NDLR : Première partie
Les mêmes artistes s’étaient trempés récemment dans le phénomène « Ngulu » en souillant de plus belle leur réputation à cause du goût effréné du lucre. En somme, les musiciens chrétiens ont, au fil des années, laissé entrevoir l’hypocrisie ayant couvert leur carrière. Grâce à l’effet d’usure, ils ont été démystifiés et désacralisés pour redescendre au niveau du commun des mortels.
Leur musique non plus ne captive plus les consciences au regard des thèmes diversifiés exploités au-delà du carcan spirituel. A l’image des musiciens profanes, ils s’interposent comme censeurs de la société au lieu d’évangéliser par la chanson. Les mêmes artistes s’étaient trempés récemment dans le phénomène « Ngulu » en souillant de plus belle leur réputation à cause du goût effréné du lucre.
Ces viles pratiques ont discrédité la carrière de plusieurs d’entre eux qui en ont payé les frais par le biais d’emprisonnement. Dans leurs orchestres, ces musiciens s’affublent des titres et se magnifient, incorporent des danseuses et des « Atalaku », et affichent les mêmes frasques que leurs collègues de l’autre rive de part leur propension au luxe.
Tenez par exemple un leader de la musique chrétienne vient de scandaliser récemment la communauté chrétienne en entretenant une relation extraconjugale au sein de son église, laquelle a accouché d’une grossesse non désirée.
Des cas similaires sont légion (sans oublier des idylles informelles que des leaders développent avec leurs musiciennes) et traduisent le côté pervers qui gangrène actuellement la musique chrétienne. Ceci explique la montée en première ligne des conjointes des leaders des groupes musicaux chrétiens – et vice versa – qui s’affichent désormais aux côtés de leurs maris, question de mieux les contrôler. De plus en plus des couples s’affichent sur les planches des spectacles ou des concerts, ou même sur les supports vidéo et autres. Souvent à la base des divorces, ces musiciens chrétiens constituent véritablement une peste pour nombre des couples, au pays comme à l’étranger.
Cette pratique n’est certainement pas innocente et traduit plutôt le malaise des couples vivant dans une situation d’instabilité permanente. A cela il faut ajouter les tiraillements sur fond des querelles que développent certains musiciens chrétiens, eux qui sont censés prêcher par l’exemple. Plus grave, ces différends débordent du cadre privé pour être étalés sur la place publique. Sans gêne. Cerise sur le gâteau, c’est le côté mystique qui entoure ces carrières qu’on croit exemptes des pratiques fétichistes.
Une rumeur folle a récemment fait état des incartades d’une chanteuse sur la tombe d’un collègue artiste ! Certitudes ou présomptions, évidences ou conjectures, une chose est vrai, c’est que les musiciens chrétiens sont loin d’être des saints. D’autant plus qu’on retrouve dans leur comportement et attitudes, le même déviationnisme observé dans l’autre camp. Cet état des choses résulte, pensons-nous, de l’incursion des opportunistes et autres profiteurs qui se sont engouffrés dans ce créneau musical non par conviction mais parce que appâtés par le gain facile.
Ces musiciens chrétiens d’occasion sont facilement repérables de part leur façon d’être et leur approche musicale. Chrétien musicien ou musicien chrétien, il est temps d’établir le distinguo afin de purifier l’espace musical chrétien en remettant Jésus sur son piédestal.
Alain Diasso/Uhuru













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