NDLR : Il y a un an, la Chine prétendait respecter une certaine éthique en matière de prélèvement d'organes.

Que pense le coordinateur de l'unité Procédures cliniques de l'OMS que vous êtes de l'évolution de la Chine sur la question des prélèvements d'organes ?

Les prélèvements effectués en Chine sur des condamnés à mort exécutés étaient jusqu'à maintenant une source de trafic. Les organes étaient greffés sur des receveurs étrangers. Des agences japonaises spécialisées avaient pignon sur rue à Pékin. Cette activité, qui représentait plusieurs milliers de transplantations annuelles, permettait à des établissements ou à des individus de s'enrichir. En novembre 2005, le professeur Huang Jiefu, vice-ministre chinois de la santé, a confirmé que l'essentiel des transplantations était effectué à partir d'organes prélevés sur des condamnés à mort. Il s'est engagé à faire cesser le commerce d'organes. Une loi provisoire a été promulguée en mars 2006. Et le 6 avril, le Conseil d'Etat chinois vient d'adopter une loi beaucoup plus stricte qui, en pratique, interdit la commercialisation des organes et définit ce que doit être le consentement. Dans le même temps, les autorités chinoises développent des alternatives, qu'il s'agisse des prélèvements sur donneurs vivants apparentés ou sur personnes en état de mort cérébral.

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