Nombres 21 : 8-9 ; Esdras 3 : 2-3, 10-11 ; 6: 14-15 ; Nehemie 1: 5-9 ; 2 : 17-20 ; 4 :1-3 , 7-9, 14-15 ; 6 : 15-16
Avant toute lutte contre les autorités et les dominations célestes il est nécessaire d’être en communion intime avec notre Seigneur Bien-Aimé et donc pleinement réconciliés avec notre Père Céleste ! Si chacun se trouve ainsi dans la communion du Père et du Fils, donc dans celle des saints également, il est facile d’être uns les uns avec les autres, d’avoir entre nous la communion dans la lumière lorsque la croix est appliquée sur notre moi !
Un des grands obstacles à cette unité est d’être, au contraire, centrés sur soi ! Combien tu es facilement offensé : « comment il ose ! », « on ne s’occupe pas de MOI !», « on me rejette »…Si tu mords si facilement à l’hameçon qui touche ton « amour propre » c’est parce que ton moi n’est pas crucifié et donc pas dans la Vie de résurrection en Christ. Il n’y a pas que l’offenseur (volontaire ou pas) qui ne l’est pas : l’offensé aussi… sinon tu n’aurais simplement pas avalé cet appât et par conséquent ton « moi » n’aurait pas été blessé au-dedans de toi ! Certes il arrive d’être blessé, pas content, bref d’être « dans le mauvais arbre », celui du bien et du mal (juger ce qui est bien ou mal… chez l’autre) mais on peut toujours venir soumettre notre blessure au Seigneur et pouvoir ainsi être guéri de ce problème. Alors tu peux tout à nouveau goûter le doux fruit de « l’arbre de vie » (notre Bien-Aimé Seigneur) et ne plus même avoir envie de savoir qui a tort ou raison toi ou l’autre : le but n’est pas là , mais bien de jouir de Sa Vie , de Sa Paix ou pas… bien au-dessus des situations vécues ! L’unité ave c d’autres en découle sans efforts !
Pour obtenir une telle intimité personnelle avec notre Bien-Aimé nous avons, en effet, à laisser à la croix, non seulement les péchés dont nous sommes conscients (fruits du mauvais arbre), le péché lui-même (la racine plus profonde qui nous fait faire tel ou tel péché), le monde (ce qui nous piège en lui, chacun sait ce qui l’éloigne du Seigneur…), mais aussi l’« ego » (pensées, sentiments et volontés propres afin de pouvoir recevoir celles du Seigneur) et même la « Loi » (car si la Parole Vivante est une nourriture et un guide par lequel le Seigneur nous répond, il est facile d’en faire une loi, une doctrine vidée de la Vie du Seigneur est une coquille vide) ! C’est tout ceci que notre Christ a accompli à la croix (où il s’est aussi dépouillé des dominations et les a vaincues : Victoire totale sur Satan ! ).
C’est simplement en passant avec Lui par la mort à nous-mêmes que nous pourrons ENSUITE goûter Sa Vie de résurrection ! Quelle Libération de l’épreuve, quelle Paix, quelle Joie nous goûtons alors dans Sa Victoire ! Cette Victoire est devenue nôtre Victoire dans la situation ou autre problème que nous venons de traverser ! Notre Dieu est en permanence dans cette Victoire, en Résurrection, sur le Trône ! C’est de là qu’Il est bien au-dessus de toutes ces dominations et autorités célestes (Eph. 1 :18-21). C’est là qu’est nôtre réalité : vainqueurs avec Lui et par Lui !
Bien sûr, si nous sommes isolés les uns des autres… l’ennemi pourra passer un peu plus loin entre nous… c’est pourquoi il est si nécessaire d’être édifiés en un mur… mieux encore une enceinte fermée qu’il ne pourrait contourner ! C’est La maison qu’Il désire bâtir, son Eglise qui est si prévalente (Eph. 1 : 22-23) ! Là Satan est vraiment coincé et sous ses pieds ! C’est par Elle que le Seigneur désire manifester Sa pleine autorité ! Voyez Matthieu 16 : 18-19 ! C’est alors que « ce qui sera lié sur la terre sera être lié dans les cieux », Dieu agissant selon la demande de son Eglise ! Merveilleux et simple… Cultivons donc d’abord, individuellement dans notre marche journalière, cette communion avec notre Sauveur ! Dans cette communion vivante le Seigneur peut nous bâtir ensemble dans l’Amour fraternel qui en découle (l’Amour édifie) en une forteresse imprenable ! Sa victoire peut alors être pleinement exprimée en ce monde !
