Philip James De Loutherbourg, La vision du Cheval Blanc, 1798 (Tate Galerie)

L’ambassade Babylonienne au pays du Royaume de Dieu

Ou « Comment accueillir dignement l’esprit de la Prostitution qui attire les jugements de Dieu ».

On se rend compte que tout le vécu du peuple de Dieu dans l’ancienne alliance est pour notre nouvelle alliance une prophétie ouverte qui s’imprime peu à peu sur les pages de l’histoire de l’Eglise. Cette prophétie devient un précieux guide pour le peuple qui a des « yeux » pour lire et déchiffrer les traces que laisse le Seigneur pour conduire son peuple dans la nuit qui est déjà là, et des « oreilles » pour entendre et discerner ce que l’Esprit dit aux églises en ces temps mauvais. Nous sommes dans un temps prophétique sans précédent, et tous les prophètes du Seigneur qui assistent à son conseil céleste perçoivent cela. Nous sommes dans un tournant spirituel, un carrefour prophétique déterminant de l’histoire de l’Eglise et du monde, Dieu étant de façon incontesté le Maître de l’Histoire et de sa trame depuis le commencement jusqu’à la fin des temps. L’onction prophétique qui marque ce tournant de façon prononcée est celle qui a reposé sur certains prophètes de l’ancienne alliance, qui ont eu à dénoncer l’infidélité du peuple de Dieu à l’égard de l’Eternel, et par voie de conséquence sa prostitution envers des dieux étrangers. Ce type d’onction prophétique va donc de pair avec une situation de prostitution spirituelle généralisée où ceux qui sont censées connaître la Parole de Dieu ou la faire connaître ont plutôt tendance à entraîner le peuple loin des voies de Dieu ; c’est également une situation spirituelle où le peuple lui-même s’éloigne de la vraie source d’eau afin de se creuser des citernes crevassées. C’est encore une situation où l’Autel de Dieu est renversé pour être remplacé par des stèles de dieux étrangers qui ne peuvent sauver la vraie Croix perd sa place centrale dans l’Eglise et dans la vie du croyant, pour être remplacée par une autre croix qui ne mène jamais le vieil homme à la mort. Une situation où le peuple commence par violer l’alliance conclue avec son Dieu, pour finir par l’abandonner complètement la Parole de Dieu comme norme de vie du croyant commence par être relativisée, puis diluée pour finir par se conformer au siècle présent jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de différence entre ceux qui prétendent connaître Dieu et ceux qui ne le connaissent pas. Enfin, c’est une situation où les vrais prophètes de Dieu sont de plus en plus marginalisés parce que le « son » qu’ils font entendre va à contre courant de la pensée religieuse ou spirituelle généralement admise. Voilà en gros la situation spirituelle qui a caractérisé dans le passé l’apparition de ce genre d’onction prophétique. Aujourd’hui, plusieurs signes attestent que nous nous trouvons sensiblement face à la même situation spirituelle quoique dans une autre alliance ; mais Dieu reste le même Dieu avec les mêmes objectifs pour son peuple. Tout comme l’ancienne alliance avec ses ordonnances était une ombre des choses à venir dont l’exacte représentation trouve son accomplissement parfait en Christ Jésus, l’histoire du peuple de Dieu dans l’ancienne alliance est riche d’enseignements pour nous en ce qu’elle comporte une trame prophétique non négligeable pour l’Eglise de Jésus-Christ. Paul dit aux Corinthiens que les choses qui sont arrivées au peuple d’Israël doivent servir d’exemples à l’Eglise et que c’est pour notre instruction qu’elles ont été écrites, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles (1Corinthiens 10/ 11).

On pourrait se poser la question de savoir ce que dit l’Esprit aux églises en ce moment. En dehors des paroles légères et sans sel des prophètes de coussinets, on peut sans risque de se tromper dire qu’il y a un appel de plus en plus clair de Dieu a s’éloigner de l’esprit du monde et de son système pervers qui s’est infiltré jusque dans l’Eglise du Seigneur par une pénétration insidieuse de la mentalité des chrétiens de ce siècle. L’appel à sortir de Babylone et à se débarrasser des derniers vestiges de l’Egypte est bien plus que ce que l’on peut croire de prime abord. C’est un appel profond qui conduit à une attitude de cÅ“ur sans compromis et à un positionnement clair par rapport au monde et à ses convoitises ; ce qui a des répercussions dans l’invisible. Car en réalité, au-delà de ses formes visibles c’est dans l’invisible des cÅ“urs et des structures de pensées que l’esprit de Babylone jette ses hameçons le plus profondément en nous pour nous amorcer à notre insu. Nous avons besoin de saisir que Babylone n’a jamais envahi l’Héritage du Seigneur sans que le Très Haut l’ait non seulement permis mais encore « ordonné » ; et s’Il l’a ordonné c’était pour juger son peuple dont le cÅ“ur s’était éloigné de Lui.

