NDLR: Nous devrions nous rappeler les paroles d'Oppenheimer juste après le bombardement de Hiroshima le 6 aout 1945 : « Nous venons de faire le travail du diable ».

Les chercheurs anglais veulent fabriquer des embryons à partir de cellules humaines et d'ovocytes de vache.



Un laboratoire de recherche en biotechnologie ressemble souvent à une cuisine des années 1950. Celui de Stephen Minger, au King's College de Londres, qui a beau se consacrer au domaine futuriste des thérapies cellulaires, ne déroge pas à la règle, avec ses placards rouges et jaunes, ses incubateurs pareils à des fours métallisés blancs et ses frigidaires à la peinture écaillée. Sur les plans de travail, des boîtes de pétri, des éprouvettes, des micro-scopes et des pipettes nous soufflent que l'alchimie locale n'a pas grand-chose à voir avec l'ancestral boeuf britannique bouilli aux petits pois. Ici, avec son équipe, une des meilleures au monde dans son domaine, Stephen, un colosse d'origine californienne - en atteste sa queue de cheval tressée -, s'est fixé comme objectif fou de créer des embryons hybrides homme-bovin - des cybrides - à partir d'une cellule humaine et d'un ovocyte de vache.

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