NDLR: Une analyse qui complète le précédent article sur le sujet. On y apprend la vérité sur les attaques récentes d'Israël en Syrie: tester l'efficacité des défenses antiaériennes, du matériel de l'ex-URSS.

par James Lewis, 1er octobre 2007

Article original

Une lecture littérale du discours devant les Nations Unies d’Ahmadinejad suggère qu’il y a prédit une guerre imminente.

La clé qui permet de comprendre cela se trouve dans son invocation et sa conclusion. Dans la pratique islamique, les communications officielles s’ouvrent par « Au nom d’Allah, le Compatissant, le Miséricordieux ». Ahmadinejad y ajoute : « O Dieu, hâte l’arrivée de l’Imam Al Mahdi et accorde lui bonne santé et victoire ; fais de nous ses disciples, ceux qui assisteront au règne de sa justice » (en italique dans le texte).

Cela peut sembler assez classique, mais ce n’est pas le cas. C’est une invocation spécifique au messie shiite, qui apportera le jihad final. Ce qui signifie chez les adeptes de feu l'ayatollah Khomeini une guerre totale contre les infidèles, y compris les musulmans sunnites. Ces derniers ne reconnaissent pas le Mahdi. Et c’est la vraie raison pour laquelle Khomeini avait débuté les programmes nucléaires il y a 20 ans, avec l’approbation des leaders du clergé.

Ahmadinejad est clair dans sa conclusion aussi : « Je déclare officiellement révolue l’époque des rapports de force datant de la Seconde guerre mondiale, ainsi que la pensée matérialiste basée sur l’arrogance et la domination ».

Traduction : l’Occident, les Etats-Unis en particulier, émerge comme une force dominante après la Seconde Guerre. Israël a déclaré son indépendance en 1948. Cette domination occidentale est terminée.

L’usage de la formule « je déclare officiellement » indique qu’Ahmadinejad se croit le représentant d’Allah sur terre ; une fantaisie bien courante chez les paranoïaques. Mais celui-ci a été endoctriné par Khomeini.

Après cette déclaration, une prédiction :

« L’humanité est passée par un précipice périlleux. Et l’âge du monothéisme (entendez le shiisme selon Khomeini), de pureté, affinité, respect, justice et paix a commencé » (entendez « la fin est proche »).

« C’est une promesse divine que la vérité vaincra et que les justes hériteront la terre. » Traduction : nous gagnerons la prochaine guerre.

« L’âge des ténèbres prendra fin, les prisonniers rentreront chez eux, les territoires occupés seront libérés, la Palestine et l’Irak seront délivrés de la domination des occupants et les peuples d’Amérique et d’Europe seront libres de la pression exercée par les sionistes. » C’est assez clair, non ?

« Sans aucun doute, le Promis qui est l’ultime sauveur viendra… C’est une promesse de Dieu, elle s’accomplira donc. » « Le Promis », c’est l’Imam disparu qui aurait été enlevé à l’âge de 5 ans au IX e siècle dont les Khomeinistes attendent le retour imminent. Ce passage est considéré comme blasphématoire par les Sunnites radicaux, qui n’admettent pas d’égal à Allah et Mohammed. Or, Ahmadinejad affirme la supériorité du Mahdi par rapport à Mohammed, qui n’a pas apporté le paradis sur terre.

Mais le Mahdi ne reviendra pas sans l’intervention des croyants.

« Jouons notre rôle dans l’accomplissement de cette gloire et cette beauté ».

« Je souhaite un avenir brillant pour le genre humain et l’aurore de la libération – de liberté. Un souhait qui, je l’espère, se réalisera dans un avenir proche. »

N’oublions pas qu’Ahmadinejad a déjà rempli l’obligation islamique d’envoyer un ultimatum aux dirigeants des nations infidèles les sommant de choisir entre la conversion à l’islam et la mort. Il a envoyé des lettres personnelles au président Bush et à la Chancelière Merkel relatant exactement cette proposition. Selon sa version du droit coranique, il s’est conformé aux exigences requises pour lancer son jihad contre l’Occident.