Il y a très peu de temps, j’ai eu la vision d’un cheval blanc qui venait d’être lâché et j’ai pensé qu’il pouvait s’agir de celui d’Apocalypse 19/ 11- 13 qui représente notre Seigneur et Roi Jésus-Christ. Mais je savais que ce n’était pas ce cheval-là, car je l’avais déjà vu en vision spirituelle. Et le Seigneur m’a confirmé que ce n’était pas celui d’Apocalypse 19 mais qu’il s’agissait de celui décrit en Apocalypse 6 lors de l’ouverture du premier sceau : « Je regardai quand l’Agneau ouvrit le premier sceau, et j’entendis l’un des quatre êtres vivants qui disait comme dune voix de tonnerre : Viens. Je regardai, et voici parut un cheval blanc. Celui qui le montait avait un arc ; une couronne lui fut donnée, et il partit en vainqueur et pour vaincre ». Puis le Seigneur m’a fait comprendre que, de la même façon en voyant ce cheval blanc j’ai pensé à celui d’Apocalypse 19, beaucoup dans la réalité accueilleront celui d’Apocalypse 6 comme s’il s’agissait de celui d’Apocalypse 19. J’ai su que ce n’était pas le même, non parce que j’avais étudié le texte ou d’autres écrits, mais parce que le Seigneur Lui même m’avait déjà ouvert les yeux spirituels sur celui d’Apocalypse 19. Ceux dont les yeux sont ouverts sur la véritable nature de leur Seigneur et Maître ne se laisseront pas séduire par un autre qui se fera passer pour Lui, même s’il en a les apparences : selon Jean 10, les brebis du Seigneur qui connaissent Sa voix ne suivront jamais un étranger qui se fait passer pour Lui. Au moment de cette vision, le Seigneur m’a fait comprendre que ce cheval représente une puissance de séduction sans précédent qui va venir et où certains du peuple de Dieu prendront pour ce qui vient de Dieu ce qui vient en réalité de l’ennemi de Dieu. Et la conséquence de cette méprise sera que l’ennemi de Dieu sera accueilli par eux en Prince comme un envoyé de Dieu lui-même. Le cavalier du cheval blanc d’Apocalypse 19 porte plusieurs couronnes sur la tête (symbole de sa royauté sur tous les rois : Phil2/9-11 ; Eph 1/ 21-22).

A l’inverse, le cavalier du cheval d’Apocalypse 6 ne porte pas de couronne au moment de son apparition ; mais il est dit qu’une couronne lui fut donnée. Et c’est à cause de cela qu’il partira en vainqueur et pour vaincre. Il aura cette domination et cette autorité parce que des hommes les lui auront données. Notre Seigneur Jésus-Christ tient son autorité non des hommes mais de son Père et c’est pourquoi il apparaît d’emblée couronné sur son cheval blanc (Apocalypse 19). Ce cavalier d’apocalypse 6 séduira à cause de la reconnaissance qui lui sera accordée. Et des flèches lui seront fournies pour son arc par les mêmes qui le reconnaîtront, et les cibles seront à visée politique et religieuse dans le but d’asseoir une emprise totale qui assure cette victoire dont il est parlé à la fin du verset 2. Grâce à ces flèches et à cette couronne, le pouvoir lui sera donné un temps d’amener ce qui ressemblera aux fruits du royaume de Dieu : la justice, la paix, et la sécurité. Mais c’est à ce moment précis que s’ouvrira le second sceau qui fera descendre le second cheval avec la ruine soudaine prophétisée par l’apôtre Paul aux Thessalonissiens. Je ne sais quand exactement situer tout cela dans la précision des temps ; ce qui est sûr c’est qu’au niveau de l’horloge céleste l’aiguille vient de bouger de façon décisive. Des prophètes ayant reçu sans mesure l’onction des Fils d’Issacar (ceux qui ont l’intelligence des temps et sur lesquels Daniel a prophétisé au dernier chapitre de son livre), apporteront certainement ce genre de précision. Pour ma part je m’en tiens à ce qui m’est montré et donné de comprendre pour le moment de la part du Dieu qui inspire l’esprit des ses prophètes.

Deux jours après cette vision, lors d’un temps de culte communautaire, j’ai vu (par une autre vision spirituelle) un livre ouvert dont l’écriture défilait et le Seigneur me montrait qu’il s’agissait du livre dont il est parlé en Apocalypse 5 : le livre scellé des 7 sceaux ; et on a lu ensemble ce passage où il est dit que l’Agneau immolé qui a vaincu a été le seul jugé digne d’ouvrir ce livre et d’en rompre les sceaux. Et l’Esprit de Dieu me disait que nous arrivions à un temps où les choses allaient se mettre rapidement en marche dans le cours de l’histoire du monde et de la prophétie biblique. J’ai eu cette vision ce jour du premier tour des élections présidentielles. J’ai évidement rapproché cette nouvelle vision à celle reçue le vendredi car évidemment la vision du cheval blanc venait directement de l’ouverture du premier sceau du livre ouvert. Notre Seigneur est le maître de l’Histoire dont il dirige le cours. Le samedi, (donc entre les deux visions) j’avais prié le Seigneur pour comprendre comment saisir le sens profond de la première vision au-delà de sa signification immédiate et le Seigneur ne me répondant pas directement, m’a conduite dans la lecture d’un évènement qui a constitué un tournant particulier dans l’histoire de son peuple dans l’ancienne alliance ; tournant qui a marqué l’orientation de l’onction prophétique de la plupart des vrais prophètes de l’époque.

