Tsafrir Ronen, membre du Forum de Naalal, n’accepte pas d’être défini comme étant un "homme de droite". Il estime en effet que cette catégorisation est dépassée et il préfère nettement qu’on le présente comme un "militant pour l’intégralité de la terre d’Israël". Ronen, qui se trouve en ce moment aux Etats-Unis, compte prendre part mardi prochain à Los Angeles à un meeting de solidarité en faveur de Homesh. Au même moment, sur les ruines de cette localité du Nord de la Samarie, détruite lors de l’application du plan de retrait, des milliers de personnes se rassembleront une nouvelle fois pour manifester leur ferme intention de reconstruire le village. Ronen a souligné, lors de son entretien avec Ouzi Barouch d’Aroutz Sheva en hébreu, que l’attitude des Juifs de diaspora avait changé ces derniers temps. Jusqu’à présent, a-t-il expliqué, ils ont toujours soutenu de façon inconditionnelle tous les gouvernements israéliens, quelles que soient les décisions qu’il prenait. Mais aujourd’hui, après la destruction du Goush Katif, qu’il a qualifiée d’anéantissement de l’existence juive dans cette région, les choses semblent avoir changé. Il a expliqué que pour les Juifs de diaspora, la terre d’Israël devait accueillir les Juifs et constituait donc l’objectif suprême. Et de préciser : "Ce n’est pas ce que quelques politiciens véreux vont décider qui déterminera l’avenir du peuple juif". Pour Ronen, l’influence de la gauche, pourtant prépondérante aujourd’hui, n’est qu’éphémère. "La reconstruction de Homesh est une révolution et permettra de proclamer haut et fort que c’est notre terre". Cette proclamation nous conduira au pouvoir. Si nous ne le prenons pas, il n’y aura plus d’Etat. L’esprit du sionisme, du sionisme historique, doit revenir au pouvoir". Ronen a poursuivi sa profession de foi : "Nous n’avons pas l’intention de monter seulement à Homesh, nous comptons reconstruire une centaine de localités en Judée-Samarie et nous retournerons également au Goush Katif. Le monde arabe doit comprendre que nous avions un gouvernement dérangé et insensé". Il a ajouté qu’il allait rencontrer, lors de son séjour aux Etats-Unis, des responsables du centre Simon Wiesenthal et d’autres personnalités: "Nous leur expliquerons que le sort de Tel Aviv doit être le même que celui de Sdérot. Lorsque nous sommes montés la dernière fois à Homesh, le public a pu apercevoir Afoula et Hadera et a compris qu’il ne peut être question ni de compromis ni de concessions, c’est nous ou eux. Si nous ne sommes pas les maîtres, nous n’aurons plus de terre". Evoquant l’investiture du nouveau président de l’Etat Shimon Pérès, Ronen a déclaré que ce dernier était "l’un des plus grands traîtres du peuple juif" qui avait signé des traités derrière le dos des dirigeants israéliens. Et d’ajouter : "Nous vivons dans un Etat qui a perdu la raison et c’est pourquoi un homme comme lui, responsable du sang juif versé après les accords d’Oslo, a été élu".