
Le mensonge anti-chrétien de Rosie O’Donnell
Par Don Feder, FrontPageMagazine.com, 22 septembre, 2006
Alors même que les islamistes sont occupés par les préparatifs en vue d’assassiner le pape1, Rosie O’Donnell, animatrice d’une émission de débat « The Views » à laquelle participent intellectuels et célébrités, est occupée à comparer des chrétiens traditionnels aux islamo-fascistes.
Sur la chaîne ABC la semaine dernière, Mme O’Donnell a porté de faux jugements sur des chrétiens convaincus tout en minimisant la souffrance des nombreuses victimes de l’islam.
Répondant aux commentaires d’un participant selon qui l’islam militant est une menace pour le monde libre, Mme O’Donnell réplique : « Mais le fondamentalisme chrétien est aussi menaçante que l’islam radical dans un pays comme les Etats-Unis, où nous avons la séparation de l’église et de l’état.
Justement, nous n’avons pas la séparation de l’église de l’état – ces mots ont été insérés dans le premier amendement en 1947 par Hugo Black. Par ailleurs, Mme O’Donnell pourrait vérifier la devise sur la monnaie américaine dans son sac Prada « En Dieu nous nous confions ». Mais ça, c’est une autre histoire.
Mme O’Donnell n’a pas précisé qui étaient ces chrétiens radicaux. Mais, étant donné la mentalité du Hollywood politique, il est facile d’identifier les djihadistes pro-vie et les fous de Dieu qui sont pour la famille.
Voyons voir :
Les musulmans militants décapitent leurs prisonniers. Les chrétiens militants sont contre la recherche de la cellule souche embryonnaire.
Les musulmans militants se font exploser au milieu de la foule dans les centres commerciaux, tuant des femmes et des enfants. Les chrétiens militants défendent le mariage traditionnel (entre un homme et une femme).
Les musulmans militants font sauter les World Trade Centres avec des avions commerciaux. Les chrétiens militants oeuvrent pour protéger la valeur sacrée de la vie humaine.
Les musulmans militants menacent de tuer ceux qui, à leur avis, ont insulté leur prophète. Les chrétiens militants menacent un boycott des consommateurs.
Les musulmans militants émettent des fatwas. Les chrétiens militants distribuent des guides de vote.
Soit, je vois des similarités. Les deux se ressemblent à s’y méprendre. Pas étonnant qu’on confonde Jerry Falwell avec Sheik Nassrallah (ndlr : chef du Hezbollah).
Suivant sa comparaison obscène, Mme O’Donnell s’est tournée vers la guerre contre le terrorisme.
Le 11 septembre, l’Amérique a été attaquée « non par une nation », selon elle. (Juste un groupuscule de musulmans aliénés qui traînaient par là , sans doute). Néanmoins, « en conséquence d’une attaque qui a tué 3000 innocents, nous avons envahi deux pays et tué d’autres innocents. » Apparemment, Mme O’Donnell ignorait que des innocents périssent lors des guerres. Pensait-elle que toutes les victimes des bombardements au Japon en 1945 étaient des criminels ?
Elle poursuit : « L’Irak et l’Afghanistan n’ont jamais menacé de nous tuer. » Autrement dit, ni Saddam Hussein ni le Mollah Omar n’a envoyé à la Maison Blanche une carte postale : « Chère Amérique, nous allons vous tuer ». Certes, Al Quida a des camps d’entraînement en Afghanistan et Saddam subventionnait tous les groupes terroristes du Moyen-Orient, mais il n’y avait jamais eu de déclaration de guerre.
Mme O’Donnell reproche peut-être aux chrétiens radicaux les guerres en Irak et en Afghanistan. Cela fait peut-être partie d’un complot pour faire abolir l’avortement pendant les téléspectateurs regardent ailleurs.
Le christianisme est aussi populaire parmi les foules de Hollywood que G. W. Bush. Souvenez-vous comment Barbra Streisand a hurlé : « Je le hais ! »
Bill Maher appelle les conservateurs chrétiens « le parti des paranos », prétend que le christianisme « a occupé les trois pouvoirs » et apostrophe des chrétiens qui cherchent à infléchir les décisions politiques « les démagogues qui adorent le pouvoir».
