Pas seulement d'Australie ! l'Europe aussi a connu de mauvaises récoltes à cause du froid et de la pluie ou la sécheresse (en Ukraine). Les stocks mondiaux de céréales, toutes confondues, sont inférieurs à 57 jours d'avance de consommation... alors qu'il y a 3 ans ils étaient de l'ordre de 100 jours. Ils sont en diminution constante depuis le début des années 2000, la population crôit, la Chine consomme énormément et produit moins, étant devenue importatrice et le dérèglement climatique fait le reste. Apprêtez-vous à de la nourriture de plus en plus chère... mais attachez-vous à Christ par une foi ferme : Il a dit qu'il ne vous délaissera pas, même si la famine vient (finalement il y aura, plus tard, la famine mondiale prophétisée par le prophète Joël)...
Telles les calamités s'abattant les unes après les autres sur l'Egypte de Pharaon, les catastrophes climatiques s'acharnent impitoyablement depuis 2 ans sur la malheureuse Australie, par ailleurs véritable Terre promise des matières premières...Rappelons en effet que le pays avait été marqué l'année dernière par une grave sécheresse, qui s'était traduite par une très mauvaise récolte de blé : celle-ci avait été inférieure à 10 millions de tonnes contre 25 millions en 2005...
Cette année, les choses semblaient mieux parties puisque l'on prévoyait une récolte de 22,5 millions de tonnes il y a de cela à peine 4 mois. Mais c'était compter sans la cruauté de Cérès : en effet, il n'a quasiment pas plu dans les régions céréalières australiennes depuis le mois de septembre... Concrètement, il s'agit d'ores et déjà de la plus grande sécheresse qu'ait connue le pays depuis près de 100 ans ! Du véritable pain bénit pour les grands prêtres et autres prophètes d'Apocalypse du réchauffement climatique !
Quoi qu'il en soit, les prévisions de récoltes ne cessent d'être revues en baisse : de 15,5 millions de tonnes en septembre on est désormais passé à 12 millions... Par delà les répercussions dramatiques sur les cours mondiaux du blé depuis quelques semaines, nombre d'agriculteurs australiens se retrouvent aujourd'hui dans une situation infernale, pris en tenaille entre l'effondrement de leurs revenus et l'envolée concomitante du coût de l'alimentation du bétail. Qui plus est, beaucoup d'entre eux, ayant vendu à terme une récolte qu'ils sont aujourd'hui incapables de livrer en totalité, se voient désormais contraints de racheter leurs couvertures, au plus haut historique...
Pour échapper à la ruine, l'endettement est le plus souvent la seule solution mais elle est d'autant plus pénible que les taux d'intérêt australiens sont aujourd'hui au plus haut depuis 11 ans tant il est vrai que, dans ce jardin d'Eden des commodities, l'on a au moins compris une chose : la prochaine plaie qui va s'abattre, peut-être la plus terrible d'entre toutes, c'est l'inflation













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