par Mme Elisheva Villa
En ces derniers jours avant le vote à l’élection présidentielle de 2007, j’ai trouvé utile de rappeler à l’esprit des chrétiens français quelques principes qui seraient également bons de mettre en pratique. Notre responsabilité personnelle est engagée devant Dieu quant à notre choix face aux nombreux candidats qui se présentent.
Le message ci-après a été donné le 17 février 2007 à l’Eglise « L’Arche » à PAYERNE (Suisse). Vous trouverez ci-dessous les notes qui ont servi à ce message pour la première partie dénommée : le Chrétien face aux lois civiles. Vous le trouverez également sur le site suivant, d’où je l’ai relevé.
« Nul n’est sensé ignorer la loi » est un principe qui est appliqué en France notamment devant les juridictions pénales. Le citoyen a le devoir de s’informer. Le fondement de la règle « Nul n'est censé ignorer la loi » est la nécessité de sauvegarder le bon fonctionnement de l'ordre juridique et surtout une des conséquences du principe de la légalité criminelle. Il est considéré que le fait de ne pas connaître la loi constitue une faute de négligence dans l'exercice de ce devoir d'information juridique qui pèse sur tous les citoyens.
Ce principe n’est pas tout à fait le même pour Dieu. Il est écrit en Romains 2:12-15 : « Tous ceux qui ont péché sans la loi périront aussi sans la loi, et tous qui ont péché avec la loi seront jugés par la loi. Ce ne sont pas, en effet, ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ce sont ceux qui la mettent en pratique qui seront justifiés. Quand les païens qui n’ont point la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ils sont eux qui n’ont point la loi, une loi pour eux-mêmes ; ils montrent que l’oeuvre de la loi est écrite dans leur Coeur, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pensées s’accusant ou se défendant tour à tour. »
Dans nos pays occidentaux, les lois ont pour origine les lois de Dieu reçues par Moïse. Le « tu ne tueras pas » se retrouve dans le Code Pénal. Tu ne commettras pas l’adultère figurait dans les anciens codes. Mais si nos lois ont pour origine les lois de Dieu, avec le temps et l'évolution des mœurs (pas toujours dans le bon sens) on va assister à une multiplication des textes législatifs qui s’éloignent des lois de Dieu.
D’abord, en France on le sait bien, de nombreux députés veulent une loi portant leur nom. Mais surtout, l’homme qui n’est pas bon par nature, s’il n’a pas été régénéré lors de la nouvelle naissance fait tout pour contourner les lois. Certains vont alors penser qu’il convient de préciser la loi ou de faire voter de nouvelles lois qui vont se trouver en opposition avec les lois de Dieu. Certaines de ces lois peuvent être qualifiées de « lois permissives ». Elles sont votées par les députés, au prétexte que la société a changé et que les anciens textes ne seraient plus adaptés. Un problème : Si la société change, Dieu, lui, ne change pas. Il est le même aujourd’hui qu’hier et il sera le même demain.
Certaines lois vont être votées pour permettre à des personnes de ne pas respecter leurs engagements : Exemples : lois sur le surendettement qui vont permettre à un débiteur de ne pas rembourser tout ou partie de ses dettes. Les textes votés à la va-vite étant bien souvent véritablement obscurs, les tribunaux vont avoir à donner des interprétations. La place est laissée de plus en plus à l’interprétation des tribunaux avec tous les dangers que cela représente (pouvoir discrétionnaire des juges).
Il est permis de se demander si il n’y a pas une volonté d’agir ainsi pour laisser la justice à la merci d’hommes qui recevront ultérieurement des directives d’en haut (système pyramidal du nouvel ordre mondial). D’aucun pense que le système juridique du nouvel ordre mondial va bientôt être installé sur la FRANCE. De nombreux textes peuvent se contredire quelquefois les uns, les autres, et vont même constituer un véritable danger pour la santé.
Exemple d'une loi dangereuse : l’obligation pour des locaux ouverts du public d’avoir les portes qui s’ouvrent vers l’extérieur, cette loi n’est pas adaptée pour un chalet de montagne, où la neige peut empêcher l’ouverture vers l'extérieur.
Normalement en France, nul n’est sensé ignorer la loi des hommes, combien plus nous devrions connaître les lois de Dieu qui sont au nombre de 613 (lois, ordonnances, préceptes.)