L’acteur Ian McKellen, qui a joué un rôle clé dans Da Vinci Code déclare que « l’église catholique nous a rendus aveugles à la vérité » et que « la bible devrait comporter l’avertissement « Fiction » sur la première page. »
Ted Turner, fondateur de la chaîne CNN nomme le christianisme « la religion des perdants » et suggère que les 10 Commandements devraient « remplacer l’interdiction de l’adultère par les péchés contre la couche ozone ». A quelques salariés qu’il a vus avec les cendres sur la tête Mercredi des Cendres 2001, il a ironisé : « …ces fous de Jésus… devraient aller travailler chez Fox ».
Non content de laisser l’antenne à Mme O’Donnell pour diffuser ses pensées profondes, ABC a en plus diffusé le week-end dernier un documentaire Jesus Camp. Ce film parle d’un camp chrétien dans le Dakota du Nord où des jeunes apprennent à répandre l’évangile tout en se préparant – si besoin est – à donner leur vie pour le témoignage dans le Tiers Monde.
« Ce camp est, selon de nombreux témoignages, un petit échantillon – et probablement extrémiste, du mouvement des jeunes évangéliques en pleine croissance », rapporte ABC. Parmi de nombreuses tendances qui n’annoncent rien de bon, le documentaire signale « la hausse d’inscription aux écoles chrétiennes de 70% ; les ventes de CD chrétiens en hausse de 300% » sur ces quinze dernières années, au cours desquels « des dizaines de milliers de pasteurs pour les jeunes ont été formés.
En effet, il y a de quoi s’effrayer. Vous vous rendez compte : la hausse de 300% dans la musique chrétienne ? Aujourd’hui « Amazing Grace », demain une théocratie. Les écoles chrétiennes ont connu un succès foudroyant parce que la gauche a ruiné l’éducation nationale en transformant les établissements laïcs en centres d’endoctrinement du politiquement correct.
Ce numéro spécial de ABC est signé Lauren Sandler, une journaliste « laïque, libérale et féministe de New York ». Peut-on trouver une source plus partiale ? Mme Sandler aurait « passé des mois parmi les croyants afin de rédiger son nouveau livre « Les Justes ».
La gauche a développé l’industrie de produire des pamphlets hystériques sur les dangers apocalyptiques de la Droite religieuse. A côté de celui de Lauren Sandler, les nouveaux titres sont « Le Vote Saint » de Ray Suarez, « La Religion qui a mal tourné : danger caché de la droite chrétienne » de Mel White, « Pourquoi la Droite Chrétienne a Tort ? » de Robin Meyers, « La Main Gauche de Dieu : regagner notre pays de la droite religieuse» du vétéran Michael Lerner et « Les Théo-conservateurs : Amérique Laïque sous la menace » de Damon Linker. Les éditeurs eux ne sont pas obsédés par hasard.
Ca me rapporterait peut-être gros si je sortais aussi mon bouquin : « Le Guide Inintelligent du Gauchiste pour Mieux Haïr la Droite Chrétienne – Au nom de la Tolérance et la Diversité.»
La chaîne ABC révèle que Lauren Sandler, après sa recherche exhaustive, parvient à la conclusion préétablie à l’avance que le « mouvement de jeunesse évangélique aura un impact négatif sur l’avenir du pays car les plus modérés d’entre eux seront inflexibles sur les issus tels que l’avortement et le mariage homosexuel. »
Mme Sandler avoue : « C’est absolument du « nous contre eux » Soit tu es avec nous, soit tu es contre nous. Non seulement tu es un pécheur, mais en plus tu bosses pour l’ennemi – Satan. »
Je résume : la jeunesse chrétienne est une menace pour la société parce qu’elle croit que leur cause est juste, parce qu’elle est dotée d’une ferme conviction, parce qu’elle considère que l’autre camp a tort – tout en l’aimant malgré cela.
Alors, que diriez-vous de ces étudiants endoctrinés par les professeurs de collèges à haïr l’Amérique, à se sentir coupables s’ils sont de sexe masculin, d’origine caucasienne et/ou hétérosexuel, à voir dans les Républicains, les pro-vie, les opposants du mariage gay et les dirigeants de compagnies pétrolières comme « Satan ». Ne sont-ils pas tout aussi « inflexibles » et intolérants ?
