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Immobilier: La crise des subprimes américains met un pied en France TF1
Posteur: nicolas | 23 oct 2007 à 09:22 | 190 mots | lu 1190 fois | 8 commentaires





L'Association française des usagers des banques est submergée de lettres de particuliers qui ne peuvent plus faire face à leurs mensualités. En ligne de mire : les crédits à taux variables.
LCI.fr : Pourquoi l'Association française des usagers des banques tire-t-elle la sonnette d'alarme aujourd'hui ?
Serge Maître (président de l'Afub) : Nous avons deux soucis. D'abord, mettre en garde les candidats à un emprunt contre les dangers des taux révisables car, contrairement à ce qu'on nous dit, il y en a de plus en plus. En 2005, ils représentaient 5% des crédits octroyés, 8,5% en 2006 et sans doute autour de 10% actuellement. Ce sont les chiffres des courtiers en ligne. Mais chez une banque comme le crédit foncier de France, les crédits à taux d'intérêts variables représentent 35% des contrats. Notre deuxième problématique est de trouver une solution pour ceux qui ont déjà signé ce type d'emprunt et qui aujourd'hui se retrouvent dans une situation compliquée.
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Nous avons aussi connu en France des crédits "revolving" qui ont fait exploser les mensualités. Je connais des personnes qui ont du vendre leur bien et devoir retourner dans les HLM et continuer à rembourser les crédits.
Mais ce type de prêt n'existe pratiquement plus en France, les prêt à taux variables sont capés à +-1 ou +-2. Je ne connais pas de +-3 signé. C'est à dire que l'exemple de TF1 citant un taux passant de 3,4% à 5,7% me paraît peu probable et encore, il faudrait connaître les conditions d'attributions et la durée.
Tout comme la durée du remboursement qui, certes s'allonge et occasionne un coût du crédit très important, les mensualités peuvent ne pas augmenter et n'engendre pas un surcoût mensuel.
Il y a vraiment confusion, voir utilisation de la peur dans cet article.
Aux USA, les taux réajustables sont passés de 6% à plus de 15%, les montants de remboursement mensuel ont doublés sans certains cas. Quand tout un salaire devient à peine suffisant pour rembourser le prêt, on comprends la crise.
Mais rien à voir avec la France où l'octroi d'un prêt immobilier est très surveillé.
Inversement, l'allongement de la durée de remboursement qui dépasse parfois les 30 ans est plus inquiétant. Mais ce sont surtout les crédits à la consommation qui endettent démesurément. C'est à ce niveau qu'il faut une plus grande surveillance,... et ne plus subir la loi de la consommation à tout pris. Mais là est un autre problème.
L'Amérique en récession?
www.enamerique.com/?p=159
Ludovic, tu dis : "Mais rien à voir avec la France où l'octroi d'un prêt immobilier est très surveillé".
surveillé par qui ? par eux ?
Un marchand d'argent restera toujours un marchand.
Que penser alors des banquiers qui ferment ouvertement les yeux sur les multiples crédits à la consommation de ceux qui veulent devenir propriétaires de leur logement ? Pour pouvoir leur octroyer un crédit immobilier ils ferment lâchement les yeux sur une situation financière déséquilibrée, en se moquant bien de leurs immanquables futurs problèmes de subsistance.
Bonjour Aline,
N'inverse-tu pas la situation ?
Peux-tu m'affirmer que c'est la banque qui accorde le crédit immobilier en ayant *toutes* les informations de crédits en cours ? Le relevé des 3 derniers comptes bancaires permet de détecter ces prélèvements. Il n'y a pas de gains véritables à travailler avec une personne qui arrivera en faillite personnelle.
Montre moi un dossier complet où c'est la banque qui consciente de la situation financière accorde un prêt "suicidaire" (le fameux 30% d'endettement). Pas le cas où la personne contracte d'autres prêts et vie au dessus de sa capacité. Je n'en a pas encore rencontré, et dans mes aides sur le plan gestion budgétaire familiale, c'est toujours l'inverse que j'ai rencontré.
Il y a des cas où l'effort demandé est conséquent et le rôle du conseiller financier est de mettre en garde. Il en va aussi de la responsabilité du contractant qui connaît ses limites. Malheureusement, il y a des changements de situations, tel la perte d'un emploi, qui déséquilibre alors la faisabilité.
Dans la majeure partie des cas, j'ai rencontré des difficultés de gestion et des achats impulsifs. La source n'est pas la banque.