Il est intéressant de rappeler comment Dieu a été amené à dicter ses lois et ordonnances:
1) Jusqu’à Noé, la volonté propre de l’homme avait eu cours. Les forts opprimaient les faibles et nous avons dans la bible en Genèse 4 : 23-24 l’exemple de Lemec : « Lémec dit à ses femmes: Ada et Tsilla, écoutez ma voix! Femmes de Lémec, écoutez ma parole! J'ai tué un homme pour ma blessure, Et un jeune homme pour ma meurtrissure. Caïn sera vengé sept fois, Et Lémec soixante-dix-sept fois. » On voit Lémec appliquer une justice démesurée, qui est sa propre justice.
2) Dieu va décider de détruire l'homme au déluge parce que la corruption et la violence se manifestaient sans fin et de façon démesurée. Il est dit en Genèse 6 : 5 « L'Éternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur coeur se portaient chaque jour uniquement vers le mal. »
3) Dieu va établir le concept du gouvernement humain et de la justice au moment de Noé : Dieu dit à Noé et à ses fils en Genèse 9 : 6 « Si quelqu'un verse le sang de l'homme, par l'homme, son sang sera versé; car Dieu a fait l'homme à son image. » C’est l’origine de l’autorité de l’homme sur l’homme. Dieu devant la méchanceté de l'homme va placer un garde fou, pour protéger la communauté face à un individu ainsi que le faible devant le fort (orphelin, veuve, étranger). En Deutéronome 27 : 19 l'ÉTERNEL notre Dieu nous dit : « Maudit soit celui qui porte atteinte au droit de l'étranger, de l'orphelin et de la veuve! -Et tout le peuple dira: Amen! » À l'origine, ce pouvoir donné à l’homme était un pouvoir juridique, théocratique (Moise, les juges). Ce ne sera qu’à la demande du peuple hébreu que ce pouvoir va devenir politique (voir en 1 Samuel 8) lorsque le peuple réclame un roi.
4) La dispensation de la loi et des ordonnances par Dieu apparaît en Exode 19 et 20, et notamment les dix commandements. Le premier des commandements est rappelé par Moïse en Deutéronome 6 : 5: « Tu aimeras l'Éternel, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta force. » Et Moïse d’insister et de préciser au Deutéronome 11 :1 « Tu aimeras l'Éternel, ton Dieu, et tu observeras toujours ses préceptes, ses lois, ses ordonnances et ses commandements. »
Nous trouvons aussi déjà en Lévitique, le commandement suivant : Lévitique 19 :18 « Tu ne te vengeras point, et tu ne garderas point de rancune contre les enfants de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l'Éternel. » Ce que Jésus a dit plus tard, se trouvait déjà dans l’ancien testament. Ces deux commandements se retrouvent dans les évangiles de Matthieu, de Marc, et de Luc. Matthieu 22: 37,39 : « Jésus lui répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Et Paul dans deux épîtres, ainsi que Jacques de préciser. Romains 13 : 8-10 : « Ne devez rien à personne, si ce n'est de vous aimer les uns les autres; car celui qui aime les autres a accompli la loi. En effet, les commandements: Tu ne commettras point d'adultère, tu ne tueras point, tu ne déroberas point, tu ne convoiteras point, et ceux qu'il peut encore y avoir, se résument dans cette parole: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. L'amour ne fait point de mal au prochain: l'amour est donc l'accomplissement de la loi. »
Galates 5 :14 : « Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » Jacques 2 : 8: « Si vous accomplissez la loi royale, selon l'Écriture: Tu aimeras ton prochain comme toi-même, vous faites bien.»
Remarque : Dans nos pays occidentaux, les lois ont pour origine la loi de Dieu. Mais malheureusement, nous devons constater que le commandement le moins respecté est le premier commandement « Tu aimeras l'Éternel, ton Dieu... » La Suisse a la grâce d'avoir encore en préambule de sa constitution : « Au nom de Dieu Tout-puissant ! ». Il peut être constaté à la lueur de l’histoire la bénédiction qui s’est ensuivie pour ce pays qui s’est ainsi mis sous la direction de Dieu. Peu de pays ont cette référence à Dieu dans leur constitution. Ne parlons pas de la France qui a mis Dieu à la porte à la Révolution. Après tous ces rappels : les questions essentielles à se poser.