Mais, voyez-vous, il est bon d’être inflexible et intolérant dans la cause que cautionnent Mme O’Donnell et ABC.
Lauren Sandler et Rosie O’Donnell devraient rencontrer Mel Seesholtz. Un professeur d’anglais à l’Université d’Etat de Pennsylvanie, Seesholtz n’est pas exactement M. Flexibilité. En effet, vous pouvez dire qu’il est un laïc radical.
Dans un post la semaine dernière, M. Seesholtz, très mécontent du rejet d’un projet de loi contre la « discrimination » des choix de vie (une doctrine érigée en leçon de tolérance), incrimine les opposants chrétiens qui sont selon lui « des fous dangereux ».
M. Seesholtz écrit : « Une femme très sage m’a demandé récemment : « Qui nous débarrassera de ces fous dangereux ? » Le professeur répond : « C’est nous qui allons le faire. Nous devons le faire. L’éducation publique et une société civile et civilisée en dépendent. »
Comment compte-t-il se débarrasser de nous, Monsieur le Professeur ? Exil ? Exécution ? Goulags à la Staline ou massacres à la Khmers Rouges ?
En conclusion, Rosie et compagnie haïssent les chrétiens conservateurs parce qu’ils haïssent leur programme politique, comme le souligne Lauren Sandler. Ainsi, dans leur logique, la Ceinture Biblique2 est égale à l’Iran shiite, l’organisme Campus Crusade est la même chose que le Hezbollah et les participants au camp biblique sont comparables aux auteurs d’attentat suicide. Donc, ce sont des menaces à la démocratie, au pluralisme et à la liberté. Par conséquent, quelqu’un doit bien débarrasser la société des ces « fous dangereux ».
Lors d’une commémoration du 5e anniversaire du 11/9, j’ai parlé devant un groupe de chrétiens sionistes en Pennsylvanie. Après mon discours, un monsieur est venu vers moi pour dire : « Vous savez, M. Feder, la prochaine Holocauste, c’est pour les chrétiens. »
Il va falloir concevoir des uniformes des camps de concentration en taille extra-large.
Notes:
1. Nous étions à l’époque où une citation d’un empereur byzantin sur la violence de l’islam par le pape Benoît XVI a créé une vive polémique.
2. Les états du Sud historiquement attachés aux valeurs chrétiennes
Jesus Camp commence par des voix des présentateurs de radio chrétienne conservatrice invitant les auditeurs à méditer et à prier pour que la « volonté parfaite de Dieu soit faite » dans la nomination du procureur général. Parmi les voix, on entend celle du Dr James Dobson, Dr D. James Kennedy du ministère Coral Ridge. Vers la fin, on voit des enfants se manifestant contre l’avortement sur les marches du tribunal de Washington DC. Au milieu, le documentaire tente de prouver que le christianisme n’est guère plus qu’un moyen efficace pour faire du lobbying politique.
« Oui, nous voulons réclamer l’Amérique pour le Seigneur ! » prêche Kennedy. Mais sa voix est bientôt couverte par une autre, celle de l’hôte de l’émission « Air America » Mike Papantonio. Jouant le narrateur de facto du documentaire, Papantonio exprime ce qui semble être les sentiments des réalisatrices, Heidi Ewing et Rachel Grady. « Du haut du pupitre, le message haineux c’est du « nous contre eux » », lance-t-il. « Et c’est précisément ce que fait la droite religieuse, elle divise le pays ».
Et qui est-ce qu’on envoie sur les fronts ? A notre grande honte, ce sont les enfants, d’après Jesus Camp. Le plus gros du film sera ensuite consacré à un groupe d’enfants endoctrinés par Becky Fischer, directrice d’un ministère nommé Enfants en Mission International. De son église, Le Christ Triomphant à Lee’s Summit, Montana au camp d’été baptisés « Kids on Fire » (littéralement Les Enfants en Feu) à Devil’s Lake, Dakota du Nord, la pasteur les pousse à se repentir, prier, louer, jeûner, parler en langues – tout cela dans le but de renforcer leur engagement pour vivre leur foi activement sur terre.