Je me répète, montre moi un tel dossier assurément mal monté et volontairement défavorable (avant que la famille ait monté un dossier de surendettement) sans que la responsabilité du contractant soit en cause, et je serai prêt à aider pour résoudre le cas.
Dans la quasi totalité des cas, les organismes de crédits à la consommation qui ne sont pas regardant. Ce ne sont pas les banques traditionnelles en France qui sont concernées.
Dans la gestion locative, J'ai eu le cas de plusieurs locataires qui présentaient toutes les garanties de solvabilité, un métier et tutti quanti, et qui néanmoins ont fini par ne plus payer de loyer, parce que complètement endettés.
Ils s'étaient endettés par des crédits sur achat de biens multiples à crédit.
Les banques ne peuvent pas tout contrôler quand ils reçoivent un dossier, de même que le Fond de solidarité de logement n'a pas eu la possibilité de vérifier si les personnes endettées pourraient un jour rembourser leurs prêts à taux 0.
Le problème fondamental est la convoitise. Nous sommes dans une société qui veut tout et tout de suite, et les publicités font croire aux personnes que c'est possible.
Si les personnes pouvaient acheter cash, avec de l'argent qu'ils possèdent effectivement ou sont censé posséder à courte échéance, ces personnes ne pourraient pas s'enfermer dans cette spirale du "crédit qui tue".
Même des personnes renommées et censées être riches sont tombées dans ce piège. Pavarotti, le célèbre ténor a laissé à ses héritiers une dette monumentale.
Pour ce qui est du logement, un conseil reste de mise:
Si les personnes n'ont pas la possibilité de prendre un crédit sur 20 ans ou moins, mieux vaut renoncer à l'achat: elles courent des risques énormes et vont finalement acheter leur bien deux fois plus cher, tout au bénéfice de la banque.
S'ils ne peuvent plus rembourser, même vers la fin de leur emprunt, ils perdent tout leur bien, lequel est saisi au profit de son principal créancier, la banque.
Petit exemple de la réalité pour Ludovic (et ils sont plus nombreux qu'on croit):
www.cbanque.com/forum/thr...
Bref que cette bulle immobilière éclate et que l'on retrouve enfin un marché sain ! (et la bulle immobilière française n'a rien à voir avec les subprimes)
Bonjour,
Les propos de Martin K abonde dans mon sens. Le principal problème est la convoitise.
Merci ben pour ce lien que je connaissais déjà.
D'une : ce n'est pas une banque traditionnelle mais un organisme de crédit.
De deux : j'ai déjà eut affaire à cet organisme et je le déconseille systématiquement car il est facile de montrer que ses offres ne sont pas intéressantes. Elle "tue" le marché avec des des offres sur 30-30 ans et des taux initiaux en dessous du taux "réel". Elle réduit ainsi les mensualités du début. Dans cette affaire, il y a mensonge sur la notion de capé. La compréhension d'un dossier n'est pas aisé, ni la possibilité de faire ses simulations avec les nombreux termes et valeurs. On fait confiance à notre interlocuteur, qui s'avère dans ce cas, malhonnête car n'expliquant pas la réalité des choses. Il existe pour ces personnes des solutions à mettre en œuvre très rapidement avant de gros dégâts.
Mais je me répète, une banque traditionnelle en général, ne fait ce type d'offre. Un organisme de prêt ne fait que du prêt immobilier et n'offre pas d'autres services bancaires. D'ailleurs, des retombées judiciaires contre cet organisme vont probablement s'accroître.
Lu dans un article du Figaro :
"Un Français sur trois a désormais recours à un prêt à la consommation. L'offre et les services s'étoffent. Et les canaux de distribution se diversifient.
...
Les seniors s'y mettent aussi (30 % des 55-64 souscrivent un crédit consommation). Cette année, le marché marque le pas : il a crû de 2,5 % depuis le 1er janvier contre une hausse de 6,6 % par an depuis dix ans.
...
Mais, à l'avenir, les particuliers pourraient être plus nombreux à souscrire un prêt personnel, car ils sont davantage sollicités. Les canaux de distribution se diversifient et s'enrichissent. Depuis le 1er octobre, les cartes bancaires « comarquées » comportent toutes une ligne de crédit revolving (assortie d'un taux compris entre 18 et 20 %) et des prêts personnels.
...
Cette semaine, le Conseil économique et social a d'ailleurs souhaité une moralisation des pratiques en matière de crédit revolving, source de surendettement."
