NDLR : Il convient d'être prudent, même s'il n'y a probablement pas de raisons de douter de la parole de cette jeune femme - vu l'antisémitisme ambiant dans certaines zones en France, à cause du mensonge de la femme qui avait prétendu avoir été agressée dans le RER D en 2004.

Le Parquet de Marseille a ouvert lundi une information judiciaire après l’agression à caractère raciste dont une jeune femme de 22 ans dit avoir été victime, jeudi 26 avril. Selon ses dires, deux hommes non identifiés lui ont dessiné au feutre une croix gammée entre les seins après avoir découvert qu’elle portait en pendentif le symbole hébraïque «hai». «Qu’est-ce que tu fais avec ça? C’est le symbole du diable!», auraient-ils lancé à la jeune fille, selon Isidore Aragones, président du CRIF (conseil représentatif des institutions juives de France) Marseille-Provence. D’après ses explications, ils lui ont déchiré son t-shirt avec un couteau, l’ont frappée, lui ont volé téléphone portable et sac, et lui ont coupé des cheveux, «comme on faisait avec les collabos après la guerre», s’insurge Me Aragones.

La scène s’est déroulée sur le parking du métro La Rose (13e arrondissement), alors que la jeune femme venait de quitter son véhicule. La victime est métisse, née de père antillais et de mère juive, «et c’est sans doute ce qui a provoqué leur colère», suggère Me Aragones. Le procureur de la République de Marseille, Jacques Beaume, a donc ouvert une information judiciaire pour vol et violences «ayant entraîné une incapacité de plus de huit jours avec trois circonstances aggravantes: en réunion, avec arme et racisme», selon ses indications données lundi à l’AFP.