Prenons un exemple simple de la lutte spirituelle telle qu’elle doit être menée déjà sur le plan individuel. C’est l’histoire des serpents brûlants de Nombres 21, v. 7-9. Ce n’était pas les serpents qu’il fallait combattre, mais simplement regarder un serpent d’airain dressé sur une perche (image de Christ crucifié) ! Alors tous ceux qui étaient mordus et regardaient à Lui étaient sauvés ! C’est par cet acte d’obéissance que Dieu les délivrait ! Quelle merveilleuse image de ce que nous devons faire lorsque l’ennemi attaque : regarder notre Seigneur, identifiés à Lui par une foi confiante, sachant qu’Il a toute autorité pour agir ! Voyez, ce n’est même pas la peine de s’occuper des manières de faire de ces serpents, d’étudier leurs stratégies d’attaques (risque : s’intéresser plus aux serpents qu’au Seigneur Lui-même) : on les écrase simplement dans notre marche, les yeux du cœur fixés sur notre Dieu ! De cette façon SURTOUT, l’œuvre de sanctification peut s’opère en nous (2 Cor. 3 : 18 = le contemplant le Seigneur peut nous transformer à Son image de Gloire en Gloire ! ) et les serpents n’ont plus qu’à s’enfuir ou être écrasés sous nos pieds quelles que soient les situations traversées ! N'essayons pas non plus de combattre les "serpents" des situations que nous traversons, mais attachons-nous à notre Dieu qui les a déjà vaincus !
Au reste se reconnaître, de ce fait, incapable et pécheur produit de l'humilité (car lorsque nous laissons l'Esprit oeuvrer en nous, nous percevons que nous sommes tout aussi mauvais que les autres) et ceci nous conduit à la soumission Sa volonté, réalisant que LUI SEUL peut sauver nos vies parfaitement et faire nôtre bonheur... et le Sien ! C'est un chemin de renoncement à soi-même, à notre "moi" pour laisser infuser Sa Vie, dont nous avons besoin en priorité ! De cette manière l’ennemi n’a plus de prise (faute de failles), pour nous attaquer, pas plus que des frères et sœurs unis à nous par ce même type d’attachement à notre Bien-Aimé !
L’EDIFICATION DE LA MAISON ET DE LA MURAILLE :
Dans Esdras 3, on voit que la premier élément bâti est l’autel des sacrifices… ombre de la réalité : l’intercession de notre Christ auprès du Père… et donc la notre « en Lui » ! « En Lui » seulement elle est efficace et agissante ! Pour que Sa Maison puisse être bâtie, il faut d’abord cet autel de prière. Nous devons prier le Seigneur (que ce soit avec cris de joie ou pleurs, peu importe les situations) pour que Sa Volonté concernant Sa Maison puisse pratiquement s’accomplir ! Qu’il puisse nous édifier, nous, pierres vivantes en cette maison spirituelle ! Il a besoin de nos prières pleines de parfum (Sa mort et Sa résurrection œuvrées en nous par l’action de la croix) pour pouvoir avancer, car il s’est rendu dépendant de l’homme… de nous ! Alors il y a un fondement pratique pour bâtir dans l’unité (uns, car En Lui… l’unité de Jean 17) dans l’Amour (son Amour en nous se décline en amour fraternel sincère, lequel édifie). Cette maison n’est rien d’autre que l’Eglise véritable (matérialisée localement, là où nous vivons) destinée à devenir son Epouse pour l’Eternité. Quelle espérance merveilleuse !