Les adultes sont paresseux, les enfants sont la clé
« Les enfants, vous allez devoir changer les choses », leur dit la pasteur Fischer. « Nous avons trop de chrétiens adultes qui sont gros et paresseux. Je veux que tout le monde lève les mains et prient en langues. » A partir d’ici on entre dans la manipulation. Tandis que les enfants prononcent des mots incompréhensibles, pleurent, tremblent, s’allongent par terre en transe, la pasteur sermonne : « Quand vous allez en Palestine, vous voyez que les gens envoient leurs enfants aux camps comme nous on les envoie dans les camps bibliques. Sauf que là -bas, on leur donne des grenades, on leur apprend comment mettre une ceinture d’explosifs. Comment se servir des fusils ou des mitrailleuses. Ce n’est pas étonnant qu’avec ce bourrage de crâne et cette discipline des jeunes gens soient prêts à tuer et à se tuer pour l’islam. »
A cause de l’image que nous voyons pendant qu’elle dit ces phrases, et parce que nous venons de voir quelques séquences plus tôt des enfants déguisés en soldats exécutant une danse d’inspiration militaire, nous ne pouvons que conclure comme David Byrne (du groupe Talking Heads) : « OK, c’est la version chrétienne des madrasses. Les deux côtés sont aussi fous ».
Fischer veut peut-être que ses jeunes soient aussi attachés à Jésus que les futurs terroristes soient attachés au djihad. Mais les réalisatrices, David Byrne et de nombreux spectateurs considèrent que les deux choses sont synonymes. Et ce thème se poursuit dans tout le reste du film.
La « science » enseignée dans « l’école à la maison »
On découvre dans le film Levi, 12 ans et Rachael, 9 ans. La caméra accorde une part de lion à ces deux enfants durant leur voyage au camp de Fischer, à l’église Vie Nouvelle à Colorado Springs et enfin à Washington DC. A travers eux, plusieurs « sujets explosifs » seront abordés, même ceux qui sont a priori hors sujet. Eduqué à la maison par sa maman, Levi apprend que le créationnisme est la « seule réponse à toutes les questions ». Passe encore. Mais je n’ose pas imaginer la tête de David Byrne à la séquence où on dit à un petit garçon : « Mais la science n’a aucune preuve » !
Naturellement, Papantonio condamne promptement le créationnisme et le dessein intelligent. Parlant d’une décision au Kansas d’enseigner le dessein intelligent à côté du darwinisme, il déplore « on ment à 600 000 enfants ».
Mettre le poids de toutes les misères du monde sur leurs épaules
Mais ce n’est pas le point central du film. Jesus Camp a d’autres chats à fouetter. Papantonio change rapidement de sujet pour attaquer les sollicitudes des chrétiens sur le pays et sa politique. « Ils sont tenaces et arrivent à se frayer un chemin vers le pouvoir à n’importe quel prix », il avertit ses auditeurs. « Vous croyez connaître l’Amérique ? Je veux dire, vous croyez connaître votre pays ? Moi je vous dis que non. Il existe une armée politico-religieuse, des fantassins aux ordres de la droite. Et ça, ça ne relève pas des théories de complot. C’est la vérité ! »
Là -dessus, la camera revient sur Mme Fischer, Levi et Rachael, comme pour prouver cette vérité. Un bruitage sinistre semble souligner leurs mots et la musique accentue le malaise. La prise de vue non plus n’est pas neutre. Par exemple, des images lugubres des croix de bois rustiques au bord des autoroutes, juxtaposées aux enseignes de librairies pour adultes et d’un bowling. Tout s’accorde pour que l’on ne s’étonne pas d’entendre Levi avouer qu’à chaque fois qu’il rencontre un non-chrétien « il y a quelque chose qui fait que je me sens tout drôle ».
