Helena de Araujo est une femme brisée. L'air hagard, elle peine à comprendre la sentence que le tribunal de São Paulo vient de lui communiquer : la Fondation du bien-être du mineur (Febem) est condamnée à lui verser 100 000 reals (36 320 euros) pour la mort de son fils, Tiago. Elle tente de raconter son histoire, balbutie, gémit, s'arrête. Eloisa Machado, son avocate, prend le relais : « Tiago a été arrêté par la police en possession de drogue, il était dépendant. Il a été interné à la Febem le 14 avril 2004. » Helena reprend la parole : « Quand j'allais le visiter, mon fils se murait dans le silence, il ne voulait plus me voir, il ne sortait plus de sa cellule. » La suite, ici