NDLR : Bien que juste et honorable si les soupçons sont fondés - il semble que de tels cas de fraude
ne soient pas inédits -, cette décision du Conseil général devrait être annulée par le tribunal pour méconnaissance de la loi, à moins que le juge décide de l'interpréter de façon particulière. A voir également, dans un autre registre concernant aussi la famille, les structures du CG en faveur des mères isolées pour leur éviter d'avorter.
Deux jeunes femmes célibataires auxquelles le conseil général de Vendée a refusé le droit d’adopter un enfants ont saisi le tribunal administratif de Nantes.
Les deux femmes, 35 et 37 ans, dont l’une est la mère adoptive d’une petite fille de 6 ans qu'elle est allée recueillir dans un orphelinat à Haïti, avaient passé avec succès les premières étapes du parcours de l'adoption: une double évaluation, sociale et psychologique, avant que la commission d'agrément ne donne son avis, positif également. Mais le conseil général, présidé par Philippe de Villiers (MPF), a refusé de prendre en compte l’avis de cette commission. Dans sa réponse aux requérantes, le département indique que «l'absence de référence masculine, figure d'attachement paternel, au sein de votre foyer, peut être préjudiciable à la construction identitaire de l'enfant.»
Selon leur avocat, «une personne seule a le droit d'adopter, sous réserve de remplir toutes les conditions d'accueil nécessaire à l'épanouissement de l'enfant. C'est notre cas. Nous voulons que le conseil général respecte la loi» ("Le Monde", 13/6). Les deux femmes, qui précisent qu'elles ne sont «ni anti-papa, ni anti-homme», soupçonne le conseil général de faire la guerre à l'adoption par des couples homosexuels. Elle dénoncent une forme de suspicion, au prétexte qu'elles vivent seules.
Selon Véronique Besse, conseillère générale chargée de la solidarité et de la famille et députée MPF réélue le 10 juin dernier, le point de vue des deux jeunes femmes est «caricatural. Par le passé, nous avons déjà accordé des agréments à des personnes seules. Pour ces deux cas, nous considérons que toutes les conditions ne sont pas réunies, qu'il y a des risques que l'on ne peut pas faire prendre à des enfants.»













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