Le Seigneur m’a fait comprendre que si nous ne comprenons pas correctement Sa pensée et Son cÅ“ur, nous ne saurons véritablement interpréter les évènements pour nous situer correctement par rapport à eux. En effet nous n’arrivons pas toujours à comprendre que quelque chose que Dieu permet pour un but et qui sert son plan général n’accomplit pas forcément sa volonté immédiate parfaite pour ses enfants. Dès lors, comment nous situer pour entrer dans les projets de Dieu dans le cadre de ces évènements qui sont aussi le cadre de nos vies sur terre pendant que nous y sommes encore en pèlerinage ? Comment envisager dans ces circonstances les projets de paix et de bonheur qu’Il a prévu pour nous ? Un frère de mon assemblée faisait remarquer que nous citons sans cesse le verset de Jérémie 29/ 11 comme devant s’intégrer toujours dans un cadre idyllique ; mais en réalité cette parole, Jérémie l’avait donnée à un peuple en captivité à Babylone : il les encourageait au sein de la captivité dont le terme : 70 ans était encore loin !

Parfois nous prenons face aux évènements de mauvais positionnements parce que nous ne tournons pas les regards vers le Seigneur pour recevoir les bonnes clés de lecture afin d’avoir une compréhension spirituelle correcte de ces évènements. Par principe, nous avons tendance à considérer que parce que la main de Dieu semble être à l’oeuvre dans une situation, cela signifie automatiquement que cette situation intègre pour le peuple de Dieu une bénédiction inéluctable et pour le relâchement de laquelle nous devons à tous prix investir toute notre énergie corps âme et esprit. C’est précisément dans ces situations-là que l’onction prophétique du type de celle qui reposait sur les fils d’Issacar a son importance pour éclairer le peuple de Dieu. Cette onction apprend ainsi entre autre chose, à faire face aux évènements en entrant dans un positionnement sur la terre qui se trouve en phase avec la volonté de Dieu dans le ciel : 1 Chroniques 12/ 32 « Des fils d’Issacar qui savaient discerner les temps pour comprendre ce que devait faire Israël ».

Entrer dans un mauvais positionnement face aux évènements peut être fatal. On comprend parfois qu’il se passe quelque chose et on sent bien que Dieu est peut être derrière cela ; mais comme on ne comprend pas vraiment dans quel sens la main de Dieu est à l’œuvre, alors on se démène pour aider Dieu à accomplir son plan sans avoir une idée précise de ce qu’il faudrait faire au juste. Il en est comme dans l’avertissement lancé en son temps par le prophète Esaïe à la ville de Jérusalem (Esaïe 22) : « les derniers retranchements de Juda sont forcés, et en ce jour tu visites les armures de la maison de la forêt. Vous regardez les brèches nombreuses faites à la ville de David, et vous retenez les eaux de l’étang inférieur. Vous comptez les maisons de Jérusalem, et vous les abattez pour fortifier la muraille. Vous faites un réservoir entre les deux murs pour les eaux de l’ancien étang. Mais vous ne regardez pas vers celui qui a voulu ces choses, vous ne voyez pas celui qui les a préparées de loin. Le Seigneur, l’Eternel des armées vous appelle en ce jour à pleurer et à vous frapper la poitrine, à vous raser la tête et à ceindre le sac. Et voici de la gaieté et de la joie !..... ».

Ce vendredi là, le Seigneur m’a conduite à lire le passage de la Bible qui relate la visite des Ambassadeurs de Babylone au roi Ezéchias suite à la guérison miraculeuse de celui-ci. Et j’ai compris qu’il s’agissait là, dans l’histoire du peuple de Dieu dans l’ancienne alliance, d’un évènement précis qui a mis en branle une succession de faits qui ont finit par aboutir à la déportation du peuple de Jérusalem à Babylone. Il s’agit d’un évènement rapporté dans 3 livres de la Bible : le livre du Prophète Esaïe (Esaïe 39), le livres des Rois (2 Rois 20/ 12- 19), et enfin le livre des Chroniques des Rois de Juda (2 Chroniques 32/ 24- 31). Cet évènement est survenu à la suite de la maladie du Roi Ezéchias et de sa guérison appuyée par un prodige divin. Le prophète Esaïe est venu lui annoncer sa guérison et le signe surnaturel qui viendrait confirmer cette guérison : (Esaïe 38/ 7 et 8) « Et voici le signe auquel tu reconnaîtra que l’Eternel accomplira la parole qu’il a prononcée. Je ferai reculer de dix degrés en arrière avec le soleil l’ombre des degrés qui est descendue sur les degrés d’Achaz. Et le soleil recula de dix degrés sur les degrés où il était descendue ».

