
Philippe Decourroux est un chanteur engagé et un des derniers résistants de la chanson chrétienne "à texte". Bien loin des louangettes et des paroles à la guimauve auxquelles la musique dite "chrétienne" nous a habitué dernièrement en supprimant pratiquement tous les autres artistes des catalogues musicaux, Philippe s'engage et lutte pour des causes qui en valent la peine.
Une de celles-ci est la traite des filles de l'Est qui, dans la fleur de l'âge, sont raptées dans la rue et revendues pour quelques centaines d'euros aux sinistres lupanars d'Europe de l'Ouest. Philippe en a fait une chanson à l'époque de la coupe du monde de football, où environ 50.000 "filles" avaient été mises à la disposition des millions de messieurs "en goguette", ivre de fête et d'alcool. Un scandale qui n'avait visiblement pas ému les foules au-delà des simples déclarations de principe.
En 20 jours, ces filles arrachées brutalement à leurs familles, voient leur volonté être totalement brisée par la violence, l'alcool et les drogues pour devenir des esclaves dociles. On estime qu'elles seraient 700.000 actuellement en Europe à avoir subi le calvaire de Nadia. Le Conseil de l'Europe, alerté par les nouvelles tactiques de ces ignobles "recruteurs" vient de mettre sur pied un séminaire de mise en garde sur l'utilisation de l'Internet.
Au cinéma, si ces faits divers horribles ont été parfois traités à la va-vite (on repense au film macabre sur l'enlèvement des jeunes mexicaines), ils ont fait l'objet d'un téléfilm américano-canadien en 2005 (non encore diffusé à la TV française): "Trafic Humain", avec Donald Sutherland et Mira Sorvino.
Philippe qui, dans sa guerre contre les marchands d'esclaves vient de réaliser une version avec orchestre philarmonique de sa chanson, souhaitait depuis longtemps en faire un clip vidéo: il vient d'acquérir pour quelques milliers de dollars des images du film qu'il pourra incorporer au tournage !
Il ne manque plus au projet que quelques parrains célèbres et éventuellement fortunés qui, pour s'engager, sont souvent très tièdes. Mais les chrétiens, sensibles au sort de ces jeunes filles qui pourraient être les nôtres, qu'elles se nomment Natasha, Julia ou Tatiana, ont un recours unique: la prière. Et c'est à cela que Philippe nous invite afin de poursuivre ce combat terrible mais nécessaire.













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