En effet, d’après ce que l’on nous montre des camps de Fischer et des conférences, on peut croire que les enfants se sentent tout drôles. On fait peser sur leurs petites épaules le poids de toutes les misères du monde. Certains ont l’air très jeune, 6 ans peut-être. Les adultes leur apprennent à lutter contre l’avortement, contre les méchants politiciens et toutes sortes de péchés. On les fait chanter : « Que les juges soient justes », réciter « Jésus, je t’en prie, couvre de ton sang mes péchés et les péchés de ma nation » ou encore « Dieu, mets fin à l’avortement et envoie un réveil sur l’Amérique ». Comme pour marteler ces messages dans leur tête, on donne aux enfants de petits marteaux avec lesquels ils tapent sur les gobelets – sur lesquels sont marqués « gouvernements », par exemple. Fischer conclut avec un solennel avertissement : « Vous avez fait une alliance avec le Seigneur ce soir que vous prierez pour mettre fin à l’avortement aux Etats-Unis. Ne prenez pas cet engagement à la légère. Ne brisez pas vos promesses et soyez des bâtisseurs de l’histoire. »
En tant qu’un homme qui a grandi dans une famille chrétienne très conservatrice, qui allait à l’école de dimanche et à l’église dans une communauté elle-même conservatrice et enfin, en tant qu’un observateur attentif de la culture chrétienne et laïque depuis des années, je vous dis très honnêtement que l’on m’appris que j’étais pécheur et que j’avais besoin de la grâce et du salut de Dieu. Je suppose que tous les enfants chrétiens ont appris cela. On m’a appris à lire la bible et à appliquer ses principes ; à fuir la tentation. On m’a appris la Règle d’Or. Mais personne ne m’a jamais demandé d’assumer la responsabilité pour les péchés de mes pères – ou mes députés ! On ne m’a jamais demandé d’abolir l’avortement. Pour ces raisons personnelles, je suis attristé de voir l’effort de Jesus Camp de faire passer le message que tous les chrétiens imposent ces pratiques à leurs enfants. Clairement, le film tente d’affirmer que ce que voyez est à la fois représentatif et habituel. En utilisant les voix de Dobson, Kennedy et autres à la fin du générique du début, les réalisatrices veulent que nous comprenions que la « Droite Chrétienne » est unie derrière ces idées ou idéaux.
Une compréhension grandissante
Le pasteur Ted Haggard de l’église Vie Nouvelle (Colorado Springs) qui est également le président de l’Association nationale des Evangéliques est filmé de façon très décontractée. A un moment quand il n’est pas du tout sus ses gardes, comme entre amis, il lâche : « si les évangéliques votent, ils peuvent déterminer l’élection. Elle est pas belle la vie !» Mais après avoir visionné le film monté, il est loin d’en être content. « Vous pouvez en apprendre autant sur les catholiques en regardant Nacho Libre que vous pouvez en apprendre sur les évangéliques en regardant Jesus Camp. Ce film présente une minuscule portion du mouvement charismatique, complètement démonisée par ailleurs, à mon avis. Les libéraux veulent entendre que les évangéliques et les musulmans radicaux sont essentiellement identiques, c’est pourquoi ils vont adorer le film. »
Dans son entretien avec Plugged in Online, Ron Reno, l’assistant du responsable de Focus on the Family, dit : « Les réalisatrices prétendent présenter un regard « objectif » sur les enfants et la foi ; ça n’a pas de sens. Je ne remets pas en question les motivations des chrétiens dans le film. Effectivement, l’honnêteté et le zèle avec lesquels ces jeunes essaient de vivre leur foi sont admirables. Malheureusement, il semble qu’ils ont été manipulés, à leur insu, par les réalisatrices, en vue de faire un portrait peu flatteur de la foi évangélique. »
A un moment, Rachael, pensive, déclare : « les églises où Dieu aimerait aller sont des églises où les gens sautent et crient son nom. » Beaucoup de chrétiens de bonne foi et de bonne volonté ne sont pourtant pas d’accord. Et c’est normal. Ce sont nos personnalités – et non notre conviction envers la Vérité - qui dictent comment nous aimerions adorer. Mais Jesus Camp ne veut pas en entendre parler. Le film insiste plutôt que les enfants des chrétiens conservateurs sont élevés dans la croyance que le débat et la raison sont contraires à la foi ; que l’on ne peut pas être en désaccord sur quoi que ce soit ; que tout est figé, gravé dans le marbre.
Le film s’achève avec une question lancinante de Fischer : « C’est la guerre. Etes-vous engagés, oui ou non ? » Ensuite, Racheal raconte une histoire « cool » des enfants de missionnaires qui chantent « martyr, martyr, martyr » quand leur père s’en va pour une mission dangereuse. Là -dessus Papantonio prononce son jugement dernier : « C’est une poison de sorcière. Ca va renverser la démocratie. »













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