Il s’agit là non seulement d’une guérison miraculeuse mais aussi d’un prodige manifeste dans la nature qui n’a pu passer inaperçu. Le Dieu du Roi de Juda venait de faire reculer de dix degrés l’ombre du soleil. Cela n’a pu échapper aux regards des peuples voisins : en tout cas tous ceux qui étaient situés sur le même fuseau horaire ont du voir ce prodige qui a certainement eu des répercussions sur beaucoup d’autres choses. Cela n’était pas anodin en un temps où c’était la position du soleil dans le ciel qui déterminait les heures devant rythmer les journées. C’est ainsi que la nouvelle a du parvenir au Royaume de Babylonie qui, interpellé par la magnificence d’un tel prodige opéré par le Dieu du royaume de Juda, n’a pu résister à l’envie d’envoyer des ambassadeurs dans le but de s’enquérir plus précisément de cette chose extraordinaire. Agréablement surpris, et certainement touché dans sa fierté et son « orgueil » ( nous en reparlerons) d’un tel honneur, le roi de Juda leur a fait voir tout ce qu’il avait de plus précieux : il est dit en Esaïe 39 « Ezéchias en eut de la joie, et il montra aux envoyés le lieu où étaient ses choses de prix, l’argent et, l’or, les aromates et l’huile précieuse, tout son arsenal, et tout ce qu se trouvait dans ses trésors : il n’y eut rien qu’Ezéchias ne leur fasse voir dans sa maison et dans ses domaines ».

Le même prophète Esaïe qui était venu apporter à Ezéchias une parole de bénédiction de la part de l’Eternel est aussi venu lui porter une parole de jugement : verset 6 Voici, les temps viendront où l’on emportera à Babylone tout ce qui est dans ta maison et ce que tes pères ont amassé jusqu’à ce jour…Et l’on prendra de tes fils sortis de toi pour en faire des eunuques dans le palais du roi de Babylone ». Le livre des Rois fait de cet évènement sensiblement le même récit. Mais le livre des Chroniques des Rois de Juda (2Chr 32/ 24- 31) rapporte cet évènement sous un angle autrement intéressant à plus d’un titre. En effet, il donne des détails que nous ne trouvons pas dans les deux autres livres ; et ces détails enrichissent la compréhension des tenants et aboutissants de cette affaire. Il est dit ceci au verset 25 à propos du prodige que Dieu avait accordé à Ezéchias : « Mais Ezéchias ne répondit point au bienfait qu’il avait reçu car son cÅ“ur s’éleva.. ». Avant l’arrivée de l’ambassade Babylonienne quelle était la situation d’Ezéchias ? Il venait d’être le témoin dans sa propre vie de la miséricorde et de la puissance de Son Dieu qui lui avait accordé un prodige et l’avait guéri. En plus de cela, le texte nous rapporte comment Dieu l’avait béni matériellement verset 27 : « Ezéchias possédait de très grandes richesses et jouissait d’un immense prestige. Il se fit construire des locaux pour déposer l’argent, l’or, les pierres précieuses, les huiles parfumées, les boucliers et tous ses autres objets de valeur. Il fit construire aussi des magasins pour les produits en blé, en moût et en huile, des crèches pour toutes espèces de bétail, et des étables pour les troupeaux. Il se bâtit des villes et il eut en abondance des troupeaux de menu et de gros bétail ; car Dieu lui avait donné des biens considérables. C’est Ezéchias aussi qui détourna la source de Guihon pour en diriger l’eau plus bas, vers l’ouest dans la cité de David. Ezéchias réussissait dans tout ce qu’il entreprenait….».

Cette situation que connaissait Ezéchias correspond par endroits à un âge d’or de l’Eglise d’aujourd’hui parvenue à l’apogée de sa gloire et son prestige aux yeux des hommes. Cette gloire et ce prestige qui étaient quand même la résultante d’une bénédiction de Dieu sur la vie d’Ezéchias, est aujourd’hui au milieu du peuple de Dieu, le rêve de n’importe quel cÅ“ur qui n’a pas connu le marquage de la Croix de Christ pour faire de Dieu son trésor. C’est en tout cas dans l’esprit de beaucoup, des signes qui permettraient au monde de voir et de croire que Dieu est réellement au milieu de son peuple. Et ainsi le monde saisi de la vue de ces choses, ne pourrait qu’envoyer des ambassadeurs etc.… etc.…. Mais revenons en détail sur la situation d’Ezéchias et sa correspondance étroite avec l’Eglise d’aujourd’hui. Celle ci considère de plus en plus la poursuite de la richesse et du prestige comme étant un moyen de montrer la gloire de Dieu à ceux du dehors. Et les magasins construits aujourd’hui pour entreposer le blé, le mout et l’huile n’ont certainement rien à envier à ceux du temps d’Ezéchias. Le blé qui est à la base de la fabrication du pain renvoie à la Parole de Dieu qui nourrit ; le mout ou vin sont symboles du Saint Esprit qui libère la joie et la liberté glorieuse chez les enfants de Dieu notamment dans la louange et l’adoration à Dieu; l’huile quant à elle, symbolise aussi l’Esprit mais dans le sens de l’onction qui libère la puissance pour le service. Ces trois produits ont aussi leurs magasins aujourd’hui où l’on peut trouver à acheter le blé dans les séminaires d’enseignement et autres écoles de ministères ; des séminaires ou écoles de louange pour apprendre les techniques qui permettent de mieux louer et adorer Dieu ; séminaires prophétiques ou l’onction est censée garantie couler à flots, prête à être mise en bouteille pour ceux qui n’auraient pu se déplacer pour peu qu’ils soient prêts à mettre le prix pour acheter la bouteille. Quant aux étables d’Ezéchias pour les troupeaux, qui ne sait que plus les locaux pour rassembler les grands troupeaux de brebis le dimanche sont immenses, plus grande sera la gloire de Dieu manifestée en leur sein ? De plus, c’est un signe de foi puisque Dieu remplit toujours à hauteur des récipients que nous mettons à sa disposition n’est-ce pas ? Ezéchias avait des crèches pour toutes espèces de bétail, qu’à cela ne tienne nous avons aussi dans nos beaux grands locaux, des salles pour toutes les classes d’âge et des activités pour tous afin de pouvoir répondre à tous les besoins des brebis à tous les stades de croissance histoire de les occuper à l’intérieur sans qu’elles aient besoin d’aller voir dehors.

