NDLR : Voir aussi

Le Monde note que « les responsables de l'Agence de biomédecine ont indiqué que la France n'autoriserait pas la pratique, sur son sol, d'un test de dépistage génétique permettant de connaître le sexe d'un enfant à naître dès la sixième semaine de grossesse ».

Le journal précise que « pour autant, cette institution précise que rien ne sera fait pour interdire aux personnes qui le souhaiteraient d'avoir accès, via Internet, à cette méthode qui vient d'être commercialisée en Grande-Bretagne par la société américaine DNA Worldwide ».

Le Monde relève qu´« en pratique, il suffit d'adresser à cette société une goutte de sang, prélevée au bout d'un doigt de la femme enceinte et fixée sur un papier buvard, pour connaître, en moins d'une semaine, le sexe de l'enfant qu'elle porte », ''selon une méthode revendiquée fiable à 99 %

Le quotidien cite toutefois Jean-Marc Costa, biologiste et directeur adjoint du laboratoire Pasteur-Cerba (Cergy), qui remarque : « Cette société se refuse à communiquer à la communauté scientifique les caractéristiques techniques de sa méthode. Je ne comprends pas comment elle peut parvenir aux résultats qu'elle annonce à partir d'un aussi faible volume de sang ».''

Le spécialiste déclare en outre qu´« on ne peut plus faire l'économie d'une interrogation sur les conséquences, à court ou moyen terme, de la commercialisation de cette technique sur la pratique de l'interruption de grossesse ». « Cette interrogation vaut tout particulièrement pour des pays comme l'Inde et la Chine, où l'on a recours massivement à l'échographie obstétricale pour pratiquer ensuite des avortements sélectifs en fonction du sexe », poursuit Jean-Marc Costa.