NDLR : Voir cette interview de Douste-Blazy, à l'époque ministre des Affaires étrangères, qui disait avoir évolué sur la question du mur et ne plus avoir le droit d'en parler à la légère.

"De loin, nous avons une vue très simplifiée du bien et du mal".

Des élus de gauche, emmenés par MedBridge, reviennent d'Israël avec un jugement plus humble et moins manichéen. Écoutons ce qu'ils ont à dire sur le mur de séparation.

Jean Gaubert, député socialiste (Côte d’Armor) : « Mon idée de la clôture de sécurité a complètement changé. Je la comparais toujours au mur de Berlin, ou au mur de la honte. Après avoir écouté les différentes positions, j’ai compris que ce mur (…) est nécessaire pour éviter des attaques terroristes, qui sont une menace à la paix ».

Jean-Pierre Plancade, sénateur socialiste (Midi-Pyréneés) : « Après ce voyage, j’ai réalisé que la clôture de sécurité est le moyen le plus pacifiste de répondre à la guerre qu’ils combattent… Ce mur est nécessaire. Il ne tue personne mais permet d’éviter des victimes des deux côtés ».

Claude Bartolone, ancien ministre, député socialiste (Seine-Saint-Denis) : « J’ai vraiment changé mon point de vue sur le mur. Il semble que ce soit le moindre mal, de façon à établir un dialogue qui ne peut se poursuivre sous la menace des attaques terroristes ».

Jean-Claude Bateux, député socialiste (Seine-Maritime) : « De loin, nous avons une vue très simplifiée du bien et du mal. Ici, j’ai commencé à comprendre la complexité de la situation. Les opinions deviennent plus nuancées, différentes même ».

Christophe Bouillon, maire de Canteleu (Seine-Maritime) et Premier secrétaire du parti socialiste : « Ce voyage m’a permis de comprendre la réalité de la situation : l’isolement d’Israël au milieu de pays arabes, le fait que le mur est finalement une « clôture de protection » et de quelle façon le terrorisme est une réelle menace à la sécurité ».

Pierre Forgues, député socialiste (Hautes-Pyréneés) : « Une des choses sur lesquelles j’ai totalement changé d’avis est le « mur ». Avant que je vienne en Israël, je pensais que c’était le mur de l’apartheid. Je comprends désormais que c’est en fait une mesure de sécurité ».

Nathalie Bellevin, conseillère municipale et secrétaire du parti socialiste à Louviers (Eure) : « J’ai compris que le mur le plus dangereux était celui de la haine construite entre les deux peuples et les réactions aux attaques terroristes. Ce mur semble finalement être le meilleur moyen de réduire la violence ».




Avril 2005 Source : Ambassade d'Israël