Quant à la source « Guihon » qu’Ezéchias a détourné pour arroser à sa manière la cité de David, parlons –en ! C’était en soi une excellente initiative car l’eau est une véritable bénédiction pour le peuple d’un pays. Il est souvent nécessaire de faire des travaux d’irrigation pour amener l’eau là où elle ne coule pas « naturellement » afin d’en faire bénéficier les parties les moins exposées du territoire traversé par cette source. Mais Guihon représente plus qu’une simple source d’eau. Cette source représente une merveilleuse réalité prophétique pour l’Eglise du Seigneur. Guihon est le nom d’un des quatre bras du fleuve qui sortait d’Eden pour arroser le Jardin : Genèse 2/ 10- 14 : « le second bras du fleuve est le Guihon qui fait le tour du pays de Kouch ». Il y a en tout 4 bras ou courants à ce fleuve qui est le même fleuve que voit l’apôtre et prophète Jean dans ses révélations d’Apocalypse 22 où il est aussi dit que ce fleuve coulait non plus spécifiquement dans le jardin mais dans la ville du grand Roi : la nouvelle Jérusalem. Dans ce passage, il est aussi question de l’arbre de vie qui, faisant référence au jardin de Dieu, porte son fruit chaque mois. Ce jardin mentionné en Genèse, devenue une ville en Apocalypse, représente la bien-aimée du Seigneur sur laquelle il est prophétisé de la sorte dans le Cantique des cantiques (Cantiques 4/ 12- 16) : « Tu est un jardin ma sÅ“ur ma fiancée, une source fermée, une fontaine scellée. Tes jets froment un jardin … Une fontaine des jardins, une source d’eaux vives.. Lève toi Aquilon ! Viens Autan ! Soufflez sur mon jardin et que les parfums s’en exhalent ! Que mon bien-aimé entre dans son jardin et qu’il mange de ses fruits excellents ! ». C’est le fleuve qui coule au milieu de la ville (dans le sein de la bien-aimée conf. ce que Jésus a dit à la Samaritaine qui permet à l’arbre de vie de produire son fruit en chaque saison. Et ce verset d’Apocalypse 22 nous apprend que ce fleuve sort du trône de Dieu et de l’Agneau. Mais je ne vais pas m’étendre plus sur ce sujet qui n’est pas mon propos ici. Ce fleuve comporte donc 4 bras qui se nomment Pischon, Guihon, Hiddekel et Euphrate. Il est prophétisé dans le Psaume 46/5 que lorsque les courants de ce fleuve sont libérés sur la cité de Dieu, celle-ci se réjouit. De fait, tous les 4 courants de ce fleuve ont une signification spirituelle précise en rapport avec la libération des 4 caractères de Christ manifesté au travers des 4 évangiles et que l’on retrouve aussi dans les 4 êtres vivants vus par Ezéchiel et Jean dans leurs visions prophétiques respectives. Et c’est aussi pour cette raison que nous voyons dans le texte des Cantiques cités ci dessus que la libération des parfums des fruits du jardin est aussi liée à la libération par l’Esprit de deux des 4 vents tel que prophétisé par Ezéchiel (Chap. 37).

Mais ici je ne m’attacherai qu’au bras appelé « Guihon » qui nous intéresse précisément. Guihon signifie « source jaillissante » ; cela fait aussi référence à une eau en « mouvement » et qui mugit. La libération de Guihon au milieu du peuple de Dieu met en évidence l’humilité et la miséricorde de Jésus-Christ dans son Corps. Ceci est symbolisé par le bÅ“uf dans la vision d’Ezéchiel et fait référence à l’idée du Christ serviteur de Dieu et des hommes tel que nous le voyons décrit dans l’évangile de Marc. Dans cet évangile, nous voyons (bien sûr dans les autres aussi) la manifestation du ministère de compassion et de miséricorde du Seigneur au travers des guérisons opérées. C’est aussi cet évangile qui parle des « guérisons » comme un des signes qui accompagneront ceux qui auront cru à la Parole de Christ. Guihon est tantôt appelé un fleuve, tantôt un bassin ou réservoir. En l’évangile de Jean, nous trouvons un texte intéressant qui parle d’une eau en mouvement (signification de Guihon) au travers de laquelle s’opèrent des guérisons (Jean5/ 2- 9) : « Or à Jérusalem près de la port des brebis, il y a une piscine( réservoir) qui s’appelle en Hébreu Bethesda…Sous ses portiques étaient couchés en grand nombre des malades des aveugles, des paralytiques des boiteux qui attendaient le mouvement de l’eau car un ange descendait de temps en temps dans la piscine et agitait l’eau ; et celui qui y descendait le premier était guéri, quelle que soit sa maladie ». La guérison était en quelque sorte liée au « mouvement » de l’eau à l’initiative de Dieu.