Ou bien, dans son propre style :

« Si vous désirez entretenir de bonnes relations avec la nation iranienne, prosternez-vous devant la grandeur de cette nation et soumettez-vous. Si vous ne l’acceptez pas, la nation iranienne vous y contraindra. »

Cela vous donne un cadre pour le discours à l’université de Columbia. Dans la tête d’Ahmadinejad, le rire des étudiants lorsqu’il déclarait qu’il n’y avait pas d’homosexuel en Iran ne faisait que confirmer la profondeur de leur péché sexuel. Columbia était, selon lui, Sodome et Gomorrhe. Et Dieu détruisit ces deux villes après que leurs habitants eurent refusé de se repentir des activités homosexuelles. Aux yeux d’Ahmadinejad, il leur a accordé la dernière chance.

Que de nombreux Juifs soient venus protester et que le président de l’université de Columbia lui ait posé des questions dures, tout cela conforte ses convictions.

Le discours de l’ONU devient donc un avertissement final aux nations du monde. Khomeini a défini lui-même les conditions :

« Je le dis, que cette terre (l’Iran) brûle. Qu’elle parte en fumée, pourvu que l’islam émerge triomphant sur le reste du monde ». Ca, c’est une description d’une guerre nucléaire.

Comment cette guerre doit-elle commencer ? Michael Medved déclare à la radio que les agences de renseignements israéliennes pensent que l’Iran aura sa bombe dans les 18 mois. La CIA donne plutôt une échéance de 5 ans. L’attaque aérienne par l’aviation israélienne sur « le poste de recherche agricole » syrien près de l’Euphrate a pu frapper des matériels nucléaires. Elle a surtout démontré que le fameux dispositif anti-aérien russe que l’Iran et la Syrie viennent d’acheter ne marche pas. Une étape suivante, vers l’espace aérien iranien, peut donc s’envisager. Avant que les Iraniens ne reprogramment leur configuration.

Dans le monde d’Ahmadinejad, il est préférable d’être d’abord attaqué. Comme cela, il pourrait pointer de doigt celui qui commence. Et il est essentiel qu’il y ait de nombreux martyrs de son côté. Cela motive les adeptes pour réaliser un sacrifice encore plus grand. On voit cet exemple dans la guerre entre l’Irak et l’Iran. Ahmadinejad ne cesse de répéter que « le martyre est puissant ». En déclarant ouvertement que l’Iran comptait 3000 centrifuges en marche à Natanz, il invite une attaque sur cet emplacement, mettant au défi les Etats-Unis et Israël. A un moment donné, les deux pays ne peuvent plus se dispenser d’attaquer le lieu et essayer de détruire ces centrifuges.

Dans l’émission « To the points news » (Au cœur de l’info), Dr Jack Wheeler rapporte ceci :

« Un des généraux indiens chargés de la relation militaire avec l’Iran retourne chez lui à New Delhi après avoir passé plusieurs jours à Téhéran. Il raconte que tout le monde lui demande « Pensez-vous que les Américains nous attaqueront ? », « Et quand ça ? », « Avec ou sans Israël ? », « Est-ce que ce sera une opération massive ? » et ainsi de suite. Les Iraniens paniquent totalement. »

Ceci est important car, selon sa propagande, le régime de Téhéran est en train de dire au peuple qu’ils vivent dans une guerre psychologique venant de l’Amérique et d’Israël. Mais en interne, les militaires et le gouvernement semblent avoir une interprétation plus sérieuse. L’incapacité du système de défense Pantsyr tout neuf à entraver le « survol israélien » montre que l’Iran et la Syrie sont vulnérables.

Cela impliquerait donc une attaque rapide. Ici il est important de garder à l’esprit le rapport entre le sadique et le masochiste, où le masochiste demande que l’autre le frappe tandis que le sadique lui répond « non ! » Téhéran est actuellement dans cette phase de masochisme. Ne pas être frappés les désespère. Pour cette raison, une opération de sabotage discrète semble préférable à une attaque de grande envergure.

