Je m’appelle Emmanuel…

Je suis Guadeloupéen. J’ai commencé mon adolescence au pays.

En effectuant mon service militaire à Toul-Rosière en France, j’ai vraiment rencontré le problème de la drogue. A Paris, j’avais d’autres frères qui y résidaient ; Un d’entre eux était dans le monde du bisness « LE MONDE DE LA NUIT » il a été mon guide.

Par ce biais, j’ai rencontré le MILEU DE LA PROSTITUTION, le MONDE DU TRAFIC, d’où, l’entraînement à consommer du.haschisch, la marijuana, lsd.

De fil en aiguille, j’ai pu consommer tous les types de drogues et c’est ainsi que j’ai développé une vie de toxicomane. Je menais de front ma vie sociale et celle de dealer.

En 1982, j’ai donc pris la décision de retourner en Guadeloupe avec la pensée : « Là, c‘est libre, c‘est vert », il y a la canne, les mangues gratuitement.

Quelques temps après, j’ai été engagé dans une discothèque, avec la ferme intention de m’insérer dans le monde du travail… Et là… je tombe dans CE MONDE DE LA NUIT, où des trafiquants de drogues étrangeres arrivaient de Colombie. Nous avons lié connaissance, et comme j’avais des amis sur Paris qui faisaient de même avec l’héroïne et d’autres en Guadeloupe la cocaïne, avec eux, je suis retombé dans la drogue, le trafic, la consommation, la débauche.

J’ai rencontré des difficultés avec mon épouse de l’époque(mon ex femme). J’ai dit : « Mais non, il faut que tu t’en sortes ! » Mes parents même, m’appelaient et me disaient « Mais arrête avec cela ! » Je voulais arrêté ma consommation, tout en continuant la vente, mais ma toxicomanie s’est accentuée. Je suis devenu très violent.

Un jour, je me suis rendu dans une épicerie pour pouvoir m’acheter un sandwich ; Alors que j'étais au comptoir deux voitures de gendarmes sont arrivées et là j’ai été arrêté.

Au moment d’être introduit devant le juge d’Instruction, mes parents, mes enfants, étaient là en pleurs devant moi. Voyant leurs larmes, je leur dis : « Ã‰coutez, ne pleurez plus sur moi, désormais, je m’appuis sur un arbre où personne ne pourra venir me déraciner. Il faut savoir… qu’a ce moment là, je pensais à Jésus-Christ.

Le juge me rencontre et signe l’ordonnance. Je suis incarcéré le 4 Avril 1991. Je me suis fait baptisé en prison et à ma sortie deux années plus tard, en Mars 1993, j’ai compris qu’il me fallait adhérer à une église, fréquenté des gens qui confessent en tout cas Jésus-Christ. Parlent de Dieu.

J’ai oublié mes anciens camarades. Plus de retour en discothèque, abandon total de cette vie. J’ai trouvé une église où je passais tout mon temps. Maintenant, j’ai une nouvelle épouse, je suis Pasteur et je dirige une association afin d’aider les jeunes et les adultes qui sont en difficultés quelque soit pour la toxicomanie, problèmes familiaux, mais aussi pour la foi. Depuis douze ans , je suis toujours sur le ferme Rocher qui m’a fait sortir de la boue, à savoir Jésus-Christ.

Gloire à Dieu !