Dans le texte des Chroniques rapportant ces évènements de la vie d’Ezéchias, Guihon symbolise spirituellement la guérison miraculeuse provenant de la miséricorde et la compassion de Dieu pour ce roi. Lorsqu’une personne a été bénéficiaire d’une manifestation de la miséricorde de Dieu, elle a souvent envie de « faire » que tous en profitent aussi. Ainsi, des « Bethesda » (maison de miséricorde) ont tendance à apparaître lorsque ce courant ou fleuve qui apporte la guérison est libéré quelque part. Ezéchias a fait faire des travaux pour aménager le cours du fleuve Guihon, voire le détourner plus précisément ; ceci afin que l’eau arrose plus abondamment la cité de David là cela n’était pas possible naturellement. C’est une chose admirable qui se trouve très répandue dans l’Eglise aujourd’hui. Combien d’écoles ou de chambres de guérison n’ont pas vu le jour suite à la guérison miraculeuse de ceux qui ont été à l’origine de leur création ? Et dans ces écoles de guérison, on en vient à enseigner comment obtenir une guérison etc., comme si ceux qui avaient créé ces écoles avaient obtenu leur guérison grâce à certaines méthodes ou connaissances spécifiques acquises dans un cours particulier donné par Dieu et qu’il fallait absolument appliquer pour que cela fonctionne. Ceci revient très exactement à faire des « aménagements » tout comme Ezéchias pour «détourner, voire « contrôler » le cours du fleuve afin d’acheminer l’eau dans une direction précise décidée par l’homme. C’est une initiative honorable mais qui n’honore néanmoins que l’homme qui s’approprie ce faisant ce qui à l’origine était le produit de la seule grâce de Dieu. Contrôler ou détourner le cours du fleuve Guihon revient à forcer le bras de Dieu même si le résultat recherché est une Å“uvre bonne et une bénédiction. Cela ne reflète en fin de compte que l’orgueil de l’homme.

Toutes ces initiatives montraient à quel point le cÅ“ur d’Ezéchias s’était enflé petit à petit alors que Dieu le bénissait. Et c’est dans ces conditions de cÅ“ur qu’Ezéchias reçut les ambassadeurs venus de Babylonie. On peut facilement imaginer sa fierté de leur montrer tout ce qu’il avait acquis parce que son Dieu était avec lui ; c’était une occasion inespérée de leur témoigner à quel point son Dieu était plus puissant et glorieux que le leur. Mais regardons ce que dit le texte de 2 Chroniques à ce propos : « Cependant, lorsque les chefs de Babylone envoyèrent des ambassadeurs auprès de lui pour s’informer du prodige qui avait eu lieu dans son pays, Dieu l’abandonna pour l’éprouver, afin de connaître tout ce qui était dans son cÅ“ur ». Ainsi, Dieu s’est retiré de lui à ce moment crucial. Et son attitude face aux ambassadeurs était le reflet de l’état de son cÅ“ur à ce moment là. C’est pourquoi il est dit au début du passage au verset 25 que son coeur s’éleva par l’orgueil ; et la fin de ce verset dit que c’est à cause de cet orgueil que le jugement de Dieu est venu sur Juda : et la colère de l’Eternel fut sur lui, sur Juda et sur Jérusalem. Cette colère trouve son accomplissement dans le jugement apporté par le prophète Esaïe. Jugement qui devait consister non seulement dans la déportation à Babylone de tout ce que les ambassadeurs avaient vu des trésors du roi, mais encore des plus beaux fils du royaume de Juda pour servir d’eunuques à Babylone.

En Matthieu 7/ 6, le Seigneur Jésus-Christ nous exhorte ainsi : « Ne donnez pas les choses saintes au chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent. Et pourtant c’est systématiquement dans cette direction que nous pousse notre orgueil quand nous commençons à vouloir démontrer aux « chiens » et aux « pourceaux » à quel point la bénédiction de l’Eternel nous enrichit. Nous pensons ainsi que ces derniers, attirés par notre bonne fortune viendront certainement dans la bergerie pour y être transformés en brebis. Mais la convoitise des cÅ“urs n’a jamais été un instrument d’accomplissement de la volonté de Dieu pour la transformation des vies.