Il est possible que les « martyrs » aient installé des bombes sales, en vue de représailles, un peu partout. Ahmadinejad y fait des allusions : « La colère des musulmans peut bientôt atteindre le point explosif. Si ce jour-là arrive, (l’Amérique et l’Occident) devraient savoir que l’onde de choc ne se limitera pas à la frontière de notre région. »

On ne peut être plus clair. Ces instruments de représailles sont peut-être déjà sur des bateaux ou dans d’autres véhicules entre la Méditerranée et le Golfe Persique. Ou encore à l’intérieur même des Etats-Unis. Le régime compte des centaines de volontaires, les Basiji. Pendant la guerre contre l’Irak, les Basiji furent des jeunes qui servaient de la chair à canon et de démineurs, portant à leur cou une clé en plastique verte censée leur ouvrir la porte du paradis une fois qu’ils s’étaient fait déchiqueter pour ouvrir le passage dans un champ de mines à la Garde Révolutionnaire iranienne. C’est dans ce domaine qu’Ahmadinejad a développé sa science de la guerre.

Il y a effectivement de quoi détraquer un homme, si son travail consistait à envoyer des gosses à se faire exploser sous l’ordre de l’ayatollah. La responsabilité directe d’Ahmadinejad dans ce « job » ne sera jamais confirmée. En tout cas, s’il avait été contre la pratique, il n’aurait pas fait carrière dans le cercle. Psychologiquement, une telle expérience doit vous laisser un énorme sentiment de culpabilité d’avoir survécu, avec une promptitude au suicide afin d’amener un règne messianique du Mahdi. Cet état d’esprit est incompréhensible pour des occidentaux moyens.

Que cela implique-t-il pour l’Occident? Tout d’abord, toute action contre ce régime sectaire doit survenir au temps et au lieu que nous choisissons, si possible, il faut que ce soit différent de leurs prédictions. Ceci dit, Ahmadinejad nous force la main et proclame qu’il a 3000 centrifugeuses. Cela devrait être vérifié par Israël ou l’Arabie Saoudite ou d’autres pays qui possèdent de bonnes sources de renseignements en Iran.

Second point : il est indispensable d’éliminer le leadership fanatique en cas d’attaque majeure. C’est une tâche ardue car il est plus facile de cacher ces hommes que les installations. Mais il faut absolument des équipes spéciales pour réduire en silence le commandement ainsi que l’appareil de communication du régime. Durant l’attaque syrienne, on entend dire que le système de communication avait été complètement coupé. Même les connections des portables au Liban voisin étaient interrompues. On suppose que des forces spéciales ont été déployées sur le terrain pour identifier les cibles au laser et prélever des échantillons. Ils auraient pu également saboter l’interconnection entre les dispositifs de défense. Pour une répétition générale, c’était une réussite.

Troisième point, à la différence de l’attaque éclair en 1981 sur le réacteur nucléaire Osirak de Saddam Hussein, n’importe quelle attaque sur l’Iran peut déclencher une vague d’hostilités plus étendue, visant des civils vivant très loin du théâtre de la guerre. N’oublions pas que la Garde iranienne a déjà commis des attentats contre des synagogues à Buenos Aires. Les auteurs de ces actes sont aujourd’hui au pouvoir. Alors, on est en droit de s’attendre à des tirs de missiles, comme le Hezbollah l’a fait cet été, mais avec plus de précision.

Dès le début des hostilités, il y aura des pressions pour qu’elles se terminent prématurément. Il faut résister à de telles pressions. Ce groupe est beaucoup trop dangereux pour que l’on le laisse avec sa capacité de nuisance intacte. Ahmadinejad s’est arrangé avec le Venezuela pour être approvisionné en produit pétrolier raffiné que l’Iran ne peut pas fabriquer sur place. Il planifie visiblement un long conflit. Il peut aggraver les troubles en Irak même si une invasion en bonne et due forme semble peu probable, puisque vulnérable à l’attaque aérienne.

