshoua.
Pour Bonaparte, je l'apprécie car il était proche des israélites. C'est d'ailleurs à lui que nous devons la création des consistoires israélites en 1808.
6. Le 19 jan 2008 à 08:49, par Sentinelle 68 :: site
Je suis d'accord avec Nicosono , ici en Alsace nous n avons pas souffert du concordat , je confirme.
didier sentinelle 68
7. Le 19 jan 2008 à 09:04, par Claude
Ce qui semble intéressant avec le président c'est son positionnement sur deux sujets.Son projet d'alliance méditérannéen( l'avenement de l'empire romain d'orient et d'occident l'europe, les deux jambes de la statue de Daniel).Et sa vision du rôle des religions au travers de l'oeucuménisme. En cela il rejoint les types des divers antéchrists du passé.
8. Le 19 jan 2008 à 19:40, par erdna :: site
à 5. Le 18 jan 2008 à 21:42, par Nicosono :: je n'ai pas la force- étant encore malade- de prendre une part active à ce débat. Mais j'apprècie totalement ton point de vue sur Israël qui n'est pas la France (ou l'inverse) et sur Napoléon. C'est lui qui a donné un statut de citoyen aux Juifs en France. Merci, andré.
9. Le 20 jan 2008 à 09:12, par Jean-Luc
Si je puis me permettre de rectifier une petite erreur ( post 8 ) : ce n'est pas Napoléon, mais l'Assemblée législative, le 27 septembre 1791, qui a accordé aux Juifs la pleinse citoyenneté





