Cette visite des Ambassadeurs Babyloniens à Ezéchias a marqué un tournant dans le destin du royaume de Juda. Et tout ce qui est arrivé par la suite en a été la conséquence directe. La réaction d’Ezéchias face aux ambassadeurs de Babylone a mis clairement en évidence ce qui se trouvait dans son cÅ“ur. Son cÅ“ur orgueilleux s’était subrepticement éloigné de Dieu ouvrant une faille par laquelle a pu pénétrer l’esprit de prostitution qui a caractérisé le règne de son fils Manassé. Dieu n’a pas envoyé le jugement sur Juda à cause d’actions spécifiques de prostitution d’Ezéchias. Non, on ne peut dire que le règne de ce dernier était marqué par une rébellion vis-à-vis de Dieu ni de l’idolâtrie. Mais Dieu a considéré que l’orgueil de son cÅ“ur qui l’a conduit à montrer ses trésors aux envoyés de Babylonie était suffisamment grave pour justifier le jugement décrété. La preuve en est que le livre des Chroniques fait mention de la repentance d’Ezéchias sans que cette repentance change en profondeur le jugement de Dieu ; cette repentance a eu pour seul effet de suspendre le jugement de Dieu le temps du règne d’Ezéchias. Le fils d’Ezéchias qui régna à sa place, Manassé est né durant les quinze années supplémentaires que Dieu avait accordé à son père. Il eut un règne abominable et très idolâtre qui portait la marque d’un esprit de prostitution manifeste : le récit en est fait au chapitre 33 du 2° livre des Chroniques des rois de Juda. Manassé fut déporté à Babylone mais ce n’était pas encore le jugement de Dieu sur Juda qui devait encore venir par la suite. Ainsi, plusieurs rois de Juda furent déportés à Babylone en même temps que des ustensiles précieux de la maison de Dieu. Durant ce temps, plusieurs prophètes se succédèrent auprès des rois de Juda (Esaïe, Ezéchiel, Jérémie) et c’est ainsi que Jérémie fut envoyé par l’Eternel pour parler au roi Sédécias. Mais l’endurcissement des rois devait conduire finalement à l’accomplissement total de la parole donnée par Esaïe à Ezéchias, ainsi que celle prononcée par la bouche de Jérémie (2 Chroniques 36/ 17- 21). La déportation à Babylone était un jugement de Dieu sur le peuple de Juda et sur Jérusalem et pas une bénédiction. Où est le rapport entre la déportation à Babylone et la vision du cheval blanc d’Apocalypse 6 ? On en semble bien loin dira-t-on ! En réalité pas tant que cela. Car l’arrivée de ce cheval blanc marque un temps difficile pour le peuple de Dieu qui va être plus que jamais sollicité par les ambassades Babyloniennes qui ont d’ailleurs d’ores et déjà commencé les manÅ“uvres d’approches. Et beaucoup au milieu du peuple de Dieu sont prêts à accueillir ces ambassadeurs avec les honneurs dus à leurs rangs et dans le même état d’esprit qui caractérisait Ezéchias. Il existe vraies richesses dans les trésors de la maison de Dieu. Ces richesses sont aussi représentées par beaucoup d’enfants de Dieu magnifiques en beauté, sagesse et intelligence spirituelles. Les ambassades Babyloniennes actuelles possèdent des techniques avancées pour amorcer les cÅ“urs qui continent des failles.

Beaucoup d’enfants de Dieu envisagent comme un honneur de servir les intérêts Babyloniens en étant admis dans les palais, alors que ce devrait être l’inverse : si réellement notre royaume est au dessus du royaume de ce monde, ce sont les Ambassadeurs Babylonniens qui devraient se sentir privilégiés d’être accueillis dans le royaume de Dieu censé être le nôtre. Servir dans les palais de Babylone comme eunuques ou même comme conseillers du roi de Babylone, n’est pas exactement une « bénédiction » pour un enfant de Dieu dont la vie est consacrée tel un vase précieux dans la maison de son Dieu. Dans ces conditions, servir Babylone sans s’immerger totalement dans la mentalité Babylonienne, revient à devoir vivre en s’armant de la pensée de souffrir la persécution. Dans ce cas, le martyr ou la souffrance peut être alors une bénédiction pour d’autres comme cela fut le cas dans la vie de Daniel.

Mais comprenons bien que les ambassadeurs Babylonniens ont une mission précise : pénétrer la Jérusalem du Seigneur pour la soumettre au règne Babylonien et à ses dieux et jamais le contraire ! Lorsque les habitants de Juda ont été déportés à Babylone, ils ont du adopter la mentalité de Babylone en commençant par changer de nom. J’ai dit que l’histoire du peuple de Dieu dans l’ancienne alliance est pour nous dans la nouvelle alliance comme un trame prophétique riche d’enseignements. Ainsi le livre prophétique de Daniel est en rapport étroit avec le livre de révélation prophétique de l’apôtre Jean. Le livre de Daniel est en quelque sorte une image prophétique des temps de persécution à venir sur le Corps de Christ. Que retrace le livre de Daniel, sinon la vie de 4 jeunes Juifs emmenés parmi d’autres en exil à Babylone. Ce livre retrace les types de pressions, de menaces, ou de châtiments auxquels ils ont eu à faire face. Mais plus que cela, il relate un positionnment intègre et sans compromis de ces jeunes restant malgré tout fidèles à leur Dieu au risque de leur vie. Ces jeunes représentent ces fils de rois de Juda, ces instruments précieux du royaume de Juda déportés pour servir d’eunuques au service du roi dans le palais de Babylone ainsi que l’avait prophétisé Esaïe à Ezéchias. Daniel et ses compagnons étaient comme des vases précieux de la maison de Dieu et cela n’a pas échappé à Nebucadnetsar (Daniel 1/ 2- 4) : « Nebucadnetsar emporta les ustensiles au pays de Schinear dans la maison de son dieu, il les mit dans la maison du trésor de son dieu. Le roi donna l’ordre à Aschpenaz, chef des eunuques, d’amener quelques uns des enfants d’Israël de race royale ou de famille noble, de jeunes garçons sans défaut corporel, beaux de figure, doués de sagesse, d’intelligence et d’instruction, capables de servir dans le palais du roi, et à qui on enseignerait les lettres et la langue des Chaldéens… ».

