A l'approche des Jeux Olympiques, tous les regards se tournent vers la Chine. «Cette dernière veut afficher sa bonne conduite, mais derrière la muraille, depuis quelques mois, les chrétiens chinois sont de plus en plus malmenés.»

Portes Ouvertes, organisation internationale d'obédience protestante qui soutient les chrétiens souffrant à cause de leur foi, s'inquiète des persécutions, à l'occasion du Dimanche de l'Eglise persécutée, le 4 novembre.

A Pékin, des pasteurs ont été invités à quitter la ville avant le début des Jeux. Dans plusieurs provinces de Chine, les chrétiens ne peuvent plus se réunir sans recevoir une visite de la police. Une centaine de chrétiens étrangers ont été expulsés pour le simple fait d'avoir de la littérature chrétienne chez eux. Les raids de la police dans les églises dites de maison ont augmenté. Les bibles imprimées sont de plus en plus rares...

Avec ses 80 millions de croyants, la Chine est un des pays qui comptent le plus de chrétiens au monde. Parmi eux, 30 millions fréquentent une des deux églises officielles (protestante ou catholique). Mais la grande majorité s'y refuse, car elle estime que le contrôle exercé par les organismes gouvernementaux est intrusif et autoritaire. C'est ainsi qu'il existe des dizaines de milliers d'assemblées ou églises de maison, considérées comme illégales.

«On est libre de croire en Chine, mais uniquement sous le contrôle du gouvernement», dit le communiqué de Portes Ouvertes. Qui rappelle que «des pasteurs sont toujours emprisonnés et battus pour ce qui, dans les sociétés occidentales, serait considéré comme la libre expression de leur foi.»