NDLR : A noter qu'en France, à droite comme à gauche, il y a quelques politiques qui osent affirmer leur opinion, voire leur foi, comme ce candidat aux législatives en Martinique, pourtant socialiste. Ceci rend caduques les affirmations péremptoires selon lesquelles il n'existe pas de parti ou d'hommes et de femmes politiques non-évangéliques défendant des valeurs chrétiennes.

Elue de gauche, catholique, et combattante pro-famille (traditionnelle) : c'est possible... mais en Italie

Les agences, 10 mai 2007 : Figure de proue des démocrates catholiques de gauche (les "teodem"), la sénatrice italienne Paola Binetti, membre numéraire de l'Opus Dei qui pratique à l'occasion le port du cilice, sera en tête samedi de la manifestation contre la reconnaissance des unions de fait. "Je suis une catholique entrée en politique sans renoncer à mes valeurs et à mes convictions", assène cette femme de caractère, qui s'est présentée pour la première fois à une élection en 2006 à l'âge de 63 ans. "J'ai été médecin-psychiatre pendant quarante ans et j'aurais pu prendre ma retraite", ajoute cette célibataire aux cheveux blancs, costume-pantalon gris et pull bleu ciel, assorti à ses yeux. Mais le combat de Paola Binetti a pour nom la famille, "l'unique lieu où l'homme est aimé pour lui-même" et qu'il faut protéger avec toute une série de mesures économiques et législatives. Or, le projet de loi gouvernemental qui reconnaît des droits aux couples de fait, qu'ils soient homosexuels ou hétérosexuels est "potentiellement désta-bilisant pour la famille qui se retrouve en concurrence avec d'autres modèles", déplore l'élue de La Marguerite (gauche).




Question : comment se fait-il qu’en Italie on puisse être élue de gauche et tenir des propos que n’oserait pas tenir, en France, un élu de droite ?