Il semble bien qu'Israël ait testé les défenses du nord de la Syrie... Détruire une batterie russe ? Ceci aurait pu déclencher une replique syrienne et la guerre. Cette incursion pourrait avoir eu un tout autre but en fait... c'est une route, le long de la frontière syro-turque, qui pourrait être utilisée dans de nombreux cas de figure ! Enfin il ne faut pas oublier le contexte : les ennemis d'Israël s'agitent beaucoup et font de nombreux préparatifs militaires ces derniers mois... comme dit le Ps 83 : 3 = ceux qui te haïssent lèvent la tête

Par Raphael Aouate

Le porte parole du gouvernement iranien a souligné que son pays se rangeait du côté de la Syrie et de tout Etat islamique en cas "d’agression israélienne".

Cette déclaration iranienne faite au journal arabophone londonien Al Hayat intervient après cette du vice président syrien Farouk Al Chareh, hier samedi 8 septembre. La Syrie déclarait en effet qu’après le survol de son territoire par Israël, elle se donnait le droit de réagir à ce qu’elle considère être un viol de son espace aérien. Aujourd’hui, c’est l’Iran qui se déclare solidaire, par la voix de son porte parole, Golam Hussein El Am. "Téhéran se tiendra du côté de la Syrie, et du côté de tout pays musulman en cas d’agression israélienne", a-t-il déclaré au journal Al Hilij, lors d’une conférence de presse hebdomadaire tenue hier samedi. Selon lui, la Syrie est un Etat islamique et à ce titre, la moindre attaque contre l’un des Etats musulmans est considérée comme une attaque contre l’ensemble du monde musulman. L’Iran a été l’un des premiers pays arabes à avoir condamné la pénétration israélienne de l’espace aérien syrien de jeudi dernier (6 septembre). Quelques heures seulement après l’annonce faite par l’armée syrienne, le porte parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Mohamad Ali Husseini, avait parlé d’un "acte de provocation". Selon lui, cet incident était destiné à masquer les problèmes internes d’Israël, et tendait à détourner l’opinion publique de la "défaite israélienne" lors de la dernière guerre au Liban. Même son de cloche du côté du Hezbollah, qui n’a pas manqué de se ranger du côté de la Syrie.

Ainsi, de bonne guerre, la Syrie tente maintenant d’exploiter cet incident sur le plan politique et diplomatique. Selon le journal Al Hayat, le ministre des Affaires étrangères syrien, Walid Al Moualam, qui n’avait jusqu’à présent pas tenu à s’exprimer sur cette affaire, rencontrera aujourd’hui dimanche à Damas, des représentants de l’Union européenne. Cette rencontre vise bien évidemment à faire entendre à l’Europe "l’indignation" syrienne devant cette pénétration aérienne d’Israël.

Ce ballet diplomatique syrien se poursuivra ensuite avec un voyage de Al Moualam en Turquie où il s’entretiendra avec son nouveau chef d’Etat, Abdallah Gul, son Premier ministre Tayyip Erdogan et son ministre des Affaires étrangères Ali Baba Jan. Selon des premières rumeurs, une lettre du chef d’Etat syrien Bachar Al Assad devrait être remise à son homologue turc.

Enfin, selon la chaîne de télévision Al Arabyia, l’incursion israélienne était destinée avant tout à viser une base de missiles russes, située le long des côtes syriennes. Cette information aurait été divulguée par un responsable militaire israélien qui a souhaité toutefois rester anonyme.