Le Chrétien doit il obéir ou non aux lois de son pays, quelles ques soient ces lois ? Doit-il être soumis aux autorités de son pays ? Avant de nous décider ou non de nous soumettre à une autorité, il nous faut prendre conscience que toute autorité vient de Dieu. Ces autorités sont établies par Dieu, et subsistent jusqu'à nos jours, malgré leurs infidélités, et ceci en attendant que le gouvernement suprême soit placé entre les mains de Jésus-Christ. Pour nous aider dans notre attitude face à l'autorité, nous avons l'exemple de Jésus face aux lois et aux autorités. La meilleure question à se poser dans chaque circonstance de notre vie est qu’aurait fait Jésus à notre place? La Bible nous donne des réponses. A l'époque de Jésus, en Judée, en Samarie, en Galilée, le pays était sous occupation romaine. Ce n’était certainement pas une autorité selon le Coeur de Dieu.
- L'autorité politique était exercée par Rome en la personne du Proconsul, Ponce Pilate; - les questions religieuses étaient traitées par l'autorité religieuse juive représentée par le Sanhédrin et le grand prêtre (Caïphe). A une époque où le sport national en France est de frauder le fisc, Jésus nous montre l’exemple. Pour ceux qui se posent la question de payer l’impôt ou de tricher en ne déclarant pas leurs revenus en totalité, par exemple il faut rappeler que : 1) Jésus accepte de payer l'impôt. En Matthieu 17 : 24-27 : « Lorsqu'ils arrivèrent à Capernaüm, ceux qui percevaient les deux drachmes s'adressèrent à Pierre, et lui dirent: Votre maître ne paie-t-il pas les deux drachmes ? Oui, dit-il. Et quand il fut entré dans la maison, Jésus le prévint, et dit: Que t'en semble, Simon ? Les rois de la terre, de qui perçoivent-ils des tributs ou des impôts ? De leurs fils, ou des étranger ? Il lui dit : Des étrangers. Et Jésus lui répondit : Les fils en sont donc exempts. Mais, pour ne pas les scandaliser, va à la mer, jette l'hameçon, et tire le premier poisson qui viendra ; ouvre-lui la bouche, et tu trouveras un statère. Prends-le, et donne-le-leur pour moi et pour toi.» 2) Jésus se soumet à l’autorité alors qu’il est victime d’une injustice. Et pourquoi se soumet-il ? Car, il participait en se soumettant, au plan de Dieu pour notre salut.
En Jean 19 : 11, alors que Jésus comparait devant Pilate, nous pouvons lire : « Jésus répondit: Tu n'aurais sur moi aucun pouvoir, s'il ne t'avait été donné d'en haut. C'est pourquoi celui qui me livre à toi commet un plus grand péché. » Il ressort de ce verset que le pouvoir est donné par Dieu.
Dans ces exemples, nous voyons Jésus faire remarquer que sa situation pourrait le dispenser d'obéir à la loi des hommes, mais pour ne pas être une pierre d'achoppement, il paye le tribut, et dans le second cas, il se soumet à la volonté de Dieu. Parce que toute autorité vient de Dieu, nous devons nous y soumettre quelle que soit l’autorité. Dans 1 Pierre 2 : 13, il est écrit: « soyez soumis à cause du Seigneur à toute autorité établie parmi les hommes, soit au roi comme souverain, soit aux gouverneurs comme envoyés par lui pour punir les malfaiteurs et pour approuver les gens de biens ».
Paul, dans son épître aux Romains 13 : 1 nous dit: «Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures; car il n'y a point d'autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu. C'est pourquoi celui qui s'oppose à l'autorité résiste à l'ordre que Dieu a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes. Ce n'est pas pour une bonne action, c'est pour une mauvaise, que les magistrats sont à redouter. Veux-tu ne pas craindre l'autorité ? Fais-le bien, et tu auras son approbation. Le magistrat est serviteur de Dieu pour ton bien. Mais si tu fais le mal, crains ; car ce n'est pas en vain qu'il porte l'épée, étant serviteur de Dieu pour exercer la vengeance et punir celui qui fait le mal. Il est donc nécessaire d'être soumis, non seulement par crainte de la punition, mais encore par motif de conscience. »
Le magistrat a donc été institué pour encourager le bien et punir le mal. Dans ces versets par deux fois, il est appelé « serviteur de Dieu ». Ce n’est pas en vain qu’il porte l’épée. La colère dont le magistrat est l’instrument peut aller jusqu’à la mort (genèse 9 : 6). Le magistrat ou le policier sont les instruments de Dieu pour arrêter une personne qui va trop loin.
