Je m’appelle Aubert, je suis de Marie-Galante.
Quand je suis venu en Guadeloupe, je travaillais comme tout le monde mais les fins de mois étaient difficiles. Je me suis dit qu’il fallait solutionner ce problème, j’avais besoin d’argent car j’aimais me rendre en boîte de nuit, habiller les femmes que je fréquentais.
Un jour, je me suis mis à vendre de la drogue, et je voulais voir le monde à mes pieds car le truc était vraiment bon pour moi et les femmes qui sortaient de l’étranger pour arriver au quartier de Boissard étaient à ma recherche parce que j’avais la poudre blanche (cocaïne) ; Et quand j’avais cette cocaïne, j’avais de l’argent, j’obtenais ce que je voulais mais ce n’était pas ce plan que Dieu voulait pour moi.
J’avais un ami qui avait une moto en panne, il m’a appelé pour la lui réparer.
Étant dans la drogue, je n’étais pas du tout partant pour lui rendre ce service, cela ne me rapportais pas grand-chose. Malgré cela, il n’en croyait un mot et voulait à tout prix que je lui répare son engin.
En fin de compte j’ai décidé de lui rendre ce service.
Nous étions comme des frères, quand j’avais besoin de 20 francs il me donnais 30 francs. A la réparation j’ai dû faire un essai pour voir si tout était au point. Lors de sa venue, je lui ai dis qu’il fallait qu’il me donne 100 francs pour que je puisse lui acheter une pièce et je lui ai expliqué le problème de la panne.
Il m’a déclaré qu’il n’allait pas me donner son argent et demandé de lui remettre sa moto. Je l’ai insulté en lui disant que je ne travaille pas pour les petits noirs et je lui ai tout remis, argent, moto, clé de maison… alors il m’a dit est-ce que je n’ai pas de respect pour lui, je lui ai dis que je ne l’ai jamais dé respecté mais je lui remets tous ses affaires. Je suis partis, j’ai décidé de rentrer chez moi, lui me suivait avec un fusil à plomb, quand il est arrivé à un mètre de moi, il m’a braqué, j’ai eu vraiment peur en lui déclarant que je ne lui dois rien du tout. De ma tête, il a pointé l’arme sur ma jambe et a tiré dessus avec sa chevrotine.
Ce jour là , je ne croyais pas en Dieu, quand on me parlais de Dieu, je me battais ; Mon dieu c’était : l’argent, les femmes, les belles voitures, les mensonges…
Dans ma tête, j’étais un grand homme mais j’ai vu le ciel venir en bas et la terre en haut. Je n’avais pas encore compris ce qui m’arrivait, je souffrais et je sentais que j’allais perdre ma vie. Mon sang coulait comme un robinet, car la jambe était déjà coupée et quand tu perds ton sang, tu as un manque de souffle et tu peux pas vivre.
Les gens que je connaissais m’ont entouré et me demandaient ce qu’ils pouvaient faire pour moi. Mais moi inconscient, j’ai senti une force qui m’emportait car je n’avais plus beaucoup de souffle, je me suis mis à crier, et je savais que si je perdais a vie, ce jour je serais avec le diable, et dans ma souffrance je ne voulais pas le crier à l’aide. J’avais chaud, j’ai crier à Dieu pour qu’il puisse me sauver « Bondyé sauvé mwen » et tout à coup mon souffle est revenu, j’ai entendu une voix qui me disait « Toi, je t’arrache du séjour des morts, viens à moi » ! « Tel que tu es, fais de mi tes délices, je te donnerai ce que ton cœur désir ». J’avais jamais encore entendu ces mots parce que je ne lisais pas la bible. Je me suis attaché à cette parole, personne ne me le disait mais je l’entendais. J’ai cru tout de suite à ces paroles et la souffrance que je ressentais à disparue. J’ai entendu aussi par cette voix, « Bois l’Éternel ton Dieu qui t’a créé, je te donne la vie, viens à moi tel que tu es, avec toutes tes méchancetés, avec tous tes péchés, toutes tes malédictions, viens je vais te nettoyer. Ce jour là , Jésus m’a sauvé. Il m’a dit : Jeune homme, aujourd’hui, tu es on ami et c’est pour cela qu’aujourd’hui je témoigne son nom. « C’est ton sang qui m‘a lavé, qui m’a sauvé ».













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