Un article de Paul Ohlott paru sur le Topinfo nous informe que les organisateurs de l'Ecole de Stratégie Francophone ont choisi de repousser la première session de cette école de formation de responsables chrétiens. Motif? Trop peu d'inscrits. Cela laisse songeur.

Le frère Sunday étant au-dessus de tout soupçon, ce délai est certainement le fait du comité organisateur. Mais personnellement, si j'avais été à la place de l'apôtre Adelaja (qui entend nous enseigner les méthodes pour gagner un pays à Christ), j'aurais démarré même avec "seulement" 100 ou 200 pasteurs et responsables inscrits.

J'aurais en effet du mal à imaginer l'apôtre Paul - qui n'était pas riche et dont les déplacements impliquaient des semaines voire des mois d'absence - repousser un voyage au motif que trop peu de convertis l'attendaient dans une ville. Tout au contraire, ce que nous révèle le Nouveau Testament, et plus spécifiquement le Livre des Actes, c'est que les apôtres du Seigneur estimaient hautement les "petits commencements".

Ce genre d'annonce, à l'époque des transports modernes et engageant le pasteur d'une assemblée forte de 25.000 membres qui se félicite de disposer de soutiens "millionnaires", laisserait supposer d'un étrange état d'esprit pour quelqu'un qui, après avoir délivré un message pour la France, affirme qu'il pourrait la gagner à Christ assez facilement.

Je précise que je n'ai rien contre le ministère de cet homme et j'apprécie les personnes qui le font venir. Il demeure que l'Ecole de Stratégie Francophone démarre avec une drôle de stratégie qui ressemble plus à une attitude commerciale qu'autre chose. Ce "quorum" insuffisant en nombre de pasteurs laisserait entendre que, soit ceux-ci seraient indociles à une convocation du Saint-Esprit, soit le Saint-Esprit serait ici remplacé par une organisation humaine.

On pourrait alors déduire que les tarifs exigés par le pasteur Adelaja pour une prestation mensuelle seraient trop élevés pour être divisés par moins de 300. Mais évidemment, je suppose qu'il n'en est rien et que le frère Sunday ne serait jamais tombé aussi bas. Et si d'aventure c'étaient les frais d'organisation qui coûtaient cher, à n'en pas douter, l'apôtre se ferait lui-même le mécène de ses propres formations, pour ne pas laisser les questions purement matérielles être un frein à la délivrance du message capital qu'il brûle de partager avec nos conducteurs spirituels...

Comme c'est toujours l'inférieur qui est béni par le supérieur, et les parents qui amassent pour leurs enfants, et dans la mesure où c'est de Sunday que l'idée de fonder cette école est partie, cela semblerait plus logique...