NDLR: Voici ce que déclare en partie la loi entrée en vigueur le 1er Septembre 2006, et qui a valu déjà a au moins 6 chrétiens (sans doute plus) d'être inquiétés par la Justice. Cela contredit les propos du ministre... "Art.5: "La protection" de l'état permet de surveiller toute activité religieuse. Art.6: Toute activité religieuse hors des associations reconnues et agréées est interdite. Art.7 et 8 : Toute rencontre religieuse dans les maisons, toute manifestation religieuse dans la rue sont interdites. Art.11: Toute parole, livre, ou moyen audiovisuel contenant "une provocation ou une séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion" est interdite. Art.14: Tout étranger condamné pour ces faits subira "la triple peine": d'abord la prison, ensuite l'expulsion, et enfin l'interdiction de revenir pour au moins 10 ans." 2 frères auraient été arrêtés à un barrage routier en possession de bibles et de littérature, leur procès aura lieu en septembre. Un autre frère dont le procès aura lieu en décembre a reçu la visite de policiers qui se sont fait passer pour des gens en recherche ayant été touchés par une émission tv satellite et désirant un Bible...

Les messes chrétiennes n'ont pas besoin d'autorisation des walis

Par Samar, Mercredi 27 Juin 2007, Liberté Algérie

La pratique des cultes non musulmans, soumise à une réglementation particulière depuis l'adoption de la loi et la publication des textes d'application n'est, en réalité pour Abdallah Ghoullamallah, qu'une "extension" des mesures et dispositions applicables à la pratique du culte musulman. C'est ce qu'a expliqué le ministre des Affaires religieuses et des Waqfs à Liberté, en marge de la visite présidentielle à Sétif.

"Il y a une confusion. Les gens ont cru que nous ne visions que les cultes non musulmans. Il ne s'agit pas de ça. Nous n'avons fait qu'étaler les mêmes mesures prises avant pour la pratique du culte musulman", expliquera le ministre. Pour pratiquer un culte non musulman, les croyants sont désormais obligés de s'organiser en association, leur lieu de culte connu et leurs manifestations soumises à une autorisation préalable des walis.

Le ministre cherchera là également à lever les équivoques qui entourent la question. Il ne s'agit pas pour lui d'une autorisation pour l'exercice régulier du culte, mais plutôt d'une autorisation pour des manifestations "extraordinaires".

"Cela pourrait être une assemblée, un regroupement. Les autorisations ne concernent pas par exemple les messes du dimanche ou de Noël, on ne demande pas une autorisation pour salat El-Djamoua, mais plutôt pour les regroupements. Même moi en tant que ministre, si je veux réunir les imams dans une région donnée, je dois au préalable aviser le wali concerné", expliquera Abdallah Ghoullamallah.