NDLR : Si la Déclaration universelle des droits de l'homme n'a aucune valeur juridique, contrairement à ce qui se dit, c'est parce que les pays communistes, comme certains pays musulmans, avaient refusé de l'adopter.
Pour réclamer de meilleures conditions de travail, quatre mille étrangers se sont en mis en grève à Dubaï et ont manifesté en jetant des pierres : l'émirat va les expulser.
Les premiers mouvements sociaux sont apparus ces deux dernières années aux Emirats, où, comme ailleurs dans le Golfe, le droit de grève et le droit de manifester sont inexistants.
En mars 2006, une grève sur le site de construction de Burj Dubaï, devenue en juillet dernier la plus haute tour du monde, avait donné lieu à des actes de vandalisme. Mais les incidents survenus samedi sont, selon les rares témoignages disponibles, de loin les plus graves et les plus violents jamais survenus.
Les manifestants, des ouvriers étrangers qui auraient été au nombre de 4 000, ont bloqué la principale artère menant à la zone industrielle de Jebel Ali et jeté des pierres sur des voitures, dont 18 au moins ont été sérieusement endommagées. La police a dépêché les forces anti-émeutes qui ont fait usage de leurs canons à eau.
Les revendications portaient sur les salaires, les transports et le logement
Le gouvernement a aussitôt qualifié le comportement des grévistes de « barbare ». Hier, il a annoncé l'expulsion des 4 000 ouvriers étrangers impliqués. Aucune détail n'a été donné, ni sur la date à laquelle ces expulsions débuteront, ni sur la nationalité des ouvriers affectés.
Selon la presse locale, les protestataires réclamaient une augmentation de leurs salaires, qui seraient compris actuellement entre 600 et 1 000 dirhams par mois (entre 146 et 272 $, soit de 100 à 190 €), un accroissement du nombre de bus pour se rendre sur leur lieu de travail, ainsi qu'une amélioration de leurs conditions de logement.
Confronté à l'émergence de grèves sauvages, qui lui avaient valu de sévères critiques, le gouvernement émirati avait pris des mesures pour améliorer les conditions de travail et de vie des travailleurs étrangers. Les autorités ont déjà imposé des amendes totalisant plus de 100 millions de dollars aux employeurs refusant de payer ou payant avec retard les salaires de leurs ouvriers, le motif de grève le plus répandu.













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