Deux motifs de soumission : la crainte du jugement ou peur du gendarme et le motif de la conscience. Dans Tite 3:1 il est dit encore : « Rappelle leur d'être soumis aux magistrats et aux autorités, d'obéir... »Tite était chargé de l'Eglise de Crète. Les croyants de cette île pouvaient estimer que les autorités étaient injustes, oppressives. Leur affaire n'était pas de les juger, encore moins de les contester mais de se soumettre à elles. Notre soumission ne doit pas varier selon la compétence du magistrat, mais découler du fait que c'est Dieu qui l'a institué. (Toutefois, si certaines lois de nos pays sont conformes aux lois de Dieu, d’autres sont totalement empreintes de l’esprit du monde. Il est évident que le Chrétien doit veiller à ne pas permettre à l’esprit du monde de pénétrer dans le corps de Christ).
Nous devons savoir qu'en définitive le dernier mot reviendra à celui qui est au dessus de tout. Si nous devons être soumis aux autorités, devons nous obéir et appliquer pour autant toutes les lois de notre pays.
En principe, dans tous les domaines, nous devons respecter les lois (même celles du code de la route). Le chrétien, par amour pour son Dieu, pour ne pas l'attrister doit être un modèle de probité et d'obéissance. Pour autant devons-nous obéir aveuglément aux autorités (politiques, judiciaires, et professionnelles) et aux lois en toutes circonstances ? Certaines lois de nos pays sont conformes aux lois de Dieu, d’autres sont totalement empreintes de l’esprit du monde. Il est évident que le Chrétien doit veiller à ne pas permettre à l’esprit du monde de pénétrer dans le corps de Christ. Pour savoir quelle attitude adopter, il est nécessaire d’opérer une distinction entre les lois :
- Les lois civiles en accord avec la parole de Dieu : Tu ne tueras pas
Tu ne commettrais pas l’adultère, Tu honoreras ton père et ta mère : pour celles-ci, pas d'état d'âme. C'est l'obéissance totale. Elles doivent être appliqués par le Chrétien.
- Les lois civiles permissives, non obligatoires qui sont en désaccord avec la parole de Dieu.
Ainsi en est-il des lois qui autorisent le divorce, l'avortement, le PACS, ou qui autoriseraient l'euthanasie, le mariage homosexuel. Même si ces lois existent, en tant que chrétiens nous n'avons pas à nous y soumettre, si elles sont contraires aux lois de Dieu, d'autant qu'elles ne sont pas obligatoires. Nous devons tout faire pour ne pas aboutir à un divorce. Nous ne devons pas vivre la fornication, ni nous soumettre à un IVG.
- Les lois civiles contraires aux lois de Dieu qui sont rendues obligatoires par nos gouvernants ou les ordres donnés par des supérieurs
Exemple : dénonciation des juifs pendant la guerre qui vont ensuite être exterminés. Les militaires au procès de Nuremberg n'ont pas été reconnus innocents, car ils n'avaient pas à obéir aux ordres. Même chose pour tous les auteurs de génocides, et tous ceux qui ont laissé faire ces génocides
Si les lois humaines sont contraires aux lois de Dieu. Nous devons nous conformer aux lois de Dieu, et faire acte de désobéissance aux lois humaines, même s’il y a un prix à payer pour nous.
Dans l’ancien testament, nous avons l'exemple des compagnons de Daniel qui sont mis dans une fournaise ardente pour avoir refuser de se prosterner devant la statue du roi. (Daniel 3) : «Nebucadnetsar prit la parole et dit: Béni soit le Dieu de Schadrac, de Méschac et d'Abed Nego, lequel a envoyé son ange et délivré ses serviteurs qui ont eu confiance en lui, et qui ont violé l'ordre du roi et livré leur corps plutôt que de servir et d'adorer aucun autre dieu que leur Dieu! Voici maintenant l'ordre que je donne: tout homme, à quelque peuple, nation ou langue qu'il appartienne, qui parlera mal du Dieu de Schadrac, de Méschac et d'Abed Nego, sera mis en pièces, et sa maison sera réduite en un tas d'immondices, parce qu'il n'y a aucun autre dieu qui puisse délivrer comme lui. Après cela, le roi fit prospérer Schadrac, Méschac et Abed Nego, dans la province de Babylone. »
Nous voyons que grâce à l'obéissance à Dieu des compagnons de Daniel, le roi Nebucadnetsar va reconnaître le bien fondé de leur désobéissance. Il va les faire prospérer.
