
La cour d'appel de Paris a examiné mardi une demande de dissolution de l'Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu victimes des sectes (Unadfi) et de son antenne du Nord/Pas-de-Calais, dont une association et des particuliers s'estiment victimes.
Le tribunal de grande instance de Paris avait débouté les demandeurs le 13 décembre 2005, et ceux-ci ont fait appel. La 1ère chambre de la cour d'appel rendra son arrêt le 22 mai.
L'association "Cap pour la liberté de conscience" et plusieurs particuliers estiment avoir été victimes de "délations" de la part de l'Unadfi et demandent la dissolution de cette association loi 1901, reconnue d'utilité publique depuis 1996.
Avocat d'un couple, membre du mouvement d'inspiration catholique Invitation à la vie (Ivi) et poursuivi en justice avant d'être relaxé pour "non assistance" à leur fils décédé d'un cancer, Me Jean-Marc Florand a présenté ses clients comme "des gens broyés judiciairement sur simple dénonciation de l'Unadfi".
"L'Unadfi ne peut toujours fuir ses responsabilités au moyen d'informations non vérifiées, de rapports qu'elle se fabrique sans contradicteur", a estimé Me Florand, selon lequel "ce mouvement porte atteinte aux lois de la République, à la liberté de conscience, de religion, de pensée".
"Vous n'avez pas devant vous des individus. Vous avez devant vous l'Eglise de scientologie, Ivi, Energie et créativité, tous mouvements d'inspiration sectaire", a répliqué Me Michel Tubiana, au nom de l'Unadfi.
"Ces gens ne supportent pas qu'on dise qui ils sont, ils souhaiteraient continuer de fonctionner dans l'obscurité. On vous demande de tuer le débat public", a estimé Me Tubiana qui a plaidé pour le rejet de la demande de dissolution.













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