Par David A. DeWitt, Ph.D., director, Center for Creation Studies, Liberty University, Lynchburg, VA, USA

Texte original

Depuis de nombreuses années, les scientifiques évolutionnistes, ainsi que les muséums et les zoos, ont élevé le chimpanzé au rang de “plus proche parent vivant” et ont mis en avant la similarité dans les séquences d’ADN comme preuve. Dans la plupart des études précédentes, ils avaient annoncés 98-99% d’ADN identique. Toutefois, cela concernait les régions codantes (telle que la séquence de la protéine cytochrome c), qui ne constitue qu’une toute petite fraction des 3 milliards de paires de bases que comprend notre matériel génétique. Bien que la totalité du séquençage génomique humain soit disponible depuis 2001, la totalité de celui du chimpanzé ne l’est pas. Ainsi, toutes les travaux précédents sont basés sur une portion seulement de notre ADN.

Fin Août 2005, dans un numéro spécial de Nature consacré aux chimpanzés, des chercheurs faisaient état de la séquence initiale du génome du chimpanzé.

1 Sans aucun doute, cela représente un formidable accomplissement pour la science : déchiffrer les caractères génétiques complets du chimpanzé en seulement quelques années. Les chercheurs l’ont appelé “la plus spectaculaire confirmation à ce jour” de la théorie de Darwin, à savoir que l’homme partage un ancêtre commun avec les singes. Un gros titre disait même : ”Charles Darwin avait raison et les gènes du chimpanzés le prouvent”.

2 Quelle est donc cette grande et accablante “preuve” de l’ascendance commune entre humains et chimpanzés ? Les chercheurs annoncent qu’il n’y a qu’une petite différence entre nous (4%). C’est une sorte de preuve assez étrange parce que c’est en fait le double de la valeur qui était revendiquée depuis des années.

3 La vérité est que, quel que soit le pourcentage de différence, 2%, 4% ou 10%, ils auraient quand même dit que Darwin avait raison!

De plus, l’utilisation de pourcentages obscurcit l’ampleur des différences. Par exemple, 1,23% des différences est constitué de substitutions uniques de paires de base. Ca ne semble pas beaucoup jusqu’à ce que vous réalisiez que cela représente environ 35 millions de mutations ! Mais ce n’est que le début, car il y a environ 40 à 45 millions de bases présentes chez l’humain et absentes chez le chimpanzé, et à peu près autant présentes chez le chimpanzé et absentes chez l’humain. Ces nucléotides supplémentaires sont appelés “insertions” ou “délétions”(effacement) parce qu’on pense qu’ils ont été ajoutés à la séquence, ou perdus. Cela porte le nombre total de différences à environ 125 millions. Cependant, les insertions pouvant être longues de plusieurs nucléotides, ce sont près de 40 millions de mutations (chacune étant un événement séparé) qui sépareraient les deux espèces.

Comparaison entre une substitution de bases et une insertion / délétion (effacement).
Substitution

Insertion/deletion
Deux séquences d’ADN peuvent être comparées. S’il y a une différence dans les nucléotides (un A à la place d’un G) c’est une substitution. En revanche, si la base d’un nucléotide est manquante, cela est considéré comme une insertion/délétion. On suppose qu’un nucléotide a été inséré dans l’une des séquences ou qu’une a été effacée de l’autre. Il est souvent trop difficile de déterminer si la différence est le résultat d’une insertion ou d’une délétion, et est ainsi appelée “indel”. Les indels peuvent être de n'importe quelle longueur.

Certains scientifiques sont surpris par les différences anatomiques, physiques et comportementales entre l'homme et le chimpanzé lorsqu'ils voient un telle similitude génétique apparente. Avec un présupposé philosophique qui exclut la notion de Dieu créateur, leur conclusion logique est de parler d'ancêtres communs. Cependant, on pourait dire tout simplement que similitude veut aussi dire Créateur commun !

Ce sont les différences qui font la différence. La principale différence, c'est que l'Homme a été créé à l'image de Dieu.

Notes
1. The Chimpanzee Sequencing and Analysis Consortium 2005. “Initial sequence of the chimpanzee genome and comparison with the human genome,” Nature 437:69–87.
2. www.news-medical.net/?id=12840, August 31 2005.
3 Studies of chimp-human similarity have typically ignored insertions and deletions although this accounts for most of the differences. A study by Roy Britten included these insertions and deletions and obtained a figure that is close to the 4% reported here. Britten, R.J., “Divergencebetween samples of chimpanzee and human DNA sequences is 5% counting indels,” Proceedings National Academy Science 99:13633–13635,2002.