LA LOI ET LA GRACE : Attention: Certains diront: « Nous ne sommes plus sous la loi mais sous la grâce ? » Ces personnes s'appuient sur le verset de 2 Corinthiens 5:17 « Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. » : sous-entendu maintenant que nous sommes nés de nouveau, nous pouvons faire tout ce que nous voulons, Dieu nous fera grâce, car nous sommes sous la grâce.
En Romains 6:14-15: Car le péché n'aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce. Quoi donc! Pécherions-nous, parce que nous sommes, non sous la loi, mais sous la grâce? Loin de là! »
La Loi et la Grâce s’opposent. Oui mais de quelle loi s'agit-il ? Il s’agit ici de la loi du péché sous le pouvoir duquel nous étions avant notre nouvelle naissance. Ce n’est pas parce que nous sommes sous la Grâce que nous ne devons pas obéir aux lois de Dieu. D’ailleurs Jésus-Christ nous dit en Matthieu 5:17 « Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. »
Jésus-Christ a dit encore que pas un iota ou un trait, c’est à dire la plus petite partie de la loi ne sera supprimé jusqu’à ce que le ciel et la terre passent (luc 16:17). Nous savons tous que le ciel et la terre sont toujours là. Par conséquent, nous savons que toute la loi de Dieu est toujours en vigueur.
Et Paul de nous dire en Romains 7:1 « Ignorez-vous, frères, -car je parle à des gens qui connaissent la loi, -que la loi exerce son pouvoir sur l'homme aussi longtemps qu'il vit? » La Parole ne reconnaît qu'une exception pour accepter une désobéissance. C’est lorsque, ce que font ou ce que décrètent les autorités, sont en contradiction flagrante avec la volonté de Dieu. Là, il y a une nécessité impérieuse d'obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes. Pour s'en convaincre, il suffit de se reporter à ce qu’ont fait les apôtres, lorsqu’ils ont été arrêtés.
La première arrestation concerne Pierre et Jean qui est relatée en Actes 4. Ces deux hommes comparaissent devant les chefs du peuple, les anciens, les scribes avec le souverain sacrificateur, et les principaux sacrificateurs. Après avoir délibéré, ceux-ci décident de relâcher les apôtres mais en les menaçant s'ils continuaient à parler au peuple. Actes 4 verset 19 : « Pierre et Jean leur répondirent : Jugez s'il est juste, devant Dieu de vous obéir plutôt qu'à Dieu ».
Dans Actes 5:29, alors qu'il est rappelé l'interdiction qui leur avait été faite d'enseigner au nom de Jésus, « Pierre et les apôtres répondirent : il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes. ». Si la justice est mal rendue, le dernier mot revient à Dieu. Notre devoir de chrétien est de prier pour les autorités, les magistrats pour qu'ils recherchent la sagesse d'en haut.
Jérémie 29:7 « Recherchez le bien de la ville où je vous ai menés en captivité, et priez l'Éternel en sa faveur, parce que votre bonheur dépend du sien. ». Les magistrats sont responsables de l'autorité qui leur a été confiée. Les exhortations de Paul à Timothée ont eu lieu du temps de Néron et concernent particulièrement les chrétiens. Cela tend à démontrer que l'injustice des autorités ne peut pas être une raison suffisante pour ne pas nous y soumettre.
1 Timothée 2: 1 à 3 : « J’exhorte donc avant toutes choses à faire des prières, des supplications, des requêtes, des actions de grâce, pour tous les homes, pour les rois et pour tous ceux qui sont élevés en dignité, afin que nous menions une vie paisible et tranquille. » L'intercession, le jeûne sont les armes obligatoires pour faire changer la loi ou pour obtenir un changement du comportement de nos autorités ou un changement d'autorités.
