Martine Perez note dans Le Figaro qu´« une étude canadienne (parue dans le journal de l'Association médicale canadienne) révèle que les enfants dont les parents se sont séparés ont deux fois plus de risque d'être traités par un psychotrope pour des troubles de l'attention ». La journaliste explique que « pour mener ce travail à bien, Lisa Strohschein (université d'Alberta, Edmonton) a sélectionné dans le cadre d'une vaste enquête prospective sur la santé des enfants et des adolescents, menée entre 1994 et 2000, 4 874 enfants qui, en 1994, vivaient encore avec leurs deux parents ». « Elle a ensuite comparé le taux de consommation de Ritaline, un médicament destiné à traiter les troubles de l'attention et l'hyperactivité, chez ceux dont les parents avaient divorcé entre 1994 et 2000 et ceux dont les parents étaient restés ensemble pendant cette période », poursuit Martine Perez. La journaliste observe que « les résultats soulignent d'abord que 633 enfants pendant cette période ont eu à subir la séparation de leurs parents. Ils révèlent ensuite que 6,1 % des enfants dont les parents avaient divorcé recevaient de la Ritaline, contre 3,3 % pour ceux dont les parents vivaient en couple ». Martine Perez s´interroge : « Les enfants de divorcés vivent-ils des situations particulièrement stressantes ? Ou bien bénéficient-ils plus de consultations préventives en pédopsychiatrie qui les conduiraient à prendre plus de médicaments ? ». La journaliste note ainsi que « cette étude est intéressante parce qu'elle pose des questions qui font aujourd'hui défaut, même si elle n'y répond pas ».
Martine Perez cite le Dr Hugues Desombre, pédopsychiatre (CHU-Lyon), qui remarque que « les enfants dont les parents sont divorcés souffrent plus souvent de dépression que les autres. ... Je vois en consultation un grand nombre d'adolescents en situation de crise grave ou pour des tentatives de suicide. Or, 85 % d'entre eux sont issus de familles dont les parents sont séparés ».
Le Dr Jacques Maillet, pédopsychiatre à Lyon, relève pour sa part qu´« il y a peu de publications scientifiques solides sur les conséquences du divorce chez l'enfant ».
Martine Perez estime qu´« il est temps de développer une recherche en pédopsychiatrie affranchie de considérations idéologiques sur ces sujets graves ».













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