Lors de sa visite en Algérie, dans son discours devant les étudiants de l'université de Mentouri à Constantine, le président français, Nicolas Sarkozy, a affirmé que l’inexistence d’un État palestinien était « une injustice que la France ne tolèrerait pas ». Le président français a également affirmé : « Le partage du nucléaire civil sera l'un des fondements du pacte de confiance que l'occident doit passer avec le monde musulman. (…)Cette solidarité, nous devons la refonder sur l'amitié et sur la confiance ».



La France produit l’essentiel de son électricité dans des centrales nucléaires et souhaite exporter sa technologie et son expérience. Elle a signé un accord de coopération avec l’Algérie mardi, le deuxième jour de la visite de Sarakozy. Cet accord permettra le transfert de technologies et l’éventuelle construction d’un réacteur nucléaire à usage pacifique pour produire de l’électricité en Algérie. C’est le premier accord de ce type entre la France et un pays musulman, qui est plus audacieux encore que le protocole signé en juin par les Etats-Unis et l’Algérie.



Dans son discours, Sarkozy a suggéré que la création d’un État palestinien permettrait de lutter contre le terrorisme. Le président français a estimé que c’était du sentiment d’injustice que les terroristes puisaient leurs plus grandes forces. « Priver les Palestiniens d’un État est une injustice que la France ne tolèrera pas, » a-t-il affirmé. Sarkozy a ajouté que la France considérait que le refus de reconnaître qu’Israël avait le droit de vivre en sécurité était une autre injustice.



Le président français a lancé « un appel pressant à l'Occident pour qu'il se dépouille de toute volonté de domination et qu'il cesse de croire qu'il est à lui seul toute la civilisation mondiale », mais aussi à « tous ceux qui se reconnaissent dans un Islam de progrès » pour qu'ils « reconnaissent au peuple d'Israël qui a tant souffert le droit de vivre libre ». Sarkozy a également lancé un appel « au peuple d'Israël pour qu'il n'inflige pas au peuple palestinien la même injustice que celle qu'il a subie lui-même pendant tant de siècles ».