Appel pour la réinterprétation des textes Coraniques

19 Mai 2007 Article original



NEW YORK — Le président de l’assemblée générale des Nations unies, Shaikha Haya Rashed Al Khalifa, a lancé un appel en faveur de la réinterprétation des textes coraniques, de façon à correspondre à la situation sociale, éducative, et aux autres contraintes qui empêchent l’égalité des femmes au Moyen Orient.

En montrant du doigt la Shariah, elle a réclamé de nouvelles interprétations de textes à la lumière des circonstances contemporaines de la vie.

Le concept des Droits de l'homme est basé sur la notion que tous les hommes sont nés égaux, qu’ils ont les même droits et sont tous libres, a indiqué Shaikha Haya lors de la conférence qui a s'est tenue le 16 Mai sur le thème "Les femmes et leur droits fondamentaux au Moyen Orient", à l’université Rutgers, New Jersey (Etats-Unis).

Elle a dénoncé l’interprétation du texte coranique qui dit que les femmes sont sujettes aux lois de la Charia, et qui fut inspirée par des disciples de l'islam qui vécurent il y a plus de 1000 ans, au tout début de cette religion. Ces lois sont appliquées aujourd’hui, sans tenir compte du contexte social différent qui est le nôtre aujourd’hui.

En fait, ces interprétations sont considérées comme saintes, ce qui empêche toute critique et tout changement. C'est l'une des raisons principales de ces anomalies, qui ne prennent pas en compte les circonstances présentes.

Le président de l'Assemblée générale a blâmé un manque d'interprétation rationnelle des textes qui intègrent les données sociales présentes.