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Grâce à un dispositif qui se révèle encore un mystère pour les spécialistes, la société DNA Worldwide promet de détecter le sexe de l´enfant dès la sixième semaine de grossesse, avec 99 % de fiabilité, grâce à une seule goutte de sang prélevée au bout du doigt de la mère. Une telle efficacité à partir d´un aussi faible volume de sang semble une gageure pour les scientifiques qui n´ont pu avoir connaissance du procédé breveté il y a une dizaine d´années par son inventeur. Au-delà du certain mystère technique qui entoure ce test, sa réputation sulfureuse aura été plus commentée encore. Les risques d´avortements sélectifs liés à l´utilisation de ce système ont en effet été clairement dénoncés dans tous les pays où sa commercialisation a été évoquée. La polémique n´aura pas empêché son arrivée aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, tandis que la France choisissait d´en interdire la commercialisation sans pour autant en limiter son accès par internet. Fortes de cette passerelle, les familles françaises n´auraient pas manqué de chercher à se procurer ce test, si l´on en croit tout du moins les représentants de DNA Wolrdwide qui évoquent l´existence de « nombreuses demandes » émanant de France. Ces constatations contredisent sans surprise le sentiment nourri par les médecins français. Interrogé par LCI, le président du Syndicat national des gynécologues-obstétriciens français (SYNGOF) a récemment affirmé qu´il n´avait pas « encore le sentiment d´avoir été confronté à des patients ayant utilisé le procédé », tandis qu´un responsable d´un planning familial francilien coupait court à ces interrogations en affirmant : « Il y a encore beaucoup de parents qui refusent de connaître le sexe de leur enfant avant sa naissance ».
Quoi que puissent révéler ces différences d´appréciation entre la firme américaine et les observateurs français, notre dernier sondage réalisé entre le 1er et le 20 juin révèle en tout état de cause qu´en choisissant d´interdire la commercialisation de « Pink or Blue » en France, les autorités ont adopté l´avis unanime des professionnels de santé. Seules 16 % des personnes ayant répondu à l´enquête ont en effet indiqué qu´elles auraient été favorables à la mise sur le marché d´un tel test, tandis que 81 % marquaient leur opposition et que 3 % préféraient ne pas se prononcer sur la question.
A.H.













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