
Un véhicule célèbre, attachant, millénaire et qui vous permettra de ne rien manquer du paysage !
NDLR: Comme me le disait un frère tout à l'heure, "la voiture, c'est ce qui me transporte d'un point A à un point B". Cet ustensile est malheureusement devenu un critère pour afficher ostensiblement la "bénédiction de Dieu". C'est du moins ce que croient les hypocrites tenants de l'Evangile de la Prospérité, doctrine qui fait des ravages énormes en Afrique, et de plus en plus chez nous: la "sape" et les "bagnoles", c'est l'astuce grâce à laquelle on reconnaît un homme qui a succombé à l'amour de l'argent et a pour dieu son ventre, tout en prétendant ne pas y toucher. J'aime bien ce que disait le frère Wilkerson au sujet des voitures: "C'est le temps de vous acheter un voiture solide en prévision des jours difficiles, et de ne plus en changer". Lisez également cette confession d'un télévangéliste, reconnu coupable d'avoir détourné 3 millions de dollars de ses donateurs dans les années 80. Les sommes sont de nos jours astronomiques, tant ces personnalités sont des aimants à argent: à croire que chaque donateur pense que son nom est le suivant au tirage de la "loterie divine". Prêchez sur les "lois spirituelles" et vous serez le premier arrosé... comme disaient les fils d'Eli, Ophnies et Phinées, qui plantaient la fourchette dans le plat: "Ca, c'est pour le Seigneur, et ça... c'est pour moi !"
Ferrari a répliqué jeudi aux "Dix Commandements" du bon automobiliste publiés par le Vatican stigmatisant notamment la vanité des propriétaires de belles voitures. "La voiture tend à faire ressortir le côté 'primaire' des êtres humains", souligne le code de bonne conduite publié mardi par le Saint-Siège, qui incite les conducteurs à lutter contre cette "régression psychologique" en privilégiant les "tendances nobles" de l'âme humaine.
Pour le cardinal Renato Martino, la voiture peut être pour son utilisateur l'occasion de pécher "(...) lorsqu'elle est utilisée comme un lieu de péché". Les propriétaires de Ferrari et autres voitures de luxe se sont sentis visés par la dénonciation des automobilistes qui utilisent leur véhicules pour, selon le Vatican, "jeter de la poudre aux yeux ou comme moyen de faire de l'ombre à autrui ou de susciter la convoitise".
Pour le directeur général de la firme au cheval cabré, Amedeo Felisa, la plupart des acquéreurs de Ferrari le deviennent par simple amour de la conduite automobile. "Sauf à considérer que se faire plaisir est un péché, ce que je ne crois pas", a-t-il expliqué à la presse lors du 60e anniversaire de Ferrari à Maranello, au sud-est de Milan.
Pour sa part, le président de Fiat, dont Ferrari est une filiale, Luca Cordero di Montezemolo, n'a pas mâché ses mots en défendant la politique du constructeur consistant à fabriquer des séries limités de bolides de luxe chaque année, provoquant parfois des listes d'attente de deux ans. "Une Ferrari, c'est comme une femme: il faut qu'elle se fasse désirer de ses soupirants".
Felisa partage l'avis selon lequel acheter une Ferrari n'est pas un péché. "J'espère que non - mais il faut en commettre au moins un de temps en temps", a-t-il conclu avec un sourire entendu.













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