Daniel et ses compagnons répondaient à cette description. Ils ont été repérés comme étant de beaux éléments pour Babylone. Leur positionnement dans la déportation doit nous enseigner sur la conduite à tenir dans le royaume de l’envahisseur. Le nom de Daniel a du être changé lors de son arrivée dans le palais du roi, mais à aucun moment Daniel (et c’est aussi le cas de ses compagnons) n’a oublié qui il était. Il a subi des pressions pour rendre un culte aux dieux de Babylone et il a refusé d’être infidèle à son Dieu en risquant sa vie ; et son Dieu l’a honoré comme Il a prévu de le faire pour les vainqueurs de l’Eglise de Philadelphie (Apocalypse 3/ 10). Je crois que le temps est venu pour nous de plonger plus que jamais les regards dans le livre de Daniel comme cela lui avait été prophétisé (Daniel 12/ 4) : « Toi Daniel, tiens secrètes ces paroles, et scelle le livre jusqu’au temps de la fin. Plusieurs alors le liront, et la connaissance augmentera ». Verset 9 : « Va Daniel, car ces paroles seront tenues secrètes et scellées jusqu’au temps de la fin. Plusieurs seront blanchis et éprouvés ; les méchants feront le mal et aucun des méchants ne comprendra, mais ceux qui auront eu de l’intelligence comprendront ». Et nous sommes parvenus dans ce temps-là où les sceaux commencent à être brisés.

Depuis quelque temps déjà, un son est sorti de Dieu pour dire à son peuple d’avoir à se séparer de l’esprit de babylone. Et c’est un « reste » qui a entendu ce son. Ce reste est à l’image des 7000 fidèles dont l’Eternel a parlé à Elie : ce reste est caché aux yeux du monde. Il est semblable à ces « pauvres du pays » que le roi de Babylone n’a pas emmené en déportation parce qu’ils ne semblaient ni vaillant, ni beau ni riche comme ceux qui ont été jugés dignes de cet honneur de servir au palais comme eunuques ou conseillers (2 Rois 24 fin du verset 14 : « Il ne resta que le peuple pauvre du pays »). C’est un reste qui aux yeux du monde parait faible et de peu de puissance mais qui refusera néanmoins de fléchir le genoux devant les Baals parce qu’il aura gardé la Parole de Dieu avec fidélité et persévérance (Apocalypse 3/ 8) : il fait penser au faible reste de l’église de Philadelphie.

Mais Dieu commence aussi à lancer un son à « 7000 autres » de son peuple, susceptibles d’être emmenés à Babylone pour servir son roi qui va commencer à engager les pourparlers diplomatiques. 2 Rois 24/ 15- 16 : « Il transporta Jojakin à Babylone ; et il emmena captifs de Jérusalem la mère du roi, les femmes du roi…. tous les guerriers au nombre de Sept mille hommes vaillants.. ».

Ce son s’adresse à ces 7000 autres qui ne savent pas encore faire la différence entre l’autel de Dieu et les stèles construits à d’autres dieux et à toute l’armée des cieux. Ces 7000 sont en danger d’accueillir en grandes pompes les Ambassadeurs Babyloniens en se trompant sur leurs intentions. Et à cause de cela, ces 7000 « vaillants » seront emmenés captifs à Babylone (2 Rois 24/ 16). Il s’agit de 7000 beaux vaillants hommes considérés à l’égal des instruments précieux dignes d’être emportés à Babylone. Ils font penser à ceux de l’église de Laodicée, qui paraissent extérieurement riches et beaux. Pour ceux-là, le service dans les palais de Babylone pourrait sembler être une bénédiction de Dieu. Mais il faut savoir que seuls ceux qui se comporteront comme Daniel et ses compagnons, sortiront épurés et blanchis de ce temps de service à Babylone à l’image des vainqueurs de Laodicée qui ont su acheter de l’or « Ã©puré » par le feu de l’épreuve, et des vêtements « blanchis » ; ces vainqueurs qui auront refusé de manger les mets du roi de Babylone, préférant s’asseoir avec Jésus pour manger de Sa nourriture ( Apocalypse 3/ 20) : ceux –là régneront avec Lui (Verset 21). Mais les autres seront condamnés à subir le sort des Babyloniens et de leurs dieux prophétisé par le prophète Jérémie (Chapitres 50 et 51) dans l’ancienne alliance, et l’apôtre Jean dans la nouvelle alliance (Apocalypse), à moins d’en sortir à temps : (Apocalypse 18/ 4) Et j’entendis du ciel une autre voix qui disait : sortez du milieu d’elle mon peuple, afin que vous ne participiez pas à ses péchés et n’ayez pas part à ses fléaux ».

L’esprit du celui qui arrive sur ce cheval blanc est un esprit Babylonien de séduction dont l’intention est d’installer la prostitution spirituelle dans le temple de Dieu (la vie des enfants de Dieu). Il réussira à jeter ses hameçons là où les cœurs seront tenus par la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie.