NDLR : Si le souci de respecter les croyances est légitime, cette discrimination en faveur de l'islam ne l'est pas.

CERTAINS enseignants ont tendance à éviter les sujets qui fâ­chent en classe. Désormais, des éditeurs sont aussi enclins à l'au­tocensure. Le lycée Léonard-de-Vinci à Ec­quevilly (Yvelines) a reçu à la rentrée scolaire un manuel d'histoire-géographie de cinquième édité par Belin, où le visage du Prophète Mahomet, sur une mi­niature du XIIIe siècle illustrant un chapitre consacré au monde mu­sulman, avait été « flouté ». Des enseignants de l'établissement et le proviseur ont alors écrit à l'éditeur pour demander que les ma­nuels « soient conformes au spécimen qu'ils avaient consulté avant de le choisir » et qui ne comportait pas de visage effacé. L'éditeur refuse aujourd'hui de reprendre les ou­vrages et a justifié sa décision de modifier l'image pour « ne pas créer de problèmes avec des élèves », puisque l'islam interdit la représentation du prophète. « Il nous a proposé de nous renvoyer la page non floutée », précise-t-on au lycée. La suite, ici