Mais elle est aussi le guerrier d’Eph. 6. En effet ce sont « les violents qui s’emparent du royaume » ! C'est-à -dire ceux qui suivent Christ (le recherchent Lui, si précieux à leurs yeux car ils l’aiment d’un amour tous les jours renouvelé) et ce faisant, laissent leur moi à la croix ! Garder cette foi vivante (car pratiquée) est contre le cours naturel du monde : c’est un réel combat contre notre nature ! Combat d’autant plus nécessaire que l’ennemi, alors, ne nous laisse plus tranquilles : par la force ou par la ruse, il tente de nous stopper, de nous user, de nous décourager, comme on le voit figuré dans le livre d’Esdras ! Alors oui il faut combattre… mais pas chacun isolément : le « guerrier » est corporatif, comme l’Eglise, nul n’est complet est suffisant en lui-même, c’est une armée coordonnée par le Esprit Saint, nous tous étant abreuvés de la même Vie !
Voyez le standard ? Il est bien supérieur à l’obtention de quelques dons ou bénédictions du Seigneur ! Il s’agit de chercher à connaître et à vivre notre Seigneur lui-même, questionnant souvent « qu’aimerais-tu Bien-Aimé ? Qu’est-ce qui te ferait plaisir ? Donne moi la grâce de correspondre à ta volonté ! Toutes choses que l’Apôtre Paul avait très bien comprises, s’efforçant de « vivre par Christ » (Gal. 2 : 20), de courir la course pour remporter le prix de la vocation céleste en Jésus-Christ (Philip. 3). En effet, pourquoi nous a-t-il sauvés si ce n’est pour partager Sa vie et Sa Gloire pour l’Eternité ? La moindre des choses est de chercher à connaître notre Epoux, de se laisser transformer à Son image par la route nouvelle et vivante qu’Ila inaugurée pour nous ! Ainsi il pourra achever Sa Maison et revenir chercher Sa Bien-Aimée pour conclure cet âge !
Dans Néhemie nous voyons qu’il est nécessaire, en outre, que le lieu où le Temple est situé soit protégé, sans quoi les habitants qui sont autour, dans la ville restent exposés aux attaques. Certes l’ennemi ne peut espérer détruire le Temple construit dans le bon lieu (Jérusalem) et selon le modèle voulu par Dieu (« aie soin de bâtir selon le modèle» Exode x ) … mais il peut encore attaquer les habitants qui l’entourent et la servent : la ville doit être protégée par un mur d’enceinte contre ces attaques.
Même la Nouvelle Jérusalem a une muraille avec de hauts murs car seules certaines catégories de personnes ont le droit d’y entrer : le peuple racheté, entré par les 12 portes, chacune constituée d’une seule perle (le salut en Christ est une telle perle : fabriquée pour enrober un grain sable faisant souffrir une huître = obtention de la délivrance des souffrances dues au corps étranger à Dieu qu’est le péché-« c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris »- )
Or la ville sainte, du temps de Néhemie, n’était entourée que par une muraille présentant de larges brèches et pas de portes : tout le monde pouvait y rentrer et faire ce qu’il voulait… La similitude avec l’état de L’Eglise (au sens large) de nos jours, est frappante ! Il est donc nécessaire d’entreprendre la reconstruction de la muraille comme le firent les habitants de Jérusalem travaillant d’une main et prêts à se défendre de l’autre contre tous les subterfuges ou attaques violentes de l’ennemi. Ceci demande bien sûr la coordination et l’organisation de ses habitants (conduits par le St Esprit) et leur vigilance active, toujours prêts à « sonner de la trompette » lorsque une attaque se manifeste. D’autant plus que nous n’avons pas seulement la muraille à rebâtir, mais la Maison (Temple) elle-même est très dégradée de nos jours et ne correspond pas au modèle donné par le Seigneur (une assemblée, une ville, pas de divisions en multiples « chapelles », unité pratique et vivante dans un même Esprit). Que les murs de séparation entre enfants de Dieu tombent et que l'unique muraille de l'unité en notre Bien-Aimé Seigneur s'élève contre l'ennemi !













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