L’histoire d’Esther est édifiante. Les autorités qu'elles soient civiles ou religieuses auront à rendre des comptes à Dieu. Si nous devons prier pour nos autorités et faire du bien à tous, cela ne veut pas dire que nous devons prendre part à des actions ou à des plans manifestement en désaccord avec la Parole de Dieu même si on les vante hautement comme étant pour le bien de l'humanité.
Je voudrais clore ce « dossier », par le message de Ch. FINNEY qui disait ceci : (p. 121 et 228 Les réveils Religieux). « Il faut que les croyants se placent, par rapport à la politique, sur un terrain juste. N’allez pas croire que je veuille vous prêcher un sermon politique, ou vous demander de former un parti chrétien. Aucunement. Mais les chrétiens doivent voter pour des hommes honnêtes. Ils doivent montrer au monde que l’Eglise ne maintiendra en charge aucun homme connu pour être escroc, adultère, violateur du dimanche, joueur, ivrogne, libertin, jureur. S’ils votent pour des hommes droits, loyaux, le pays sera bien forcé d’avoir un gouvernement honnête et tous les partis se verront dans l’obligation de ne présenter que des hommes sincères. Les chrétiens doivent remplir leurs devoirs envers le pays comme faisant partie de leurs devoirs envers DIEU. Quand les fondements de la nation semblent fléchir, les chrétiens paraissent agir comme s’ils croyaient que DIEU ferme les yeux sur ce qu’ils font en politique. Mais je vous dis : DIEU le voit et il bénira ou maudira cette nation selon qu’elle suivra une bonne ou mauvaise voie. Certains chrétiens se tiennent à l’écart des sujets de réformes morales et sont effrayés d’entendre parler en chaire contre la dissolution des moeurs. L’Eglise doit savoir qu’il ne lui est pas permis de rester neutre à ce sujet. Comment les hommes se réformeront-ils si ce n’est par la vérité ? Et qui présentera la vérité, sinon l’Eglise. Que tous les chrétiens soient déterminés à ne jamais voter pour aucun homme qui ne soit honnête et connu pour sa moralité. Qu’ils s’accordent sur ce point là et personne ne serait plus présenté aux élections sans avoir ce caractère ; au bout de trois ans on dirait dans tous les cafés, on publierait dans tous les journaux, sur tout candidat au sujet d’un poste officiel quelconque : « c’est un homme de bien, c’est un homme moral, c’est un homme pieux ».Si vous voulez produire une impression favorable de votre « chrétienté », il vous faut être d’une stricte droiture en politique, en affaires et en tout ce que vous faites. Que pensent de votre christianisme ces diplomates sans conscience qui savent eux-mêmes qu’ils jouent un jeu malhonnête, lorsqu’ils vous voient vous unir à eux et voter pour eux ? Ils savent que vous êtes un hypocrite ! »
Ce message de FINNEY reste toujours d’actualité d’autant plus que nous constatons chaque jour l’évolution du mal, les pensées, les actions toujours plus injustes, impures de la Société actuelle et du monde présent. Nos hommes politiques sont, pour la plupart, « athées » ou bien des chrétiens de façade, des chrétiens de « nom » attachés à la tradition des hommes. Ils n’ont aucune connaissance réelle du DIEU Créateur et aucune connaissance et communion réelle avec le Fils de DIEU : Jésus Christ. Si c’était le cas, comment auraient ils peu accepter la loi Veil sur l’avortement, le PACS, et s’apprêteraient ils à reconnaître le mariage homosexuel comme une évolution des mœurs et du temps, à « plancher » sur l’euthanasie et à préparer de futures lois en totales contradictions avec celles de DIEU. Si la Bible nous demande de prier pour les dirigeants de notre pays afin qu’ils se repentent de leurs péchés, s’en détournent et qu’ils naissent à la vie nouvelle, il est également de notre devoir de leur annoncer l’Evangile, de dénoncer leurs péchés et leurs mauvaises actions et de nous éloigner de toute union et compromission.
E. VILLA – Jérusalem – 19.04.2007 Website : LA MAISON DE JERUSALEM













del.icio.us it!
Blogmark it!
Scoop it!
Fuzz it!
Tape Moi!
AllActuer Ca!
Nuouz Ca!
Memes Ca! 


