Il paraît vital pour l’Occident de n’entreprendre aucune action militaire jusqu’à ce que le plan nucléaire iranien ne soit clair. Comme nous l’avons suggéré, une possibilité serait une série d’attaques par l’aviation israélienne sur des sites nucléaires identifiés en Iran. Si – ou plutôt quand l’Iran réplique, en attaquant Israël ou même l’Arabie Saoudite, les forces américaines situées dans le Golfe pourraient se joindre. Les Saoudiens ne seront pas du côté de l’Iran puisque les fanatiques khomeinistes prédisent qu’un jour ils règneront sur la Mecque et Médina. L’Iran peut bloquer les détroits de Hormuz, obligeant les Etats-Unis d’entrer dans le conflit pour ouvrir le passage.

Contrairement à la guerre en Irak, cette fois-ci nous avons la France et l’Allemagne avec nous. Que cela serve à quelque chose ou non reste à voir. De même, l’opinion du peuple peut diverger de celle des chefs d’état. Mais au moins, on peut s’attendre à ce qu’ils ne nous fassent pas de sabotage systématique comme lors de la guerre pour détrôner Saddam.

Un avenir périlleux se prépare. Si nous avons de la chance, le monde sera sauvé par quelques raids secrets. Avec plus de chances encore, il y aura un coup d’état qui renverse le régime fanatique actuel. Mais le scénario le plus plausible est hélas celui d’un conflit qui s’enlise, le genre de chose que l’Occident et Israël auront du mal à endurer.

En admettant qu’une ville israélienne d’une certaine importance est sévèrement touchée, la réponse peut être massive. Lors de la frappe d’Osirak en 1981, Israël a réussi l’exploit de n’avoir fait qu’une seule victime. Cette fois-ci cela paraît impossible.

Sur la route d’Armaguédon, il est fortement possible que l’Iran utilise le terrorisme comme moyen de représailles. Nous avons affaire avec des suicidaires fanatiques. La préparation de la défense civile peut s’avérer indispensable, y compris sur le territoire américain. Notre sentiment de sécurité face à une attaque directe est dépassé. Je me demande si les Démocrates nous permettront d’améliorer notre système de défense domestique.

En faisant des pronostics sur le danger, on espère toujours avoir tort. Mais nous ne pouvons pas nous baser uniquement sur l’espoir. Si cette interprétation est correcte, nous avons des problèmes devant nous. Notre dialogue politique interne a été extrêmement immature depuis le 11 septembre. Mais espérons qu’une telle menace de mort venant de Téhéran ouvrira les yeux de certains, même à gauche !

James Lewis










Les caractéristiques du Mahdi
http://signes.levillage.org/mahdi.htm

D'après Abu Sa’id Khudri , le Prophète a dit : "Al Mahdi sera de ma descendance. Son front sera large et son nez sera aquilin. Il emplira le monde de justice à une époque ou le monde aura été rempli d’oppression. Il gouvernera pendant 7 ans."

Il sera grand
Il aura le teint blanc, un front large et un nez aquilin
Les traits de son visage seront les mêmes que ceux du Prophète
Son caractère sera exactement le même que celui du Prophète
Il fait partie de la descendence bénie du Prophète qui a dit : "Al-Mahdi est un des nôtres, un des membres de la maisonnée (Ahlul-Bayt)." (Ibn Majah)
Le nom de son père sera ‘Abdullah
Le nom de sa mère sera Amina
Il parlera avec un léger bégaiement et parfois ce bégaiement le frustrera au point qu’il se frappera la cuisse.
Il paraîtra peu de temps avant le jour du Jugement Dernier
Il s’enfuira de Médine vers la Mecque où les gens lui prêteront allégeance
Il recevra la soumission et de l’aide des gens de l’Iraq
Il règnera sur le monde pendant 7 ans conformément à la sunnah
Il combattra dans des batailles
Il apparaîtra en une nuit
Il fera régner la justice et l’égalité sur terre
Il éradiquera la tyranie et l’oppression
Il dirigera une prière à la Mecque à laquelle Jésus participera
Il ne sera pas la même personne que le Messie promis (Issa).
Au moment de son avènement il aura 40 ans
Allah lui donnera la connaissance.