‘’NDLR : Ce texte est écrit par un Rav (Rabbin) . Il ne s’agit pas ici de remplacer l’enseignement de YHM (Yéshoua Ha Mashiah), Jésus Le Messie, par celui de nos Frères Juifs Judaïques mais de nous faire réfléchir. Il y a des vérités dans le Judaïsme qui nous poussent à revenir aux sources de l’Ecriture et de nos Pères dans la Foi ; je pense notamment - entre autres - à Finney ( re-lire « Les réveils religieux – Discours » ) et à Spurgeon. * Téchouva :: repentance.’’

Il est écrit dans le traité Yoma (chap. 8, Michna 9) : «Yom Kippour pardonne les fautes qu’un homme a commises envers D. ; mais Yom Kippour n’apporte pas le pardon pour les fautes qu’un homme a commises envers son prochain tant qu’il n’a pas apaisé la victime !» Pire encore ! Si un homme a sur lui l’objet d’un vol et qu’il ne l’a pas restitué «sa prière n’est pas entendue !» Or si les prières d’un homme ne sont pas entendues durant les «Jours redoutables», que lui reste-t-il pour assurer son salut ? Car si les fautes qu’il a commises envers son prochain ne sont pas pardonnées à Yom Kippour, il en sera de même pour les fautes qu’il aura commises envers D !

Le Rav Eliézer Papo dans le Pelé Yoets (Dracha sur la Techouva*) déclare : S’il a volé son prochain, il doit lui restituer l’objet ; s’il l’a blessé par la parole, il doit lui demander pardon. Ce n’est qu’après cela qu’il pourra revenir vers Son Créateur et être agrée. Or il s’agit d’un acte très difficile pour celui qui l’a commis pour plusieurs raisons :

1) A cause de la honte que l’on éprouve d’avoir volé un objet ! De même qu’un voleur pris la main dans le sac éprouve une honte immense, il en est de même pour celui qui doit apaiser sa victime 2) A cause de l’immensité du dommage : il est possible que l’on n’ait même pas les moyens de restituer le vol, ou de rembourser le dommage que l’on aura commis même en vendant sa maison ! 3) Il est possible que l’on ait volé beaucoup de gens que l’on ne connaît même pas, comme dans le cas de celui qui vend un utilisant des poids et des mesures truqués ! 4) Le Yétser Hara de certains va grossir leur faute, au point de leur faire croire qu’ils ne pourront jamais faire Techouva ! En fait, celui qui a le cœur pur saura que «la récompense est en rapport avec l’effort fourni, לפום צערה אגרא. Il est écrit que celui qui a fait une faute mais qui en éprouve de la honte, voit ses fautes effacées. Un homme doit savoir d’une foi parfaite que tout ce qu’il aura comme honte dans ce monde-ci, n’est rien par rapport à ce qu’il endurera comme honte dans le Monde futur et devant le Tribunal Céleste ! Il vaut mieux qu’il endure des tourments ici-bas et y trouve le pardon, que tout ce qu’il endurera dans le Monde Futur ! S’il n’a pas les moyens de restituer le vol, il pourra toujours demander pardon à sa victime. Par contre, s’il en a les moyens mais qu’il fait des calculs et en déduit que sa Techouva risque de lui coûter cher, qu’il sache que si l’argent malhonnête est mélangé à de l’argent honnêtement gagné, tout finira par être perdu ! Par contre, en ramenant l’argent volé, D. l’aidera à s’enrichir ! Et si les victimes ne se sont pas rendu compte qu’elles ont été volées, il pourra toujours leur restituer l’argent sans qu’ils ne s’en rendent compte ; il n’aura pas alors besoin de les apaiser. Par contre, si la victime s’est aperçue du dommage (que ce soit un dommage financier ou corporel), il sera obligé de lui demander pardon pour être agrée par D. ! Même si la victime pardonne d’elle-même le fauteur, il faudra que celui-ci vienne lui demander pardon. Il ne faut pas compter sur le texte que l’on récite avant de dormir pour se sentir absous de toute demande de pardon. (Nos Sages nous ont inclus dans le texte de la prière avant de dormir la déclaration suivante : «Maître du monde, je pardonne à tous ceux qui m’ont offensé, à ceux qui m’ont blessé dans ma chair, dans mes intérêts, dans mon honneur ou dans tout ce qui m’appartient. Qu’ils aient agit sans préméditation, par ignorance ou volontairement par la parole ou par des actes dans cette vie ou dans une vie précédente, pour tous les fils d’Israël. Qu’aucun ne soit punit à cause de moi !...») En effet, il arrive souvent que les paroles prononcées avec la bouche ne soient pas sincères : le jour d’après, on voit souvent des victimes manifester de la rancœur contre celui qui leur a causé un dommage (alors qu’elles ont déclaré la nuit précédente avant de dormir «qu’elles pardonnent à chaque Juif») ! S’il est difficile de demander pardon à la victime, on pourra toujours le faire en envoyant un ami parler à sa place ou bien écrire à cette victime. Car une lettre est un bon moyen pour surmonter tous les cas où il est difficile de parler directement à quelqu’un à cause de la honte que l’on éprouve envers lui. Et il est sûr que les Juifs sont saints et miséricordieux : lorsque leur frère Juif viendra les trouver pour leur demander pardon, ils ne seront pas cruels, ils lui pardonneront immédiatement et de façon totale (afin que leur frère Juif ne soit pas puni à cause d’eux)! Et si l’on vient leur rendre l’objet volé, ils refuseront de le reprendre conformément à l’enseignement de nos sages (Baba Kama 94 b) : «Les voleurs et les prêteurs à intérêt qui viennent restituer ce qu’ils ont volé, on n’acceptera pas de prendre ce qu’ils ramènent. Si l’on accepte de reprendre l’objet, on a aura agit contre l’avis des Sages !» La Halakha est la suivante : «Pour les voleurs et les prêteurs à intérêt (qui en ont fait leur principale occupation) qui font Techouva et qui ramènent leur vol : s’ils ne ramènent pas l’objet volé lui-même mais sa contre valeur, on refusera de l’accepter. Et celui qui l’accepte, le fait contre l’avis de Sages. La position des Sages est motivée par le désir d’aider les voleurs à la Techouva. Mais si le voleur veut être quitte vis-à-vis du Ciel et déclare à la victime : «Bien que tu ne veuilles pas accepter de reprendre cet argent et que tu m’as déjà pardonné, je veux que tu prennes cet argent, afin d’être quitte vis-à-vis du Ciel» : on ne dissuadera pas la victime de reprendre l’argent. Le Rama rajoute : «Et si le voleur n’a jamais voulu rendre l’argent et qu’il a fallu lui faire un procès, il devra bien sûr redonner l’argent à la victime» Quant à nous, nous demandons pardon à tous ceux que nous avons pu léser par nos paroles et nos actes. Il va sans dire que nous avons déjà pardonné totalement et sincèrement à tous nos frères Juifs qui auraient pu nous causer quelque dommage que ce soit ! Que tous soient définitivement scellés dans le Livre de la Vie, גמר חתימה טובה