L’Arche de Zoé répparaît dans l’actualité avec le début de son procès tchadien, rondement mené. Dans les arcanes de cette affaire, on a découvert des choses assez ahurissantes, comme, entre autres, que le directeur de l’association était aussi pompier (à Argenteuil) et qu’il dirigeait aussi en France la Fédération de 4x4. Son titre de pompier lui ayant permis d’approcher facilement l’armée française pour obtenir son soutien logistique en Transall. Ou qu’il a bien été reçu cet été en France par la police, qui a fait correctement son travail en l’interrogeant longuement. Mais aujourd’hui, ce n’est pas ça qui importe. Ce qui est tout bonnement sidérant, c’est de constater que dans l’équipe détenue au Tchad figure des gens dont l’action inconsidérée (en cela tout le monde s’accorde à le dire), n’est dûe qu’à un ras le bol de l’attitude des autorités françaises, et pas n’importe lesquelles, puisqu’elles touchent directement au ministre de la Justice de l’époque précédente, ou plus exactement... sa femme. On comprend mieux aujourd’hui pourquoi l’on cherche à minimiser le rôle de la justice dans cette affaire, en laissant la pauvre secrétaire d’Etat Rama Yade se dépêtrer avec ce qu’on a bien voulu lui fournir comme explications, surtout celles en provenance du ministère de l’Intérieur, aux manettes duquel figure sa grande rivale, Rachida Dati.

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