NDLR : Il y a une différence entre « messianiSTes » et « messianiQUes » … les croyants dans Le Messie ne sont pas messianistes mais messianiques. Ils ne sont pas activistes mais intercesseurs «Matt 6/9 Voici donc comment vous devez prier: Notre Père qui es aux cieux! Que ton nom soit sanctifié; que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel ». Yéshoua Ha Mashiah vient pour établir Son règne de Paix de 1000 ans. Marana Tha ! ( Le Seigneur vient ou viendra)... andré.

L’un des apports spirituels principaux que le peuple juif a apporté à la civilisation est la notion de Messianisme, espérance en une époque et un personnage qui viendront rétablir la Justice et l’Harmonie sur terre. Dans le langage quotidien, si « messianique » est devenu un adjectif positif et laudatif, celui de « messianiste », pourtant étymologiquement valable, a pris une connotation extrêmement péjorative, synonyme d’extrémisme et de fanatisme. Dans la sphère proche orientale, où elle est principalement usitée, elle a été introduite par la gauche et les médias - locaux comme internationaux - comme critère de définition des habitants juifs de Judée-Samarie, accusés « d’idolâtrer la terre au détriment de la vie humaine, au nom d’un messianisme religieux dangereux ». Passons sur le bien-fondé d’une telle calomnie, pour se poser la question à propos de ce qui se passe en Israël depuis une quinzaine d’années, dont la Conférence d’hier n’est qu’un épisode de plus : qui, en Israël, durant toute cette période, s’est montré le plus « messianiste », en portant aux nues une valeur pour laquelle l’on peut tout sacrifier, même la vie humaine ? Les habitants du Goush Katif, qui ont renoncé à « la terre » sans lever la main sur le moindre soldat, ou tous les chantres de la paix qui ont amené le Hamas et la mort au centre des villes israéliennes ? Pendant la vague d’attentats qui avait suivi les Accords d’Oslo, un nouveau terme avait été introduit par Itshak Rabin dans le jargon politique : « Les victimes de la Paix », c'est-à-dire toutes celles et ceux qui devaient payer de leur vie ce passage nécessaire et toujours chaotique entre l’état de guerre et celui de la paix. Noble enrobage sémantique pour décrire un fiasco total. Cette ts en la Biblerouvaille terminologique cache pourtant un phénomène beaucoup plus profond : la Paix est devenue un « messianisme de gauche » - et un vrai celui-ci - car il draine un nombre impressionnant de victimes juives à son compte. Aujourd’hui, au lendemain de la Conférence d’Annapolis, l’un des piliers de « Meimad », mouvement sioniste religieux de gauche, le Rav et ex-député Yehouda Gilad, avoue humblement que « la gauche est devenue bien plus messianiste que la droite, depuis un certain nombre d’années. Cette course effrénée vers la Paix à tous prix, malgré tous les risques encourus, comporte des éléments de fanatisme. Le messianisme est une foi ou une idéologie de type religieux tellement fortes, qu’elles nous font lire la réalité non pas telle qu’elle est, mais selon nos besoins du moment, et au besoin même la modifier. En voyant le visage et le regard radieux d’Ehoud Olmert à Annapolis, et malgré qu’il se définisse comme laïc, j’y ai décelé des aspects de messianisme religieux. Aujourd’hui, je crains que ce messianisme que je dénonçais à droite, soit en réalité le fait de la gauche » (dont fait objectivement partie le Premier ministre !) Le prophète Jérémie décrivait déjà cette notion de paix factice : «Ils soignent à la légère la blessure de mon peuple: Paix, paix, disent-ils; et il n'y a point de paix » (Jérémie 6 :14). L’avis de ce Rav est intéressant et surtout symptomatique, car il a toujours été de ceux qui prônaient le dialogue avec les Palestiniens, et qui préconisaient des concessions territoriales en Judée-Samarie (à part Jérusalem). « Tout ce que l’on peut observer aujourd’hui du côté palestinien montre une radicalisation, une augmentation de la violence, et un refus de plus en plus prononcé de l’existence même de l’Etat d’Israël. Et de l’autre côté, on assiste en Israël à une course aveugle vers une paix à tous prix, qui nous amènera indubitablement à une situation très grave » Et d’avertir sur ce que beaucoup parmi nous savons déjà depuis longtemps : « Chez nous, un échec peut signifier au maximum de nouvelles élections. Chez eux, un échec (ndlr : ou une désillusion), et ce sont des bombes vivantes au cœur de Jérusalem. » Que n’aurait-il pas compris tout cela plus tôt, mais mieux vaut tard que jamais ! Comme l’enseignait Manitou z.l. Rav Léon Ashkenazi, « toute valeur, aussi noble qu’elle fut, lorsqu’elle est poussée dans l’absolu, et n’est pas tempérée par une valeur contraire, devient extrêmement dangereuse ». Ceci est vrai même pour la plus grande des bénédictions divines qui est la Paix. L’amour de la Paix n’e l’exclusivité de personne en Israël. Mais comme le disait hier avec justesse le général Yossi Peled « Il y a une chose qui est plus importante que la Paix, c’est notre survie en tant qu’Etat juif ici ». Et ce qui se dessine avec plus en plus de clarté, c’est que pour l’instant, l’un ne peut se faire qu’au prix de l’autre.

Et ceux qui veulent nous entraîner aveuglément sur les chemins d’une paix illusoire, portent la responsabilité du sang juif qui sera immanquablement versé sur son autel.